Daniel Goleman, psychologue de formation, est le premier à avoir popularisé la notion de "quotient émotionnel". Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Ses recherches auprès de managers ont dévoilé que les réelles raisons d’une réussite professionnelle découlent de nos aptitudes émotionnelles et non pas uniquement de notre intelligence cognitive (QI). Par exemple, le meilleur diplôme, sans compétences émotionnelles, ne garantit pas systématiquement une aptitude.

Les compétences recherchées dans le monde du travail

Selon cet auteur, les habiletés essentielles au travail sont :

  • La maîtrise et la confiance en soi,
  • L’empathie et les relations interpersonnelles
  • L'automotivation
D. Goleman a en effet défini l’intelligence émotionnelle ainsi : "... la capacité de percevoir ses propres émotions et de les contrôler, de détecter les émotions d'autrui, la faculté de s'automotiver et d'entretenir des relations harmonieuses et fructueuses avec les autres. L'intelligence sociale est autant, sinon plus, essentielle dans la vie que les aptitudes mathématiques et linguistiques propres à la réussite scolaire".

Les tests de recrutement, préalables à l'entretien d'embauche

Le plus souvent, il est réalisé dans le cadre d'un recrutement ou au cours de la vie professionnelle pour déterminer l’employabilité d’un salarié. Selon le type de poste, l’entreprise cherchera à déceler les aptitudes de travail de groupe (coopération ou collaboration), de leadership, de résistance au stress, etc. L’employeur analysera la manière dont une personne interagit avec les autres ; notamment au niveau de son adaptabilité et de sa gestion des situations.

Les compétences requises, testées par les employeurs: l'adaptation au changement, l'initiative

De plus, certains aspects du concept sont primordiaux dans une société en perpétuelle mouvance. Par exemple, si l’on prend en compte l’extraordinaire évolution technologique au cœur de nombreux métiers, il en ressort des capacités essentielles :

  • L’adaptabilité,
  • Le sens de l’initiative
Pour certains, la résistance au changement sera un facteur rédhibitoire dans une candidature ou même dans l’employabilité d’une personne.

Un outil de management : le questionnaire BarOn EQ-i

Mis au point par Reuvan Bar-On, ce questionnaire permet de calculer le quotient émotionnel selon 15 dimensions essentielles de l’intelligence émotionnelle. Il est tout autant utilisé en formation, bilan, audit coaching individuel et collectif qu’en recrutement.

Ces quinze dimensions ont été regroupées en cinq échelles :

  • Intrapersonnelle reprenant : la conscience de ses propres émotions, l’affirmation, la considération, la réalisation de soi et l’indépendance.
  • Interpersonnelle qui comprend : l’empathie, les relations interpersonnelles, la responsabilité sociale.
  • Adaptabilité : la capacité à résoudre les problèmes, l’épreuve de la réalité, la flexibilité.
  • Gestion du stress : la tolérance au stress et le contrôle des impulsions.
  • Humeur générale : joie de vivre et optimisme

133 questions pour tester votre quotient émotionnel (intelligence émotionnelle)

Au total, ce questionnaire qui fait référence dans son concept, rassemble 133 items et aboutit à un quotient émotionnel global, fractionné en cinq échelles et quinze composantes.

Fort heureusement le quotient émotionnel évolue tout au long de la vie, contrairement au QI qui terminerait sa course à l’adolescence. Il est donc possible de développer ses capacités d'intelligence sociale en travaillant sur ses composantes. Dans une société faite d’exigences, de pressions environnementales, de situations complexes et inédites, c’est plutôt rassurant !

Tests gratuits:

Testez votre quotient émotionnel – http://www.management.fr/contenu_editorial/pages/outils/tests/qe/test_QE.php (gratuit)

Grille de validation des compétences émotionnelles http://www.focusrh.com/article.php3?id_article=437 (gratuit)

Sources:

L’intelligence émotionnelle Tome 1 et 2 – Daniel Goleman

Mesurer l’intelligence émotionnelle, Virginie Richoux, Actualité de la formation permanente n° 186, octobre 2003, centre Inffo.