Jamais les médias n'ont autant parlé des produits d'épargne que durant les mois passés. Plusieurs éléments justifient cet engouement des journalistes pour ces sujets. On pense notamment au contexte économique morose, mais aussi aux promesses de François Hollande quant au principal produit d'épargne en France. Pour ce qui est du premier point, les Français cherchent à épargner de plus en plus afin de se constituer un capital de précaution. En ce qui concerne le second point, les attentes se font de plus en plus sentir quant à la mise en application des promesses lors de la campagne présidentielle.

La médiatisation des journalistes

Tous les jours depuis le début du mois de mai dernier, il y a forcément un article dans la presse relatif au Livret A et à quelques autres placements comme le Livret Jeune ou le LDD. Pour ce qui est du Livret A, on sait qu'il y a la problématique du lobbying bancaire qui a été soulevée à la fin du mois de mai dernier. Depuis, il y a régulièrement des nouveaux sujets autour de ce produit comme la taxation des intérêts, le paiement de cotisations sociales sur les gains générés, le maintien du taux en vigueur à 2,25%, ou encore la future date de mise en application du plafond promis par François Hollande.

Le succès grandissant des livrets d'épargne réglementés

Depuis l'annonce de François Hollande du doublement du plafond pour le Livret A à 30 600 euros et de 12 000 euros pour le LDD, les livret d'épargne réglementés (au taux fixé par le gouvernement), connaissent un succès grandissant. De façon naturelle, les épargnants cherchent depuis quelques mois, à déplacer leur épargne vers ces supports défiscalisés afin de ne plus payer d'impôts sur les intérêts récupérés chaque année.

Un produit dont personne ne parle

Malgré ce succès important des placements réglementés, il y a un produit qui échappe à la règle de la médiatisation, c'est le Livret d'épargne Populaire également connu sous le nom LEP. Cette solution de placement n'a cessé d'attirer des capitaux durant les dernières années puisqu'elle affiche des conditions très intéressantes par rapport à la concurrence. Le plafond de dépôt fixé à 7 700 euros suffit amplement aux besoins de la cible, et le taux du LEP connaît une majoration de 0,5 point par rapport au taux du Livret A. En ce moment, ce dernier se situe à 2,75%, ce qui est donc supérieur au niveau de l'inflation.

Les raisons ne la non médiatisation

Ni le gouvernement, ni aucune organisation n'évoquent le sujet du LEP pour la simple et bonne raison qu'il s'agit d'un produit destiné aux personnes disposant de faibles revenus. Pour rappel, l'accès à ce placement est conditionné puisque seuls les ménages payants moins de 769 euros d'impôts (au titre de l'année 2012) ont l'autorisation de souscrire à ce produit. A l'origine, cette solution d'épargne a été créée dans le but d'encourager les ménages peu aisés à sécuriser leur pouvoir d'achat. Imposer fiscalement les intérêts de ce placement (comme c'est déjà l'éventualité pour le Livret A) reviendrait à une contradiction qui ne serait pas du tout acceptée par les ménages.