Les origines

La Grèce est le berceau de l'Olympisme, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Entre 776 avant JC et 393 après JC, les Jeux se déroulent tous les quatre ans. En cela, l'Olympisme moderne ne déroge pas à la règle. Au départ, la compétition se limite à une course sur le stade d'Olympie : cinq hommes y participent, tous Grecs et libres. Puis, au fil des années, les épreuves se multiplient et se diversifient, avec course de chars et pugilat, entre autres. L'épreuve reine du Pentathlon voit ensuite le jour : course, lutte, saut en longueur, lancer du disque et du javelot suscitent l'engouement des spectateurs toujours plus nombreux. En 146 avant JC, lorsque la Grèce est conquise par Rome, d'autres disciplines intègrent les Jeux : gladiateurs et animaux féroces font leur entrée dans l'arène. En 393 après JC, l'Empereur d'Orient met fin aux Jeux. Il faut attendre une conférence à La Sorbonne en 1892, ainsi que la création d'une puissante institution sportive en 1894, pour que Pierre de Coubertin réhabilite les Jeux. Une ère nouvelle s'ouvre alors.

Le Comité International Olympique

Créé le 23 juin 1894 par Pierre de Coubertin, le Comité International Olympique (CIO) entend donner une nouvelle dimension aux Jeux d'antan. Outre une pratique sportive assidue, Pierre de Coubertin met à profit ses travaux concernant les techniques et enseignements du sport. A titre d'anecdote, le premier Président du CIO est Grec : il se nomme Demetrias Vikelas. Regroupant près de 115 membres et 205 comités nationaux, cette organisation bien structurée ne dépend d'aucun gouvernement ou pouvoir politique, même si elle s'appuie sur les médias et certaines grandes entreprises pour asseoir son hégémonie. Outre la responsabilité d'ajouter ou supprimer certaines disciplines, le Comité International Olympique est le gardien d'une culture sportive fondée sur le respect d'un certain nombre de symboles et rituels immuables.

Les attributs de l'Olympisme moderne

Le drapeau olympique, composé de cinq anneaux colorés sur un fond blanc, exprime la volonté d'instaurer la fraternité entre les peuples des cinq continents, lors des Jeux Olympiques.A ce titre, il est essentiel de rassembler l'humanité au-delà des conflits et guerres, à l'occasion de cette fête mondiale du sport. Quant à la devise, elle préconise le dépassement de soi pour l'ensemble des athlètes : "Citius, altius, fortus" ("Plus vite, plus haut, plus fort"). Pour autant, la notion de Fair-play, chère aux Britanniques, se doit d'être respectée; d'où le serment prononcé par les athlètes issus du pays organisateur. A cela s'ajoute l'hymne olympique, véritable hommage à la Grèce puisque les compositeurs de celui-ci en sont originaires : Spiro Samara pour la musique et Kostis Palamas pour les paroles. Enfin, les cérémonies d'ouverture et de clôture - authentiques spectacles vivants - ainsi que la procession des athlètes derrière leur drapeau national, restent des moments incontournables de l'ère olympique moderne.

Les Jeux Olympiques traversent les époques sans se démoder. Un subtil mélange, entre tradition et modernité, lui confèrent un intérêt sans cesse renouvelé.