Sous la Régence (1715-1723) et sous Louis XV (1710-1774), les cheveux sont d'abord coupés courts et frisés au fer, formant un petit chignon ; les coiffures demeurent simples et peu volumineuses.

A partir de 1730, la femme utilise des postiches qui lui permettent de se coiffer aussi facilement que les hommes portant la perruque.

Puis vient la mode des cheveux relevés sur le front et les tempes pour la toilette courante, les postiches étant conservés pour le costume de cour, sous la forme de longues mèches roulées en serpenteaux et tombant sur les épaules.

Les femmes de toutes les classes de la société portent des bonnets, sauf dans le costume de cour et de cérémonie. Minuscules et couvrant à peine le dessus de la tête sous la Régence, ils s’agrandissent ensuite et forment au milieu du front une pointe plus ou moins accentuée. Vers le milieu du siècle, les variétés sont innombrables, en fonction des heures du jour, du rang social… De vastes coiffures montées sur laiton sont réservées aux sorties.

Petit à petit les bonnets se font plus extravagants et gagnent de l’ampleur. Après 1772, mêlés à de volumineuses et spectaculaires coiffures, ils permettent toutes sortes de combinaisons : les "poufs au sentiment" réunissent sur la tête tous les objets chers à la dame qui les porte ; la coiffure à la Belle-Poule intègre même une frégate !

Les coiffures féminines, comme les perruques masculines, sont poudrées à l’amidon, ce qui impose, pour éviter de renouveler chaque jour l’opération, de se coucher avec une coiffe de taffetas emprisonnant la chevelure. Pour le poudrage, on s’enveloppe d’un peignoir et on se cache le visage dans un cornet de carton.

Avec le développement de l’anglomanie, le port du chapeau se répand ; les élégantes portent pour sortir de grands chapeaux (à la Marlborough...), les cheveux étant ramenés en cadogan, nom hérité de Lord Cadogan.

Le goût pour un retour à la nature, la diffusion des robes légères en cotonnade claire libérées des entraves des paniers et du corps baleiné, à partir de la fin des années 1770, s’accompagne du port de fichus de toile claire. D’abord restreints, ces fichus prennent ensuite plus d'ampleur et souvent s’allongent, se croisent et se nouent dans le dos. Ils demeureront jusqu’à la Révolution l’accessoire privilégié des robes créoles ou champêtres, en soie ou en toile imprimée.

En savoir plus

http://femmesdeslumieres.over-blog.com/article-coiffures-diverses-a-la-fin-du-siecle-69547878.html

http://maria-antonia.justgoo.com/t605-coiffures-du-xviiieme

http://cameline.over-blog.com/article-la-coiffure-au-temps-de-marie-antoinette-6-62108156.html