Le survivalisme pour contrer la fin d'un monde ?

Se préparer à l'Apocalypse annoncée depuis des millénaires

2012 - popmovies
2012 - popmovies
De folles rumeurs circulent à propos du 21 décembre 2012, annoncée par certains comme la fin du monde. Les survivalistes en profitent pour recruter de nouveaux adeptes...

Depuis le déluge biblique et l’Arche de Noé, l’imaginaire humain est teinté de craintes apocalyptiques. Les hommes n’ont cessé de s’interroger, de chercher à anticiper des catastrophes. Certains se sont tournés vers la religion, la philosophie, d’autres plus matérialistes apprennent à se protéger.

Les origines du survivalisme

Le survivalisme est une technique qui consiste en diverses préparations pour survivre face à une hypothétique catastrophe. Si, dans les années 1960, la dévaluation puis l’inflation inquiétèrent les populations, notamment américaines, les années 1970 devaient, avec la crise pétrolière, devenir un terrain fructueux pour les auteurs de manuels de survie et autres spécialistes en matière de prévention de catastrophes ( Don Stephens, Kurt Saxon, Mel Tappan).

Les tremblements de terre des années 1980, le bug annoncé de l’an 2000, les attentats du 11-Septembre et le tsunami de 2004 ne firent que renforcer les idées de protection forts présentes dans certaines contrées du monde.

Différents types de catastrophes sont envisagées

De nombreux risques sont considérés comme des menaces pour la société mondiale :

- les catastrophes naturelles : séismes, blizzards, ouragans, tornades, tsunamis;

- les conflits humains, armés : guerre bactériologique, guerre nucléaire;

- les catastrophes économiques : misères, krachs boursiers.

Englobant largement les risques auxquels l’homme doit faire face, le survivalisme s’adapte tout particulièrement aux prophéties qui annoncent la fin du monde et qui remplissent autant les magazines scientifiques que les ouvrages plus légers qui flottent sur la vague du scoop, du sensationnel.

A chaque crise, de nouveaux adeptes du mode de survie

Le mouvement survivaliste est alimenté par des crises majeures de plus en plus nombreuses. Les tremblements de terre meurtriers, les risques d’épidémies, les dérèglements climatiques, le terrorisme, les menaces nucléaires sont autant de facteurs d’appréhension qui font que de plus en plus d’individus se rallient à l’idée d’apprendre à survivre. En effet, on ne s’improvise pas survivaliste : des formations sont dispensées à travers le monde pour lutter et anticiper les risques (apprentissage des technique de survie et rudiments de notions médicales).

Face au périls environnementaux, se protéger

Que la menace soit énergétique, climatologique ou sociétale, l’homme se doit de se préparer activement à survivre dans un monde susceptible de lui devenir hostile. C’est ainsi que de nombreux américains envisagent le survivalisme et prévoient leur avenir.

Alimentés par toute une armada de films ou de livres aux scénarios catastrophes ( "Le jour d’après", "2012", "The Road", etc.), mais aussi par des conférences et des interventions de grands spécialistes des théories apocalyptiques, le survivalisme est devenu un business florissant pour les fournisseurs d’équipements de survie (boussole, appareil de positionnement GPS, paquetage d’urgence) et pour les constructeurs de bunkers, de cylindres, et de souterrains habitables.

La panoplie de survie

Le 21 décembre 2012, selon les prévision mayas, la fin du monde arrivera. Il convient donc de préparer sa survie et pour cela les bases élémentaires sont :

- de rejoindre un abri construit (souterrain ou en hauteur) selon des normes précises pour se protéger de toutes attaques (avec radios à ondes courtes pour communiquer avec les survivants environnants, compteur radioactif pour anticiper une réaction nucléaire);

- accumuler suffisamment de vivres pour être capable de vivre en autarcie pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

- s’armer pour lutter contre d’éventuels pillards ou individus moins prévoyants désireux de sauver leur peau (armes, masque à gaz).

Seuls les meilleurs survivront

Avec cet instinct de survie, seuls ceux qui se seront prémunis contre le danger auront le droit d’être sauvés. C’est en ces termes que certains citoyens américains voient les choses pour l’après chaos. Ainsi dans l'Utah qui serait, d’après de savants calculs, l’Etat des Etats-Unis le plus sûr, car loin des zones les plus peuplées, s’est construit un site, Freedom Ranch. L'accès au lieu est interdit aux curieux. L'endroit regroupe une quarantaine d’habitations dont les occupants vivent en autarcie (maison ultra-modernes, écologiques et protectrices, panneaux solaires, etc.). Ils refusent d’envoyer leurs enfants à l’école car ils estiment que la civilisation a déjà sombré et n’ont aucune confiance dans l’institution publique. Une suprématie de certains individus qui n’est pas sans rappeler un certain sectarisme et à l’opposé de l’idée d’entraide dans les pires cas de tragédies. Il est même question pour eux de recréer une nouvelle société avec les survivants, selon des règles sélectives strictes.

Info ou intox, fin du monde ou non, nombreux sont ceux qui préparent leurs arrières et s'enrichissent avec la vente de produits censés protéger d'une Apocalypse annoncée depuis des siècles.

virginie, E L

Virginie Van Vooren-Bourre - Tombée dans la marmite littérature et musique quand j'étais petite, difficile de me détacher des mots et des ...

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Commentaires

24 févr. 2010 09:28
Anonyme :
Je ne crois pas plus a la fin du monde qu'a un réchauffement planétaire .....
10 févr. 2011 11:37
Anonyme :
Bonjour,
pourriez-vous s'il vous plaît traiter le sujet sérieusement et non le survoler à la manière d'un télézapping ?
L'amalgame est assez sournois en ce qui concerne les mouvements US et le reste du monde. Consultez les forums francophones (dont le principal) et vous verrez que le mouvement européen n'est pas constitué uniquement de gens "sectaires", mais bien de vos proches, vos voisins, vos amis, qui se sont déjà retrouvés dans une galère pas possible et qui souhaitent sensibiliser leur entourage sur certains risques potentiels de leur environnement, qui ne sont pas tout droit sortis de scénarios de geek, mais biens réels.
Le site gouvernemental risquesmajeurs.fr/ propose d'ailleurs à chaque citoyen de les appréhender par une recherche de sa commune, vous pourrez avoir froid aux yeux....
Saviez-vous également que le service d'alerte national (les sirènes testées tous les mercredi) s'est arrêté il y a quelques semaines. Il devrait être sous-traité par une entreprise qui sera opérationnelle d'ici "quelques années" (environs 2014)....

On a vu une quantité incroyable de reportages qui ont véhiculé des éléments de ce mouvements, mais toujours empreints de caricatures.
Il ne faut pas confondre le sensationnel de TF1, à grand refort d’images US de types armés jusqu’aux dents (au passage avec une bonne hypertension et montés d’un surcharge pondérale), et le mouvement dans le reste du monde. Un exemple concret : le cas argentin, décrit par le survivaliste ferfal.

Merci donc de proposer une image moins partiale, moins binaire, de ce qu'une bonne partie des survivalistes français essayent de créer.
Merci ;)

Apprendre à purifier son eau, éviter et gérer les conflits, ne pas crever comme un con de la dysenterie, ce n’est pas un rêve de bobos, mais le commun de deux milliard d’êtres humains sur cette planète.

Reprenons en détails :
« C’est rigolo hein ? En gros, il s’agit de personnes a priori normales, qui, une fois rentrez chez eux, après leur journée de travail, se préparent à survivre. »

Non, justement être survivaliste, ce n’est pas « attendre l’apocalypse » mais vivre au jour le jour. Aussi bien au travail (les accidents à la con sont plus que courants), qu’en dehors.
Si 5% de la population avait l’AFPS, on pourrait sauver des milliers de vies en France (combien attendent les pompiers dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit). Avoir un extincteur à portée de main, et connaître les gestes de premiers secours est assimilé au survivaliste. J’ai eu le malheur de vivre un incendie dans un immeuble; avec le syndrome du chimpanzé à 3h du matin, quasiment personne n’a réagi. On a maîtrisé le feu vingt minutes avant l’arrivée des pompiers (heureusement…).

« « Si par malheur« … Le problème c’est que l’enthousiasme du type qui a écrit cela est palpable, probablement parce que :
* Ça voudra dire que la Terre sera bien foutu !
* Il ne se sera pas préparé pour rien.
* Il pourra fièrement sortir son petit kit d’hygiène au milieu de la désolation.
Comment ne pas s’attendrir devant ces rêveurs paranoïaque qui en viennent à espérer le pire pour pouvoir enfin pimenter leur quotidien. »

Si tu t’intéresse un tant soit peu à la communauté pour en faire un post, essaye de lire un peu les sujets abordés du forum que tu cites. Tu verras qu’ils n’arrivent pas sur le forum par manque de sensations, mais bien pour avoir déjà vécu une situation.
Les gens qui dénigrent ce mouvement se retrouvent bien con face aux inondations, coulées de boue, panne du réseau EDFr, incendies, pluies torrentielles, grèves, etc…
Tu arrives en plus à dénigrer un kit de toilettage que finalement bien des occidentaux ont déjà dans leur sac : de quoi se laver les mains (H1N1, ça te rappelle rien, d’un coup c’est devenu la mode), changer bébé (t’es déjà resté bloqué dans une gare de Trifouilli les oies par grève sncf ?)

« A terme, vous aurez toute sorte de matos et… des armes. Mais aussi un Shot Gun ! On y arrive forcement… »

Feu d’artifice pour ce superbe amalgame. Si tu lis la charte du forum (que les modos font respecter sans concession), tu pourras remarquer que tout sujet sur les armes est interdit, afin justement de décourager les geek-rambos.

Mais bon, c’est tellement plus simple de dénigrer les autres et leur sens du partage (le forum est axé sur le partage, et non le vol de connaissances), que de créer quelquechose de constructif…tout en se disant que les accidents de la route, c’est chez les autres, les maladies occidentales, cela ne me touchera pas, la pollution n’est que minime, rien ne bouge, rien ne change, notre monde est inamovible, il y aura toujours de l’eau au robinet…..
10 févr. 2011 11:41
Anonyme :
Bonjour,

Merci de supprimer mon précédent message qui contient le même début, car je répondais égalent sur un autre site, qui propose sensiblement la même analyse du mouvement; c'est une erreur de manipulation.
Voici donc mon commentaire qui concerne uniquement ce site ;)

pourriez-vous s'il vous plaît traiter le sujet sérieusement et non le survoler à la manière d'un télézapping ?
L'amalgame est assez sournois en ce qui concerne les mouvements US et le reste du monde. Consultez les forums francophones (dont le principal) et vous verrez que le mouvement européen n'est pas constitué uniquement de gens "sectaires", mais bien de vos proches, vos voisins, vos amis, qui se sont déjà retrouvés dans une galère pas possible et qui souhaitent sensibiliser leur entourage sur certains risques potentiels de leur environnement, qui ne sont pas tout droit sortis de scénarios de geek, mais biens réels.
Le site gouvernemental risquesmajeurs.fr/ propose d'ailleurs à chaque citoyen de les appréhender par une recherche de sa commune, vous pourrez avoir froid aux yeux....
Saviez-vous également que le service d'alerte national (les sirènes testées tous les mercredi) s'est arrêté il y a quelques semaines. Il devrait être sous-traité par une entreprise qui sera opérationnelle d'ici "quelques années" (environs 2014)....

On a vu une quantité incroyable de reportages qui ont véhiculé des éléments de ce mouvements, mais toujours empreints de caricatures.
Il ne faut pas confondre le sensationnel de TF1, à grand refort d’images US de types armés jusqu’aux dents (au passage avec une bonne hypertension et montés d’un surcharge pondérale), et le mouvement dans le reste du monde. Un exemple concret : le cas argentin, décrit par le survivaliste ferfal.

Merci donc de proposer une image moins partiale, moins binaire, de ce qu'une bonne partie des survivalistes français essayent de créer.
Merci ;)

Apprendre à purifier son eau, éviter et gérer les conflits, ne pas crever comme un con de la dysenterie, ce n’est pas un rêve de bobos, mais le commun de deux milliard d’êtres humains sur cette planète.
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