Les accidents domestiques ont des causes nombreuses et variées. Ils engendrent des dommages aussi bien matériels que corporels pouvant allant jusqu’à une extrême gravité. Il serait faux de penser que l’intérieur du logis, le jardin, le garage, le grenier, l’atelier sont des endroits moins dangereux que la route ou la rue.

Les facteurs de risque

Ils sont liés aussi bien au comportement des individus qu’au matériel équipant la maison et ses annexes.

Certaines personnes sont obsédées par la sécurité, tandis que d’autres semblent négliger totalement l’existence de risques dans leur environnement. Mais sans aller jusqu’à ces extrêmes, la plupart des gens prennent des "risques calculés" tels qu’interruption de la surveillance, utilisation détournée d’un appareil ou respect incomplet des procédures de sécurité. Or, ces risques soi-disant "calculés" ne le sont pas si bien que ça.

Quant à l’équipement, il est parfois trop vétuste, comporte des menaces propres (certains appareils sont dangereux par nature, notamment un grand nombre d’outils électriques de bricolage) ou inadaptés aux normes de sécurité. Difficile à croire, mais aujourd’hui encore, on répertorie des accidents dus à des fils électriques dénudés ou des plaques chauffantes non protégées.

Le dernier facteur est tout simplement la malchance. On l’évoque rarement, mais il est incontestable que certains accidents arrivent dans des situations qui avaient été vécues sans problème à maintes reprises.

Les facteurs favorisants

  • Le lieu : les accidents peuvent survenir dans tous les lieux de la maison et de ses abords, mais deux sur dix se produisent dans la salle de bains, et sept sur dix dans la cuisine. C’est donc la pièce à sécuriser en priorité.
  • Les changements de circonstances : nouveau domicile dont on connaît moins bien les particularités, difficultés personnelles engendrant un manque de concentration, toute modification qui nous affecte est propice à la survenue d’un accident par manque de vigilance.
  • L’âge : les enfants et les personnes âgées sont les plus concernés. L’enfant par innocence et inconscience du danger, la personne âgée par difficulté à maîtriser son environnement (voir prévention des chutes chez la personne âgée).
  • L’heure : les statiques montrent que, surtout chez l’enfant, les accidents ont lieu dans l’heure qui précède les repas. On note également une augmentation des risques le mercredi ou le dimanche matin, non seulement par leur présence (ils ne sont pas à l’école) mais aussi par une surveillance moindre exercée sur leur activité.

Comment empêcher les accidents ?

Beaucoup sont évitables si l’on sait prendre des mesures pour la qualité et l’entretien de l’équipement. Souvent le bon sens permet de déjouer les pièges qui nous entourent. C’est la sécurité passive :

  • Installer un pare-feu devant la cheminée, une grille de protection devant les plaques électriques, des caches sur les prises électriques etc…
  • Ranger en hauteur, sous clef ou en utilisant des dispositifs empêchant l’ouverture des portes de placard aux jeunes enfants, tous les produits toxiques, qu’ils soient ménagers ou pharmaceutiques.
  • Veiller au bon état du circuit électrique, recoller une moquette détériorée (risques de chute), refixer une rampe d’escalier branlante, etc.
  • S’équiper d’un petit extincteur pour la cuisine.
La sécurité active, elle, s’appuie sur deux axes principaux :

  • L’éducation : enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, les risques et les bonnes attitudes de sécurité, en gardant en mémoire qu’en matière de danger, il n’est pas interdit d’interdire. Différentes méthodes existent pour ce faire en fonction de l’âge de l’enfant et de ses capacités de compréhension. Ces consignes peuvent être présentées comme des jeux, comme sur ce site ludique et éducatif à la fois.
  • Le comportement individuel : ordre, rangement et respect scrupuleux des règles d’utilisation des équipements et matériels auront des conséquences positives. Un peu d’altruisme aussi, afin de faciliter la vie des plus jeunes et des plus anciens, en minimisant les risques pour eux qui sont aussi les plus vulnérables.

Les premiers gestes en cas d’accident

Réagir dès que l’événement se produit permet souvent de transformer l’accident en simple incident. Encore faut-il ne pas se laisser envahir par la panique. Un début d’incendie dans la cuisine sera vite jugulé alors que 3 ou 4 minutes plus tard, ce sera beaucoup plus difficile et périlleux. De même qu’une fuite de gaz sera résolue par l’ouverture immédiate des portes et fenêtres, à condition de ne pas allumer de lampe. Vous vous épargnerez ainsi à la fois l’asphyxie et l’explosion.

En conclusion, faites preuve de bon sens, de vigilance et ne considérez jamais que "cela n’arrive qu’aux autres" lorsque vous négligez une règle de sécurité.

Vous trouverez de nombreuses informations utiles dans prévention des accidents domestiques ainsi que dans le traitement des brûlures.