La ménopause génère des troubles difficiles à vivre pour les femmes. Les changements qui s'opèrent dans leur corps est à prendre en compte, mais il ne faut pas oublier que cette période représente également un cap psychologique extrêmement pénible : la perte de la fécondité, le sentiment de passer de manière irréversible vers la vieillesse. Contre tous ces maux, il existe des traitements et des attitudes à adopter qui permettent de les vivre de manière plus sereine.

Comment limiter le vieillissement cutané

Tout au long de la vie, le vieillissement opère, de manière imperceptible et progressive, dès la trentaine. Au moment de la ménopause, on constate une accélération de la dégradation cutanée. C'est le fatal « coup de vieux ».

On ne saurait suffisamment insister sur l'aspect préventif auprès des femmes dès la trentaine : éviter le soleil à outrance, hydrater sa peau chaque jour. Il n'est pas nécessaire d'utiliser des cosmétiques coûteux, c'est la régularité des soins sur toute une vie qui permet d'aborder la cinquantaine en limitant les dégâts.

Après quarante-cinq ans, ces soins doivent être poursuivis. Il vaut mieux utiliser une bonne crème hydratante que de camoufler les rides sous du fond de teint. Celui-ci ne fait qu'accentuer les ridules et attirer l'attention sur les imperfections. La bonne mine est votre premier atout : laissez votre visage prendre l'air chaque jour et nourrissez votre bonne mine de l'intérieur avec des compléments alimentaires précieux :

  • Levure de bière : à consommer dans vos aliments chaque jour.
  • Germe de blé : à saupoudrer dans vos salades ou vos plats.
  • Huile d'onagre et de bourrache : en capsules à avaler avec un peu d'eau ou en huile pressée à froid 100 % naturelle appliquée chaque soir sur le visage et le cou. Plantes anti-âge par excellence, riches en vitamines E, indispensable à la santé de la peau.

La prise de poids à la ménopause

Les changements hormonaux sont responsables de la stagnation de graisse et de rétention d'eau sur le corps. Si vous n'avez jamais été une grande sportive, vous risquez de souffrir davantage de ce problème, mais il n'est pas trop tard pour agir. L'activité physique est indispensable : les muscles, en travaillant, créent un effet de chaleur qui brûle les graisses et active la circulation. Pour vous discipliner, rien ne vaut une inscription en bonne et due forme dans un centre, où vous vous sentirez obligée de pratiquer votre activité régulièrement.

La prise de poids n'est pas forcément un inconvénient. Vos nouvelles rondeurs peuvent contrebalancer le vieillissement de la peau en lui donnant un effet plus « tendu ». Votre visage peut gagner en bonne mine avec cet apport de graisse. Si vous avez une activité sportive régulière, la fermeté de votre corps compensera largement quelques kilos superflus. Des rondeurs fermes sont bien plus jolies à regarder qu'une maigreur flasque, croyez-en le regard des hommes.

Lutter contre l'ostéoporose et la fragilité cardio-vasculaire

Aujourd'hui, de nombreux traitements préventifs existent pour prévenir des troubles osseux et physiologiques. C'est à votre médecin de vous informer sur ces traitements. Côté alimentation, beaucoup de données ont changé ces dernières années ; les produits laitiers consommés en trop grande quantité sont désormais pointés du doigt comme responsables de la mauvaise fixation du calcium sur les os.

Il est prouvé qu'une activité physique maintient la densité osseuse et la trame protéique du tissu osseux. La fracture du col du fémur est due non seulement à la fragilité de l'os, mais aussi à la dégradation de l'équilibre. La marche à pied dynamique, le tai chi, le yoga permettent de maintenir une bonne vigilance, un bon ancrage du corps sur le sol, et de renforcer la sensibilité proprioceptive.

Quant à la santé de vos artères, elle dépend également de l'équilibre alimentaire et de l'activité physique. Vous l'aurez compris, l'hygiène de vie est indispensable en période de ménopause.

Ménopause et libido

Tout le monde en parle, tout le monde publie des études et des statistiques : la ménopause est responsable de l'absence de libido chez la femme. Il serait intéressant de connaître la situation des femmes consultées : mariées depuis 20, 30, 40 ans ? Célibataires ? Plutôt que d'incriminer la dégradation de l'activité hormonale, ne peut-on pas considérer la lassitude comme un des facteurs importants de la baisse de la libido ? D'autres études, d'autres statistiques démontrent que les femmes de plus de quarante ans, dans une situation amoureuse nouvelle, (re)découvrait leur sexualité tardivement, sans l'apport de thérapies hormonales. Certaines femmes affirment avoir constaté la réapparition temporaire de leurs règles à 50 ans, suite à une rencontre amoureuse. L'aspect psychologique et émotionnel de la libido devrait être davantage mis en avant dans les études cliniques effectuées sur les femmes ménopausées.

Dans tous les cas, il faut comprendre que la ménopause n'est pas que la fin d'un cycle, mais le début d'un nouveau cycle, qu'il faut apprendre à vivre sereinement.

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