Le désir d'observer les astres et de noter leurs mouvements a été le fruit d'une double préoccupation: métaphysique et chronologique. Pour des raisons évidentes, dès la plus haute Antiquité, le soleil, la lune, certaines constellations et le plus notable de ces corps célestes qui scintille avec tant d'éclat dans le ciel du Proche-Orient: Vénus, ont été considérés comme des divinités. La planète fut assimilée à la grande déesse Inanna, (Ishtar). Dans un contexte philosophique qui voyait comme un reflet des cieux dans la terre, il était normal qu'on établît une relation entre les événements célestes et le sort de l'Humanité. D'emblée, l'astronomie mésopotamienne s'est trouvée étroitement liée à l'astrologie. Cette dernière n'a cependant acquis un caractère déterminant pour le destin de l'individu qu'à partir du moment où il fut possible d'établir la configuration astrale au moment de la naissance, ce qui exigeait une multitude d'observations et de corrélations. C'est pourquoi l'astrologie horoscopique n'a prospéré que très tardivement.

Observations de la lune et du soleil

Comme observateurs, les Babyloniens furent d'une acuité extraordinaire puisqu'ils découvrirent sans instruments optiques les phases de la planète Vénus. Les relevés concernant la lune, reflet du dieu Sin, permirent de déterminer la longueur du mois lunaire et fixèrent à l'équinoxe de l'automne le début de l'année lunaire, au moment où s'arrêtait sa descente sur l'écliptique pour amorcer la remontée des mois d'hiver. De la lune, ils observent les phases, les occultations, la grandeur apparente, la luminosité et les halos divers.

Les observations du soleil, reflets du dieu Shamash, permirent de fixer le début de l'année solaire à l'équinoxe de printemps. Les astronomes mésopotamiens enregistrèrent la constellation dans laquelle il se levait, sa présence dans le ciel en même temps que la lune ou que d'autres astres, sa forme à son lever et à son coucher, ses variations d'éclat et de couleur, les différents rayons qui s'en échappaient à son lever et à son coucher, et sa lumière zodiacale. Les éclipses de soleil par la lune constituèrent l'une de leurs principales préoccupations.

Les étoiles, météores et comètes

Les astronomes mésopotamiens classèrent les autres astres en deux catégories: les astres fixes sur la voûte céleste, se déplaçant avec elle, et les astres errants. Ce dernier terme désignait non seulement les planètes qu'ils avaient identifiées: Mercure, Saturne, Vénus, Mars et Jupiter, mais aussi les phénomènes qui se déplaçaient plus rapidement sur la voûte céleste comme les comètes, les météores ou les étoiles filantes.

L'héritage mésopotamien

Les Perses, les Séleucides, les Parthes arsacides, les Sassanides et les Arabes continuèrent à développer et enrichir les connaissances astronomiques héritées de la Mésopotamie ancienne. L’astronomie moderne hérita aussi des travaux des Mésopotamiens: les constellations, le Zodiaque, la division du temps…