La pollution sonore est une forme de pollution, c’est-à-dire la dégradation d’un milieu par l’introduction d’un polluant qui rend l’environnement malsain par le biais d’un agent, en l’occurrence sonore.

Trop de bruit ! On appelle bruit toute sensation auditive désagréable et gênante. Un bruit est d’autant plus dangereux pour l’oreille interne qu'il est intense, aigu, intermittent et long.

L’intensité du bruit se mesure en décibels (dB). C’est à partir de 85 dB que les atteintes définitives de l’audition peuvent se produire. Quant aux fréquences (aiguës et graves) elles sont mesurées en hertz (Hz). Du traumatisme à l’éblouissement sonore, les cinq sens de l’être humain, dont l’audition, rappellent notre fragilité et notre capacité créatrice et émotionnelle.

Des conséquences parfaitement néfastes

Ces nuisances sonores peuvent avoir des conséquences de toutes sortes sur la personne humaine. Légères ou graves, elles sont la représentation du caractère dangereux de cette forme de pollution. La qualité de vie peut en souffrir sérieusement. Rappelez-vous que les plaintes pour nuisances sonores sont innombrables, elles peuvent gravement perturber également la faune ou un écosystème.

Combien d’immeubles où il n’y a pas eu une fois une plainte pour tapage nocturne ou une fête qui s’amplifie ? Les aéroports, les autoroutes et chemins de fer sont les prédateurs du sommeil réparateur. Installez-vous à proximité d’une piste de décollage : bon courage ! Et pourtant, bien des habitants y résident alentour.

Et des cloches qui sonnent toutes les heures et toute la nuit…

Nous arrivons, en effet, droit au but : le stress, les troubles psychologiques et la fatigue sont des conséquences notoires de l’excès de bruit, mesuré par le nombre de décibels. Pires encore, mais non moins fréquentes, la perte auditive et l’hypertension artérielle. Notamment en milieux professionnels exposés, ces conséquences médicales peuvent être très sérieuses : nous touchons là directement à la surdité. La pollution sonore, au même titre que l’air, s’intègre dans le développement durable, il est important de prendre pleinement conscience de ce phénomène.

Protection auditive

Les industriels l’on bien compris, toute une gamme de produits sont à disposition du public, afin de protéger le conduit interne de l’oreille et les cellules qui vont avec.

Bien que la loi protège et punisse, la population au travail et en milieu avéré bruyant peut prévenir les phénomènes dangereux et les lésions auditives. Tout un arsenal existe, tel que les bouchons, oreillettes, embout sommeil, boules de cire, casques et filtres électroniques…Il s’agit de protections contre les agressions sonores.

Antibruit universel, atténuation sur mesure pour mélomanes, chasseurs, musiciens, ouvriers, ou pour dormir tout simplement, sans oublier les pathologies interdisant le contact de l’eau dans le conduit de l'oreille. Voilà de quoi remonter le moral à notre bien-être auditif.

Mais le bien-être de l’oreille, cela n’est pas seulement se boucher les oreilles, c’est aussi reconnaître le son et lui rendre toute sa place dans la panoplie des cinq sens. L’énergie acoustique perçue par notre système auditif est la clé d’une bonne énergie ou non, en fonction de l’exposition donnée et du type de son. Imaginez le chant du coucou dans la forêt, puis le marteau piqueur sur le trottoir, le choc est de taille… Le son, c'est aussi une source de joie intense : une émotion !

La semaine nationale du son

Pour être toujours plus audible dans la rue, en voiture, à l’autre bout de l’appartement, pour toujours émerger du bruit : c’est la course vers la saturation sonore jusque dans nos instants de respiration. Car on s’habitue à tout, enfin presque : la maîtrise des nuances et des subtilités nous échappe, la poétique aussi, et l’on s’habitue à parler fort, à jouer fort, toujours plus fort. Et ce bruit de fond dans les villes, qui masque les petits bruits discrets et subtils...

L’association de la "Semaine du son" a pour but d’initier le public à une meilleure connaissance des sons et à sensibiliser tous les acteurs de la société à l’importance de la qualité sonore, qui doit être préservée et, dans bien des cas, restaurée. Le son chez soi, l'audition au travail, la création sonore, les voix, écouter... un programme exhaustif !

Depuis 2004 a lieu chaque année, au mois de janvier, cette semaine de manifestations sur les problématiques liées au son selon une approche transversale : culturelle, médicale, industrielle, pédagogique… Elle constitue un réseau national et international de professionnels de tous les secteurs du son. Vers l’écologie sonore, dès le 18 janvier cette année ! La semaine du son est, à ce jour, déjà programmée en janvier 2011 partout en France. Car le son, c'est aussi bon pour la santé !

Alors, à vos agendas !

Liens utiles :

Bruit.fr, le centre d'information et de documentation sur le bruit

et

www.ecologie.gouv.fr (mot clé : bruit)