Depuis quelques années, une nouvelle énergie révolutionnaire censée concurrencer les chauffages traditionnels (chaudière au mazout, au gaz ou à électricité) a fait son apparition.

Ce serait une énergie nettement plus économique et écologique.

Des poêles et des chaudières de différents calibres ont vu le jour. L’énergie alternative aux chauffages traditionnels polluants et de plus en plus chers, serait le pellet, sorte de mini aggloméré de bois. Le prix des poêles est variable, en fonction de leur capacité (de 1.500 à +/- 5.000 euros). Chacun peut offrir des avantages et des possibilités différentes. Ils sont munis de soufflerie ou se raccordent aux radiateurs (5 ou 6) de la maison et chauffent ceux-ci comme le fait une chaudière traditionnelle. Leur avantage par rapport au bois est qu’une simple pression sur un interrupteur permet de mettre le matériel en marche.

Energie bon marché

Effectivement, le pellet est économique: un sac de 15 kg coûte, pour l’instant, environ 4 euros. Les journées très froides où il faut chauffer une maison non-stop pendant 24 heures, la consommation est de deux à trois sacs à pellets moyenne 8 euros par jour soit 240 euros pour un gros mois d’hiver.

En tout, pour une saison d’hiver et quelques périodes d’utilisation en automne ou au printemps, l’utilisateur peut s’en sortir pour 1.500 à 2.000 euros par an.

Cela semble parfaitement avantageux et intéressant et les acheteurs se bousculent à présent aux portes des concessionnaires qui, pour leur part, croulent sous les commandes.

Revers de la médaille

Malheureusement, tous ces avantages sont largement contrecarrés par de nombreux inconvénients dont personne ne parle au moment de l’achat.

1. Le poêle à pellets est bruyant

Il oblige l’utilisateur qui l’installe dans son salon à augmenter le volume de la télévision.

2. L’appareil doit être nettoyé tous les jours

Le nettoyage consiste à enlever les cendres (du cendrier mais également brosser et vider tous les endroits où les cendres se sont déposées). Il faut donc, tous les jours, couper le poêle et attendre que le feu s’éteigne et que le poêle refroidisse. Ensuite se ganter et ouvrir la porte en verre du foyer (chute de cendres au sol) brosser à l’aide d’une brosse (émanation de cendres dans l’air), faire tomber les cendres et aspirer avec un aspire-cendre (qu’il faut évidemment acheter également). Ensuite, il vaut mieux nettoyer la pièce dans laquelle le poêle se trouve car il y a un dépôt de poussière noire tout autour.

3. Remplissage peu aisé

Il faut transporter des sacs de 15 kg et en remplir le réservoir (souvent par le sommet), une ou plusieurs fois par jour (déconseillé aux personnes âgées ou ayant des problèmes de dos notamment)

4. Manque d'expérience

Peu de concessionnaire ont l’expérience suffisante de ce genre de technologie, nouvelle. Ils ne sont pas d’une grand aide en cas de panne ou de problème. Pour l’entretien, c’est la même chose, le malheureux client risque d’attendre de nombreux mois. Si une pièce de rechange doit être commandée, étant donné que les fabriquants sont en général dans un autre pays, il faut plusieurs jours pour obtenir la pièce (parfois plusieurs jours sans chauffage, en plein hiver).

Ainsi donc...

Avant tout, il faut acheter en connaissance de cause et ne pas se laisser berner par des publicités mensongères et des vendeurs qui, même s’ils sont de bonne foi, ne connaissent pas leur produit.

Malgré les avantages financiers et écologiques indéniables, il vaut mieux bien réfléchir et peser le pour et le contre avant de s’engager dans cette grande aventure pas si reposante que ça.