
- Rencontre avec des enfants ghanéens - @ JBV
Faire le choix de «vacances utiles» sur la base du volontariat, c’est donner de son temps, et s’engager auprès de populations en difficulté dans une perspective humanitaire. Des voyages presque initiatiques, formateurs, qui changent la vie des participants.
Lassés de vos vacances classiques, formatées, et peut-être un peu individualistes ? Laissez-vous tenter par une expérience de tourisme solidaire : à la rencontre des populations locales, vous donnerez un sens différent à votre voyage. Au-delà de l’engagement personnel et de la découverte d’une autre culture, vous gagnerez la satisfaction d’apporter votre pierre à l’édifice d’une mission humanitaire, qu’elle s’applique aux domaines de l’enseignement, de l’éco-volontariat ou de l’encadrement sportif.
Nombreux sont désormais les organismes qui proposent cette nouvelle façon de voyager. Parmi eux, Projects Abroad, organisation internationale de volontariat, qui intervient dans 27 pays étrangers depuis près de 20 ans.
Les missions humanitaires : choisir en fonction de son projet personnel
L’organisation propose des dizaines de missions et de stages en Afrique, Asie, Amérique Latine et Europe de l’Est. Effectuées sur la base du volontariat et de la motivation, les missions peuvent aussi s’inscrire dans le cadre d’une formation professionnelle, d'un congé solidaire, de stages, et même de chantiers pour les jeunes adultes de 16/25 ans. L’engagement se fait sur la base d’un mois complet, les stages d’été ou chantiers de jeunes peuvent être réduits à deux semaines.
En Inde, les missions consisteront à venir en aide aux orphelins, aux enfants handicapés ou défavorisés, au cœur des orphelinats, centres d’accueil et ashrams du Tamil Nadu et du Kérala.
Au Sénégal, place au sport, comme le foot et le basket pour une intervention auprès d’enfants en situation difficile.
Au Mexique, les missions sont axées autour de l’enseignement de l’anglais : à Guadalajara, écoles et universités manquent cruellement de professeurs.
En Mongolie, immersion dans une famille de nomades pour découvrir la culture mongole. Au Pérou, restauration d’un site archéologique sur les ruines d’un village inca récemment découvert. Au Népal, stage de médecine et de kinésithérapie ; stage de journalisme au Cambodge ; stage en droits de l’homme au Ghana…
Une multiplicité de projets qui permettent d’acquérir une expérience professionnelle, et de partager ses compétences. Une aventure inoubliable, qu’elle s’inscrive aussi - pourquoi pas - dans le cadre d’une «parenthèse utile», la fameuse «Gap Year» des Scandinaves et Anglo-Saxons, d’un congé sabbatique ou d’une retraite active.
S’engager auprès de populations défavorisées : une démarche personnelle
Au-delà de l’aide apportée aux populations, le développement personnel fait partie intégrante de la démarche. Il s’agira de gérer des situations et des difficultés totalement nouvelles, dans un milieu inconnu. Un bon moyen de se découvrir ou se redécouvrir, d’acquérir plus d’indépendance et de maturité, de recentrer ses valeurs.
L’hébergement se fait dans des familles d’accueil, ce qui garantit une véritable immersion culturelle, dans le respect mutuel et le partage des valeurs et coutumes des hôtes.
Pour les jeunes, souvent indécis quant à leur orientation professionnelle, l’expérience humanitaire permettra d’affiner un choix futur en testant un domaine professionnel (sport, journalisme, médecine…) et d’enrichir leur culture personnelle en combinant travail sur le terrain, activités, soirées et excursions. Des cours de langues sont même proposés localement, et les adultes volontaires peuvent aussi en bénéficier dans le cadre des programmes auxquels ils collaborent.
Mission volontaire au Ghana, expérience vécue
Jean-Baptiste, 19 ans, a participé pour la première fois à une mission humanitaire de deux semaines l’été dernier au Ghana, dans le village d'Akuapem Hills, situé à une centaine de kilomètres d’Accra, la capitale.
Son travail sur place : participer à la restauration de bâtiments à la chaux et au mortier, repeindre une école, intervenir auprès des enfants à travers des activités sportives et ludiques, et prendre part à la vie communautaire de l’équipe de volontaires multi-nationalités, notamment à travers la préparation collective des repas.
Hébergé en bungalow individuel de terre battue, sans électricité ni eau courante, il s’est immergé naturellement et simplement dans un milieu aux antipodes de sa vie parisienne.
Très impressionné par la simplicité et la chaleur de cette vie collective, il confirme être rentré avec un «autre regard» et envisage de partir à nouveau :
«Cette expérience de vacances est sans aucun doute la meilleure de toute ma vie. J’ai particulièrement apprécié de côtoyer d’autres jeunes en provenance du Canada, des Etats-Unis, de Belgique, d'Italie, et d’œuvrer en communauté dans une démarche de partage. Les points forts qui m’ont le plus marqué : la facilité et la simplicité des contacts humains, le respect des engagements, les soirées autour du feu à danser ensemble en toute convivialité au son du tam-tam… une ambiance chaleureuse et unique, qui est pour moi très proche d'un idéal de vie».
