Amélie Nothomb, écrivaine Belge, née le 13 août 1967, est issue d’une famille aisée dont le père est ambassadeur. De ce fait, elle voyage beaucoup.

Née au Japon, elle garde un attachement à ce Pays et à sa culture qui se ressent dans ses écrits.

Les romans qui ont fait son succès :

  • " Hygiène de l’assassin ", en 1992 (en version manuscrite ICI),
  • "Stupeur et tremblements", en 1999, qui obtient le grand prix de l’Académie française.
Boulimique d’écriture, elle écrit un roman par an.

Avec Péplum, elle arrive à nous déconcerter, nous énerver, mais peut-être est-ce le but recherché ? Que nous soyons, à la fin, aussi excédés que Celsius, être au coefficient intellectuel très supérieur à la normale et que nous nous prenions, de ce fait, pour des génies ?

Amélie nous laisse penser que nous la dépassons et qu’elle peut être médiocre aussi, même si son livre est truffé de références littéraires, mais utilisées de telle façon que l’on vient à se demander, parfois, si elles servent ou desservent le roman.

Lequel des deux abuse du sophisme ? Elle ou son interlocuteur ? Qui cherche à nous mettre à bout ? Pour son plus grand plaisir, elle y arrive.

Histoire de Péplum

Ce roman est conçu comme un récit autobiographique dans lequel Amélie se retrouverait propulsée du XXème au XXVIème siècle sans raison apparente.

Mais c’est face au discours de Celsius, qui lui apprend qu’elle a prononcé des paroles interdites, qu’elle comprend qu’une simple supposition tirée de son imagination fertile, a pu la conduire en ce lieu.

En effet, Pompéi, détruite en 79 après Jésus Christ, l’a-t-elle été du fait du hasard ? Le volcan du Vésuve est-il responsable ?

Sa présence en cette salle "d’examen" face à son "examinateur" laisse à penser le contraire.

Ce dernier la juge, tant physiquement qu’intellectuellement, ne lui épargne aucune remarque. Son coefficient de betterave la rend nuisible à la société, une société dans laquelle il n’y a plus de Pays, dans laquelle l’énergie doit être extrêmement régulée sous peine de pénurie et gouvernée par un Tyran. Ce modèle de société serait considéré au XXVIème siècle comme étant le plus viable.

Humour d’Amélie Nothomb

On retrouve le cynisme d’Amélie, son humour impitoyable.

Elle fait semblant de se prendre au sérieux dans ce discours sans fin dans lequel elle cherche à avoir le dernier mot.

On constate la rivalité des deux êtres en présence face à :

  • Une idéologie différente,
  • Une culture avec des références pas toujours identiques.
Chacun tente de défendre son époque, ce qu’il en est ou en a été.

Une joute oratoire qui semble ne mener nulle part mais qui soulève pourtant bien des sujets.

Avis sur d’autres livres d’Amélie Nothomb

Antéchrista

Acide Sulfurique

Stupeur et tremblements

Ni d’Eve ni d’Adam

Attentat