Normal, pour le vinyl, un dérivé du pétrole, que son prix flambe ! N’empêche que ceux qui font la grimace, ce sont les discophiles qui rachètent aujourd’hui les disques dont ils s’étaient imprudemment débarrassés il y a vingt ans. Car une fois passée l’engouement pour le CD dû à l’effet de nouveauté, tout le monde revient au microsillon, ne serait-ce que pour son format.

Mais attention, les vieux disques, c’est comme la Bourse : si vous n’y connaissez rien, ça ne s’improvise pas !

Le b.a.-ba du disque ancien

L’erreur la plus fréquente est de croire que plus un disque est vieux, plus il est rare. Or, en exagérant, on pourrait dire que c’est plutôt le contraire !

On trouve encore aisément, parfois même pour quelques centimes, de ces antiques 78 tours cassables du début du XXème siècle. Ce sont pratiquement les disques les plus anciens. Mais justement en raison de leur ancienneté, cela fait des dizaines d’années que tout le monde les a fouillés. Il y a eu, parmi eux, des pièces rares, des pièces très rares… mais il y a belle lurette qu’elles n’y sont plus. Donc…

Un conseil pour éviter de perdre du temps

Sur un marché aux puces ou dans une brocante, ne perdez pas de temps avec les disques cassables. La seule chance de trouver des 78 tours rares, c’est chez un particulier qui n’a pas encore éparpillé sa collection. Et vous avez intérêt à être le premier à passer car ensuite, dès la deuxième ou troisième visite, les pièces rares ont disparu.

Comment reconnaître une édition originale en vinyl ?

Distinguer la toute première édition d’un pressage est, hélas pour le commun des mortels, une affaire de spécialiste. Mais en revanche un peu de bon sens permet d’éviter l’achat raté : un disque des années 60 avec un code-barres au verso de la pochette est obligatoirement une réédition, puisque le code-barres n’existait pas à l’époque !

Comment savoir, sur un marché, si l’on vous propose une bonne ou une mauvaise affaire ?

Un petit investissement se justifie. Pour des artistes comme les Beatles, Eddy Mitchell ou Dalida, on trouve des argus sur divers sites marchands. D’un format identique à celui des livres de poches, ces argus doivent être amenés dans tous vos déplacements.

N’investissez pas dans n’importe quoi !

Si vous trouvez, pour 1€, un disque de vinyl en excellent état, soyez certain que sa cote est de dix fois plus. Mais si, pour ce même prix de 1€ , le disque est en état lamentable, passez votre chemin : vous le revendriez pour moins cher que l’investissement de départ !

Un truc infaillible

En France, pays par excellence du super 45 tours (c’est-à-dire un 45 tours avec quatre chansons et une pochette glacée) la fabrication se ralentit en 1967 et s’achève définitivement en 1969. Si, donc, vous trouvez des super 45 tous, vous êtes certain à 99% qu’il s’agit d’une authentique édition publiée entre 1956 et 1969. Vous avez donc entre les mains un disque qui a 40 ou 50 ans d’âge. certains valent 100€, d'autres valent 5 000€

Les disques en couleur : très recherchés !

Notez bien: en "couleur"… sans "s" à la fin ! Ces disques furent publiés à partir de 1977, justement, pour fêter les cent ans du disque (inventé en 1877). Réputés pour être d’une qualité sonore inférieure à celle des disques noirs (ce qui est faux !) ces disques furent, justement, publiés en tirage limité car leur public était restreint. Aujourd’hui un disque en couleur vaudra dix fois plus cher que son homologue en noir.

Bonne chasse !