Au 18e siècle, Lyon est la seconde ville du royaume de France. C’est une place incontournable, qui se positionne au cœur des réseaux commerciaux, financiers et intellectuels européens.

Sensible aux idées des Lumières, riche et commerçante, Lyon connaît une croissance économique exceptionnelle avec le développement de la faïence, des armes et de la soierie. C’est une cité qui imagine la ville de demain avec de fabuleux ingénieurs et architectes tels Morand, Perrache ou Soufflot.

La visite de l’exposition est accompagnée d’activités nombreuses en lien avec la thématique : concerts, théâtre, danse, cycle de conférences, rencontres scientifiques, tables rondes, ateliers pour enfants (sciences et philosophie notamment) et d’un clin d’œil au Café Gadagne (chocolat épais, macarons, café, menu des Lumières).

Urbanisme : contours de la ville, grands projets et réalisations

Le premier espace de l’exposition immerge le visiteur dans la ville du 18e siècle. Des plans de Lyon de 1711 à 1790 et maquette numérique de plusieurs quartiers permettent d’imaginer Lyon à cette époque. Au 18e siècle, la ville s’embellit et évolue. Elle pense son expansion et réfléchit à un nouvel urbanisme.

Plusieurs projets, novateurs et toujours étonnamment contemporains, sont conçus par les architectes Soufflot, Morand et Perrache : embourgeoisement du centre ville au 19e siècle, restructuration et embellissement de l’Hôtel Dieu, maîtrise du fleuve Rhône, nouveau quartier octogonal et rationnel, opérations immobilières privées spéculatives.

Le pouvoir à Lyon au 18e, au cœur des luttes d’influences

Trois institutions se partagent le pouvoir : l’Église, le Consulat et les représentants du Roi (Gouverneur et Intendant). Jusqu’au milieu du siècle, la place du Gouverneur domine la vie politique locale. Ses pouvoirs, particulièrement importants à Lyon, sont entre les mains du Maréchal de Villeroy (1644-1730).

Après 1750 on observe une montée en puissance des intendants, ancêtres des préfets, dont le rôle politique devient considérable à la fin du siècle. Retenons les noms de Trudaine (1704-1710), de Poulletier (1718-1739), de Bertin (1755-1757), de la Michodière (1757-1762) et de Flesselles (1768-1784).

Bertin fut nommé après son passage à Lyon, contrôleur des finances et Ministre du Roi, il est à l’origine notamment de la création de l’Ecole vétérinaire de Lyon en 1761, première École créée dans le monde.

Lyon au cœur des réseaux financiers et économiques européens

Le visiteur entre dans une atmosphère lumineuse, vert-bleu canard. L’espace est dominé par un mur orné de la reproduction peinte du dessin d’une soierie produite à Lyon au 18e siècle.

Au siècle des Lumières, Lyon est la seconde puissance économique du Royaume. Elle génère une immense richesse. L’économie de la ville est dominée par l’industrie textile et par la soierie en particulier, mais d’autres secteurs s’affirment.

La cité demeure une place commerciale, bancaire et financière d’envergure, faisant affaires et fortune avec le monde entier. La ville reste géographiquement une place intéressante. Forte, la cité défend ses intérêts et ses privilèges ; la Chambre de Commerce de Lyon est fondée en 1702 dans cet objectif.

Lyon et les lumières

Lyon est le lieu d’une vie culturelle riche : elle est dotée d’un opéra, d’un théâtre à l’italienne ; elle est un lieu d’innovations pour la danse et le ballet ; elle est une place de débats d’une étonnante nouveauté autour de l’éducation, de la peine de mort ; elle reçoit les influences de Voltaire et de Rousseau ; elle est riche de bibliothèques privées et publiques (dès 1731).

Elle est une des capitales européennes de la botanique. Y sont nés de grands scientifiques comme les frères Jussieu. Bernard Jussieu montrera que les baleines sont des mammifères et non des poissons et les coraux des animaux et non des plantes.

Lyon est le théâtre d’expérimentations scientifiques tout à fait passionnantes. Dans le cadre médical, l’Hôtel-Dieu devient un hôpital de pointe. C’est à Lyon qu’est créée, en 1761, la première École vétérinaire dans le monde. Elle est fondée par Claude Bourgelat avec l’aide du ministre de Louis XV Bertin. Cette école occupe une place centrale dans l’histoire des sciences vétérinaires, médicales et microbiologiques.

Elle est la cité de découvertes et d’expérimentations scientifiques, médicales et botaniques. Mais elle est aussi fascinée par la franc-maçonnerie et par les sciences occultes.

Autour de l’exposition, une centaine de rendez-vous pour tous jusqu’en mai 2013

  • Visites guidées de l'exposition
  • Rencontres métiers d’art
  • Ateliers entre copains, en famille
  • Balades urbaines
  • Rendez-vous musicaux
  • Rendez-vous spectacles
  • Conférences
  • Rencontres et dédicaces
Pour découvrir le programme complet de l’exposition "Lyon au 18e siècle" : cliquez ICI

Source d’Information et renseignements pratiques