
- Le vélo de ville en pleine expansion - objet design
Avec le développement des systèmes de libre-service, de plus en plus de Français se déplacent à vélo au sein de leur ville. Ces dispositifs permettent de récupérer des cycles à un endroit et de les laisser un peu plus loin.
Le premier système de vélo en libre service a vu le jour à la Rochelle en 1974 ; 350 vélos jaunes étaient disponibles pour les habitants. Mais il faut attendre 1998 à Rennes et surtout 2005 avec le Vélo’v de Lyon pour que le service de bicyclettes en libre service se démocratise. Viendra ensuite le Vélib’ à Paris. Cette mode du vélo en libre service semble doper les ventes de bicyclettes. En effet, l’Observatoire du commerce de cycles a rendu public le 8 avril dernier, via le Conseil National des Professions du Cycle, les chiffres de consommation du vélo pour l’année 2009.
3.1 millions de deux-roues ont été vendus en 2009 en France. Et on remarque surtout la progression de ventes des vélos de villes : 220 000 vélos de villes ont été vendus en 2009, soit une augmentation de 7% par rapport à 2008.
Les agglomérations mettent en place des politiques de déplacements pour les vélos
Les avantages du vélo en ville sont nombreux. Tout d’abord, d’un point de vue économique, la rentabilité par rapport à la voiture est importante dans la mesure où il n’y a pas de coût engendré par la circulation en vélo (hormis l’achat de celui-ci). Toutefois le vélo en libre service coûte relativement cher (mais cela est inférieur aux coûts de l’essence ou à l’entretien de la voiture). Ensuite, le deux-roues peut-être une alternative au taxi (très couteux aussi) ou aux transports en communs. Il permet notamment de rompre avec la lassitude de ces derniers. Enfin, le vélo est le transport écologique par excellence puisqu’il ne pollue pas.
C’est pourquoi les agglomérations intègrent les deux roues dans leurs politiques de déplacements. Par exemple, à Strasbourg, les cyclistes bénéficient de nombreux parcs de stationnement, ces derniers étant mêmes placés aux arrêts de tram.
A Bordeaux, le vélo source de réflexion
Dans le sillage de Strasbourg, la municipalité de Bordeaux multiplie les espaces de circulation dédiés aux cyclistes. La ville organise également tous les mois une journée sans voiture, elle octroie aux cyclistes la possibilité d’emprunter des couloirs de bus. Elle a en outre lancé le 4 avril dernier Cyclab, évènement de réflexion sociologique, politique, industrielle et citoyenne sur le futur du vélo et son utilisation.
Les deux principaux points à améliorer pour les villes sont d’assurer la sécurité des usagers, ce qui implique l’aménagement de la voirie ainsi que de développer les espaces de stationnement des vélos (et de les sécuriser). La volonté des agglomérations de mettre en place ces politiques de déplacements témoigne de la progression du vélo dans les moyens de transports utilisés.
On assiste donc à un effet d’entraînement. Avec l’avènement du Vélib’ ou Vélov’v, les individus se sont en quelque sorte « libérés » et se déplacent désormais de plus en plus à bicyclette, entraînant ainsi d’autres gens qui, voyant les autres se déplacer en vélo, se disent « pourquoi pas moi ? ».
Cependant, malgré cette tendance, le vélo n’est pas le moyen de transport le plus usité et n’est pour l’instant qu’un complément aux transports en commun. Il n’a pas encore remplacé la voiture dans l’esprit des Français et reste un phénomène certes en expansion mais encore minoritaire. Jusqu'à quand ?
