Robes blanches, souliers vernis et aubes immaculées sont inscrits au souvenir des communions d'antan, toujours prétextes aux réunions de famille, au rôle actif des parrains et marraines, au recueillement collectif, à la remise de cadeaux ciblés -et symboliques d'un cap franchi dans le développement spirituel- et à la traditionnelle pièce montée.

Alors qu'avec la venue des beaux jours revient le temps des communions, qu'en est-il aujourd'hui des traditions liées à ces étapes importantes de l'apprentissage de la foi dans la religion catholique? Communion privée, communion solennelle, quelle différence? Enfin, comment organiser cette journée, quel est le rôle à tenir pour chacun, quels sont les usages et quels cadeaux prévoir ?

Quelle différence entre communion privée et communion solennelle ?

La communion marque le passage à l'âge de raison. Pour la première fois, le jeune enfant reçoit l'Eucharistie.

C'est le pape Pie X qui en 1910 a abaissé l'âge auquel l'enfant pouvait communier pour la première fois. Auparavant, une seule cérémonie marquait ce passage à l'âge adulte, vers 12-14 ans. A partir de cette période, il a été d'usage d'organiser deux cérémonies: l'une vers l'âge de sept ans, l'autre vers l'âge de 12 ans, la première étant communément appelée "communion privée", la seconde "communion solennelle".

Depuis une trentaine d'années, la "première communion - profession de foi" a réuni ces deux cérémonies en une célébration unique, effectuée vers l'âge de neuf ans, après une préparation d'environ deux ans dispensée par la catéchèse.

En faisant sa communion, l'enfant affirme sa foi en l'Eglise et renouvelle les voeux d'un baptême qu'il n'a, dans la plupart des cas, pas choisi en conscience, ses parents ayant fait ce choix pour lui au tout début de sa vie.

La cérémonie est très simple: les enfants sont rassemblés aux premiers rangs du choeur. Ils tiennent en main un cierge ou lumignon. Ils communient en premier, et sont souvent réunis à l'issue de la communion autour de l'autel. Parrains et marraines peuvent accompagner l'enfant en se tenant à ses côtés lorsqu'il entre dans l'église.

Lors des communions solennelles d'autrefois, on portait une aube immaculée. Cette tradition n'a pas complètement disparu. Dans le cas où l'aube ne serait pas obligatoire, l'enfant pourra porter un vêtement blanc, symbole de pureté.

Le rôle des parrains et marraines

En acceptant ce rôle, souvent avant la naissance de l'enfant, les parrains et marraines ont pris un double engagement: accompagner l'enfant dans l'apprentissage de sa foi chrétienne, et prendre le relais des parents en cas d'accident de la vie.

Si bien sûr, les circonstances ne permettent pas toujours, et c'est heureux, de jouer ce rôle, la place du parrain et de la marraine n'est pas négligeable en ce qu'elle peut apporter à l'enfant tous les avantages d'une relation privilégiée avec deux personnes adultes autres que ses parents. Souvent le parrain ou la marraine qui saura nouer cette relation de confiance deviendra le confident... et parfois un médiateur lors d'un conflit avec les parents... ou tout simplement un ami.

Lors de la communion, parrains et marraines sont présents mais pas forcément actifs.

Il est d'usage qu'ils offrent un cadeau à leur filleul(e), cadeau à connotation religieuse: une icône, un chapelet, un crucifix, une médaille... autrefois, lors de la communion solennelle, on offrait à l'enfant sa première montre. Cet usage n'a pas complètement disparu et certains y demeurent attachés. L'enfant peut accompagner son parrain ou sa marraine pour le choix de son cadeau: il s'agit d'un symbole important car ce cadeau de communion se garde en principe toute la vie.

Organiser une communion: les préparatifs

La communion d'un enfant est très souvent prétexte à une réunion de famille. Il est d'usage d'envoyer des invitations en précisant la date, l'adresse de l'église, et toutes informations sur le repas éventuel qui suivra. A la maison, au restaurant... les deux solutions se pratiquent. Finis les repas de communion qui prenaient des heures à table. Les tendances d'aujourd'hui sont à la décontraction. Buffet déjeunatoire, traiteur, apéro dînatoire... la forme a moins d'importance que le fond: un rassemblement chaleureux autour de l'enfant, l'occasion de se retrouver, la présence des parrain et marraine, des amis...

Le choix des cadeaux reste à l'appréciation de chacun. En dehors des parrain et marraine, on peut choisir de demeurer dans la tradition religieuse et d'offrir ce que ces derniers n'auront pas offert. Le choix est vaste: statuette de la vierge, missel, Bible, icône, portrait du Saint patron dont l'enfant porte le prénom, croix à porter au cou, chapelet en bois ou en nacre...

Si vous souhaitez faire autre chose, par conviction personnelle ou parce que vos liens avec l'enfant ne sont pas très proches, le mieux est de demander conseil aux parents sur ce qui ferait plaisir à l'enfant. Restez raisonnables en termes de prix: l'objectif n'est pas de couvrir le jeune communiant de cadeaux hors de prix mais de marquer par sa présence son intérêt pour cette étape importante dans le cheminement de sa Foi. La valeur du cadeau doit rester symbolique.

Pièce montée, symbole de fête: la faire soi-même, c'est facile!

Dessert des grandes occasions par excellence, à commencer par le mariage et le baptême, la pièce montée est le clou du repas. Autrefois on la réservait aux communions solennelles, mais celle-ci ayant disparu à l'instar de la communion privée, au bénéfice d'une cérémonie unique, le choix de ce dessert est laissé à l'appréciation des parents qui organisent le repas.

La solution la plus simple est de la commander chez un bon pâtissier. On compte trois à quatre choux par personne, et il en coûtera de deux à cinq euros par invité.

La faire soi-même n'est pas très compliqué : suivez ce lien qui vous en donne la recette.

Des gâteaux de communion peuvent facilement remplacer la pièce montée, pour sortir de la tradition. Autres variantes de ce dessert spectaculaire: la pièce montée de macarons, ou la réalisation de pièces plus élaborées toujours à base de choux, en forme de maison, de chapelle, de carrosse, de corne d'abondance...

Sous-traiter l'organisation d'une communion

Pour ne pas stresser et faire de cet événement une journée décontractée et sans souci, il est possible de faire appel à un organisateur qui se chargera pour vous de tous les détails : réalisation du buffet, traiteur, pièce montée, dragées.... de nombreuses agences événementielles proposent ce type de prestations, qui va du wedding planner (organisation complète d'une cérémonie de mariage) aux autres événements de la vie privée : baptêmes, communions, anniversaires de mariage, Saint-Valentin, enterrements de vie de jeune fille... une agence parmi d'autres que vous pourrez trouver sur le net : Terre d'événements.