L’alimentation d’une personne âgée atteinte de diabète (type insulinodépendant ou non insulinodépendant) a pour but de participer à la régulation de la glycémie, sans être trop stricte pour éviter les risques de dénutrition et pour conserver le plaisir du palais.

Quelques questions-réponses

  • Quand la personne âgée diabétique sous insuline doit-elle prendre ses repas ? Après les injections, en se référant au temps d’action de l’insuline injectée.
  • Pourquoi veiller à la prise régulière des repas ? Pour ne pas risquer l’hypoglycémie. En cas d’insuline à action prolongée (encore active trois heures après l’injection), prendre une collation pour éviter l’hypoglycémie (à 10 h, à 22 h, par exemple). Dans l’après-midi, l’insuline est souvent peu active. Prévoir un goûter léger.
  • Comment optimiser l’équilibre glycémique ? En évitant de faire trop varier les doses d’insuline d’un jour à l’autre.
  • Les édulcorants ont-ils un intérêt pour la personne âgée diabétique ? Les édulcorants ne font pas monter la glycémie, et ils procurent l’agréable sensation du goût sucré. Néanmoins, dans le cadre du déjeuner ou du dîner, un dessert légèrement sucré peut être proposé à la personne âgée en accord avec son médecin traitant.
  • Jusqu’où doit aller la prise en charge du diabète ? Dans le cas d’une personne âgée, le régime diabétique sera le plus souvent limité à un régime sans sucre. Sauf prescription médicale, le contrôle des graisses n’est pas une priorité pour la personne âgée.

Quelques conseils pratiques

  • Les laitages
Tous les laitages ou entremets édulcorés pourront être servis.

Sont déconseillés, au quotidien, les aliments à base de laitage suivants :

- lait sucré ou concentré sucré ;

- yaourts et laitages sucrés ;

- flans et entremets sucrés ;

- glaces au lait sucrées, en particulier en prise isolée d’un repas.

  • Les glucides
Proposer, à chacun des deux repas principaux (déjeuner et dîner), des glucides lents ou complexes, et des sucres simples ou rapides. Il est nécessaire de prévoir un plat à base de légumes ou de fruits, et un plat à base de féculents, pour chacun des deux repas principaux.

Ce double accompagnement de légumes ou de fruits et de féculents peut être proposé :

- soit, autour du plat principal de viande, poisson ou œuf ;

- soit, sous forme d’entrée ou de dessert édulcoré à base de féculents ou céréales, quand l’accompagnement du plat principal est un légume ;

- soit, sous forme d’entrée de légumes crus ou cuits, ou de dessert de fruit cru ou cuit, quand l’accompagnement du plat principal est à base de féculents ou de céréales.

On enlève des préparations : le sucre, le miel, la confiture, la gelée et les produits sucrés.

Tous les entremets et desserts ne passant pas au four pourront être édulcorés avec un édulcorant de table, les pâtisseries pourront, selon le cas, être sans sucre ajouté ou édulcorées avec un édulcorant pour préparations à cuire.

Les produits sucrés seront réservés aux hypoglycémies. Ils seront alors consommés avec des glucides lents : par exemple, biscotte et confiture, en cas d’hypoglycémie.

  • Les fruits
Les fruits frais ou cuits sans adjonction de sucre sont autorisés, à raison d’un fruit ou d'une portion de fruit par repas.

Sont déconseillés au quotidien les aliments à base de fruits suivants :

- fruits au sirop ou à l’alcool ;

- fruits cuits sucrés ;

- jus de fruits sucrés ;

- fruits confits ;

- fruits secs consommés en l’état ou au sirop.

  • Les boissons
Les sirops sont à éviter, les eaux gélifiées seront édulcorées.

Le chocolat au lait n’est pas conseillé, mais du cacao non sucré, de type Van Houten ou Poulain sans sucre, peut être utilisé et édulcoré, pour le plaisir des convives.

Quelques astuces

  • La tarte aux fruits sans sucre ajouté
Pour réaliser une tarte sans sucre, préparer la pâte sans sucre (pas de pâte sablée).

Poser les fruits crus ou cuits sur un lit de purée de fruits sans sucre qui donnera de l'onctuosité et de la saveur à la tarte.Utilisation d’édulcorant pour la pâtisserie (utiliser un édulcorant convenant à la cuisson).

  • Entremets céréaliers édulcorés, de type riz ou semoule au lait : un édulcorant de table convient s’il est rajouté à la préparation en fin de cuisson.