Puzzle Quest : Galactrix sur Nintendo DS

Espace, frontière de l'infini... et des puzzles !

La saga mêlant réflexion et RPG reprend du service s'embarquant cette fois dans les profondeurs glaciales de l'espace...

Après le succès aussi inattendu qu'éclatant de Puzzle Quest : Challenge of the Warlords, Infinite Interactive et D3Publisher décidèrent de poursuivre l'aventure avec Puzzle Quest : Galactrix.

Des bases maintenant connues

Le principe de Galactrix est le même que celui de Challenge of the Warlords : par l'intermédiaire de séquences de puzzle, il faut progresser dans un jeu d'aventure. Cependant, le développeur ne pouvait produire une copie carbone de Challenge of the Warlords, il fallait innover un minimum.

Un minimum, tel est bien le terme. En effet, peu de choses changent dans Galactrix par rapport à son prédécesseur. L'histoire tout d'abord : exit le Médiéval fantastique, les orcs et le zombies, place à l'espace, aux extra-terrestres et au vaisseaux de combat ! Mais ne nous leurrons pas : le scénario reste assez anecdotique, bien que pas désagréable à suivre.

Quelques variantes tout de même

Quelques évolutions aussi sur la technique de jeu : on n'est plus confronté à un plateau de jeu où les boules colorées à assembler tombent du haut mais à un espace de jeu hexagonal où la manière dont vous déplacez les pièces influe sur la direction d'où proviendront les pièces suivantes. En effet, les pièces sont maintenant hexagonales et ont donc 6 possibilités de déplacement. Cette nouvelle technique est sans doute l'élément le plus déroutant de Galactrix pour les vieux routards de Challenge of the Warlords ; elle demande un petit temps d'adaptation mais il est vrai qu'elle augmente les possibilités tactiques.

Pour le reste, c'est une simple transposition de Challenge of the Warlords : les sorts à lancer sont remplacés par des composants de votre vaisseau (lasers, robots de réparation, boucliers...) ; les montures par les nouveaux vaisseaux à acquérir au fur et à mesure du jeu. On élimine toujours les pièces en les regroupant par trois au moins et ici les pièces numérotées tiennent lieu de crânes dans Challenge of the Warlords : les éliminer inflige des dégâts directs à l'adversaire, le montant étant la somme des chiffres inscrits sur les tuiles, pondérée par la compétence en combat du joueur.

Loin de la perfection

Malgré son scénario convenu, Galactrix offre un challenge important et une durée de vie longue. La possibilité d'amélioration de son vaisseau par la découverte de plans et la récolte sur les astéroïdes des matériaux nécessaires donne lieu à des mini-jeux qui viennent varier le gameplay, comme cela était le cas pour le dressage de montures ou la recherche de sorts dans Challenge of the Warlord.

Cependant, Galactrix souffre de certains défauts qui viennent ternir le tableau. Un des plus gênants est sans doute la relative « mollesse » des contrôles. Le jeu n'a pas le dynamisme de son prédécesseur et on dirait que l'apesanteur de l'espace afflige aussi la programmation du jeu ! Les combats sont relativement lents, mais surtout le jeu souffre de temps de chargement aussi nombreux qu'incompréhensibles ! On va dans l'inventaire, hop, chargement. On va sur le tableau des compagnons, hop chargement. On veut revenir à l'écran de jeu principal, hop, chargement ! Si cela pourrait être compréhensible sur DVD ou Blu-ray pour un jeu utilisant pleinement la 3D, c'est totalement inadmissible pour un jeu en 2D sur cartouche ! De fait, le rythme du jeu est constamment brisé par ces chargements et on n'éprouve pas l'envie de faire « un dernier combat avant d'aller se coucher, oh, aller, encore deux et c'est bon » qu'on avait dans Challenge of the Warlords.

Un plaisir de jeu pas toujours au rendez-vous

D'autant que cette mollesse générale du jeu a un réel impact sur son déroulement : pour changer de système solaire, il faut pirater des « portes galactiques », c'est-à-dire atteindre un certain objectif de destruction de tuiles au cours d'un mini jeu en solo ; problème, ces épreuves sont en temps limité et le décompte du temps ne s'arrête jamais ! Si vous vous lancez dans une série d'enchaînements d'élimination de tuiles, bien souvent vous regarderez, impuissant, le temps défiler et condamner votre tentative à l'échec... Si ce problème a été réglé par les développeurs sur les version Xbox360 et PS3 par le biais de patchs, il n'en est pas de même sur DS, malheureusement.

De manière plus triviale, on peut reprocher une trop grande froideur des graphismes ; mais après tout on est dans l'espace et il n'y fait pas particulièrement chaud... Plus gênante est la relative petitesse de la police de caractère employée. Si elle ne doit poser aucun problème de lecture sur un écran de télévision, ce n'est pas tout à fait le cas sur DS. Plus grave, la traduction française souffre d'une quantité de fautes assez invraisemblable et assez inadmissible. Il serait bon que les traducteurs se relisent ou emploient des correcteurs...

Malgré ces (gros) défauts, le jeu reste intéressant ; à vous de voir maintenant si vous pourrez les surmonter pour poursuivre l'aventure dans les tréfonds de l'espace. En attendant, vous pouvez toujours visiter le site officiel pour vous faire une idée.

photo Xavier Gillard, photo personnelle

Xavier Gillard - Docteur en Histoire Médiévale, je vis au Japon depuis quelque temps, où j'enseigne le Français. Fan de BD ...

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