
- Le chocolat - François
Le chocolat fait partie de notre vie quotidienne et sociale. Il aromatise le lait du petit-déjeuner des enfants, se fait l'accompagnement classique du pain de leur goûter, et l'on n'envisage pas les festivités de Pâques ou de Noël sans chocolats fourrés ou moulés... Les Français aiment le chocolat, mais n'en consomment que 4,6kg par an (6,6kg avec le chocolat en poudre et les pâtes à tartiner). C'est moins que les Suisses ou les Britanniques (plus de 10kg annuels), et même que les Allemands (9 kg). Nous le dégustons surtout en tablettes, fourré ou moulé, mais aussi dans les barres chocolatées et les poudres instantanées.
Les préférences des amateurs de chocolat
En France, c'est le chocolat noir qui est plébiscité, alors que la plupart des Européens préfèrent le chocolat au lait. Un choix revendiqué également par les quelque 150 membres du très sélectif Club des croqueurs de chocolats, qui organisent régulièrement des séances de dégustation comparative.
L'amateur privilégie en général le chocolat "noir noir", à plus de 55 ou 60% de cacao. Mais il peut aussi être grand fanatique du chocolat au lait ou truffé-noisettes !
Une gourmandise très calorique
Par nature, le chocolat est un aliment riche en sucre (environ 60g aux 100g) et en graisses (30 à 32g de lipides aux 100g, dont plus de la moitié est constituée d'acides gras saturés). Il est donc très calorique : 520kcal aux 100g..., soit une petite tablette! Pour une barre chocolatée, pesant entre 40 et 60g, l'apport moyen varie de 195 à 295kcal. Sous un faible volume, le chocolat et les barres chocolatées fournissent donc beaucoup d'énergie: une qualité appréciée dans les rations de survie ou pour certaines compétitions sportives, mais qui oblige à limiter la consommation de chocolat si l'on ne veut pas risquer la surcharge calorique dans l'alimentation! Heureusement, un gourmet digne de ce nom privilégie la qualité plus que la quantité, ce qui devrait réduire d'autant les risques d'excès.
Des vertus antidéprime ?
Manger du chocolat procure un grand plaisir gustatif. Mais, de plus, cet aliment provoquerait la libération des médiateurs cérébraux du plaisir, les endorphines. Certains de ses constituants, la sérotonine et la phényléthylamine, dont la composition est proche de celle des amphétamines, pourraient avoir des effets antianxiété, mais il serait quand même hasardeux d'en conclure que le chocolat est un aliment antidéprime... Néanmoins, c'est parce que sa consommation apporte satisfaction et réconfort qu'on peut parfois observer de véritables "chocomanies" chez des personnes en situation de stress!
Le chocolat présente par ailleurs l'intérêt d'offrir des quantités appréciables de magnésium (dont l'apport est parfois déficitaire dans l'alimentation actuelle). Ainsi, 30g de chocolat noir fournissent 10% de l'apport quotidien conseillé en magnésium. Cet aliment renferme aussi de petites quantités de protéines, et un peu de fer. Enfin, on lui reconnait des propriétés stimulantes et excitantes, grâce à la présence de théobromine et de caféine dans ses composants: 100g de chocolat noir en apportent pratiquement autant qu'un petit express.
A consommer sans abus
Comme tout aliment plaisir, le chocolat a été soupçonné de nombreux maux , entre autres celui de faire mal au foie, ce qui est parfaitement faux! Mais, comme il stimule fortement la sécrétion de la bile et les contractions de la vésicule biliaire, il n'est pas toujours très bien supporté par les personnes qui souffrent de calculs biliaires. De plus, il fait partie des aliments histamino-libérateurs et peut donc entraîner, chez des sujets prédisposés, des phénomènes d'intolérance ou des migraines. Bien entendu, son apport énergétique et ses teneurs élevées en sucre et en graisses sont à prendre en compte, surtout dans les régime hypocalorique. Et s'il n'est pas prouvé de façon formelle qu'il favorise l'acné, il est généralement déconseillé aux personnes qui en sont victimes. Mais ce sont là des situations assez particulières. Et le chocolat reste avant tout une gourmandise dont on peut se régaler sans crainte et sans remords... à condition de savoir rester raisonnable!
Les différents types de chocolat
Le "chocolat" (sans autre précision) est ce qu'on appelait autrefois le chocolat à croquer. Il renferme de 35 à 42% de cacao (dont au moins 18% de beurre de cacao). Le chocolat "supérieur" entre 43 et 48% de cacao, et le chocolat "noir" au moins 50%. Le chocolat de couverture est le plus riche en beurre de cacao (au moins 31%), tandis que le chocolat dit "de ménage" est le plus sucré (il peut contenir jusqu'à 70% de sucre). Enfin, sont aussi définis par la réglementation le chocolat au lait, le chocolat fourré, le chocolat aux noisettes, etc.
Il existe des chocolats spéciaux (en tablette ou en poudre), dits "sans sucre", dont le saccharose est remplacé par des polyols et de l'aspartam. Ils contiennent de 15 à 20% de calories en moins pour les tablettes et de 30 à 40% pour la poudre chocolatée. Les amateurs de chocolat qui surveillent leur ligne leur préfèrent, quitte à en consommer un peu moins, le chocolat en tablette extra-noir ; et pour aromatiser le lait, ils adoptent le cacao non sucré et ajoutent un édulcorant dans la tasse.
