Qui n'aurait 7 à 8 minutes à consacrer à la plus grande idole du vingtième siècle (cliquer ICI) ? N'est-ce pas Marilyn, l'actrice de ce petit film érotique, muet, noir et blanc de 1948 intitulé The Apple-Knockers and the Coke , (soit, en français, Les seins à la pomme et au Coca-Cola)... à moins qu'il s'agisse de son sosie, Arline (Arlene) Hunter... Sosie qui, soit dit en passant, cultivait la ressemblance. Marilyn ou Arline ? les avis sont partagés, et le resteront : le film est de trop mauvaise qualité pour qu'on puisse être catégorique.

Déjà, en 2011...

Le 7 août 2011 fut vendu aux enchères (minimum 500 000 $) un film pornographique de 1946 avec, pour actrice, celle qui fit tourner la tête aux Kennedy; ce film datait de 1946. Un peu cher pour six minutes en noir et blanc, mais le plaisir d'être le seul à avoir un tel document, ça n'a pas de prix. Un autre film de 16 mm, muet et d'une durée de 15 minutes, montrant Marilyn pratiquant une fellation avait été vendu 1,5 million de dollars à un chef d'entreprise en 2008. Des films qui complètent une bio pas ordinaire... Une bio qui, souvent, commence par la fin.

5 août 1962, la nouvelle prend le monde entier par surprise

Décès, à l'âge de 36 ans, de l'actrice Marilyn Monroe. Officiellement, on opte pour la thèse du suicide. Des rumeurs de complot, cependant, se font pesantes. On aurait vu Robert Kennedy à son domicile la veille au soir. Son poste de ministre de la Justice lui permet, pourquoi pas, de faire disparaître toute pièce à conviction compromettante, notamment pour son frère, John Kennedy. Le président fut l'amant de la célèbre actrice devenue trop encombrante. Et depuis, on ne cesse de fouiller cette mystérieuse affaire. Pourtant l'explication la plus plausible est également la plus simple : Marilyn aurait tout simplement été victime d'un cocktail explosif de calmants, d'excitants et d'antidépresseurs. Une vulgaire overdose de médicaments, qu'elle consommait depuis longtemps en quantités incontrôlables.

Retour un demi-siècle en arrière

Au moment de sa disparition, le grand public peut, en toute bonne foi, avoir une image fausse de la star. Star, certes… mais surtout ex-starlette un peu fofolle et très exhibitionniste. Depuis le fameux calendrier de 1949 sur lequel elle posait, entièrement nue et excessivement provocante, jusqu’à son arrivée le 19 mai 1962 –mais dans quel état !- au dîner d’anniversaire du président Kennedy, elle s’était toujours faite remarquer. N’avait-elle pas dû, en outre, se faire enfermer dans une clinique psychiatrique, terme aujourd’hui couramment employé, au détriment de celui utilisé il y a soixante ans : « chez les fous ».

La folie chez Marilyn

Sa mère souffrait de graves troubles mentaux. Marilyn aussi, et la crainte de cette lourde hérédité rajoutait de l’angoisse au stress. Marilyn devenait folle… tant était grande sa crainte, justement, de devenir folle. Bref, un cercle infernal. Et son cas était grave. En février 1961, elle entra, à sa demande, à la clinique psychiatrique de Payne Whitney mais fut enfermée dans la catégorie « fous dangereux » et n’aurait pu en sortir sans l’insistance de son ex-mari le fidèle Joe Di Maggio qui la fit placer dans un centre plus supportable. A la suite de cette très pénible histoire, Marilyn en vint à consulter un psy régulièrement, peut-être même trop fréquemment. Elle passait chaque jour une heure ou deux avec sa psychiatre, le docteur Marianne Kris (à qui, pour avoir un ordre d’idée, sera versée la somme de 1 400 dollars correspondant aux séances impayées entre le 1er juillet jusqu’au jour de la mort de l’actrice le 4 août). Par voie testamentaire, Marilyn légua une très forte somme à Marianne Kris afin que l’argent serve à faire avancer tous travaux de recherches relatifs à la psychiatrie.

« Marilyn And John »

La chanson de Vanessa Paradis (« Marilyn And John »,1988) est une chanson fort touchante sur la fin de l’histoire d’amour entre John Fitzgerald Kennedy et Marilyn Monroe, vue du côté de Marilyn, qui “s’invente des histoires de mariage” entre une star et un lion. La réalité n'est pas loin : il paraît en effet que Marilyn caressait l'espoir, après être devenue l'actrice n°1, de devenir la Première dame du monde (c'est ainsi qu'on désigne la femme du président des USA). Il est cependant peu crédible que John Kennedy, catholique, aurait divorcé. Surtout au profit d'une actrice avec qui il avait cessé toute relation sous les conseils pressants de son entourage et sous la violente pression de Edgar Hoover, dont les mœurs, pourtant, n'avaient rien à envier à celle de "Bunny" (Kennedy, obsédé sexuel, avait pour surnom celui du lapin de dessin animé).