
- Cerveau - morguefile
Dans une société de connaissance, où l’information fluctue en permanence, développer et utiliser judicieusement sa mémoire n’est pas un luxe, mais une nécessité. Notre cerveau, organe complexe par excellence recense quelques 10 000 neurones. Distribués en circuits, ces milliers de neurones offrent un potentiel infini d’encodages d’informations. Rassemblés en fonctions sensorielles, sensitives, moteurs, etc., ils sont entre autres le support de notre mémoire.
Deux grandes catégories de mémoire
De nombreux chercheurs en sciences cognitives se sont attachés à distinguer deux types de mémoire, subdivisées en « registres ».
La mémoire court terme
En premier lieu, notre organisme traite les données de l’environnement par les organes sensoriels (mot, images, son…) et les maintient pendant un court laps de temps (quelques dixièmes de seconde) en mémoire immédiate. Ensuite les informations sont intégrées dans la mémoire de travail (court terme) et persistent quelques secondes à quelques minutes (si elles ne sont pas travaillées).
La mémoire long terme
Elle concerne les informations stockées durablement. Les données ainsi enregistrées émanent de la mémoire à court terme. Ce transfert (sous forme de copie) entre ces deux types de mémoire est un processus nommé consolidation.
Elle est organisée autour des mémoires suivantes :
- Sensorielle qui fonctionne avec les cinq sens : visuel, auditif, tactile, gustatif, olfactif.
- Non déclarative (ou procédurale) est une mémoire par l’action qui ne peut faire l’objet d’une expression orale, par exemple faire du vélo, conduire un véhicule.
- Affective : un événement lié à cette dimension est immédiatement mémorisé plus ou moins durablement, il restera parfois « gravé ».
- Déclarative (ou explicite) : concerne tout ce qui peut être formulé oralement, elle est composée en deux sous systèmes. La mémoire épisodique concerne les évènements historiques, faits, datés et « contextualisés ». La mémoire sémantique stocke des concepts en les catégorisant, comme les algorithmes, tables de multiplication, etc.
La mémoire à long terme n’est pas censée connaître de limite en capacité de stockage ni en durée.
Des techniques de mémorisation
Vous l’aurez compris, améliorer sa mémoire consiste à mettre en œuvre des exercices, astuces pour permettre à la mémoire courte de transférer des informations à la mémoire à long terme. Outre les méthodes détaillées ci-après, n’hésitez pas à trouver vos propres moyens (utiliser l’affectif, un sens plus omniprésent qu’un autre, etc.).
- La structuration est une méthode qui consiste à classer et à regrouper des données dans des catégories. Il est beaucoup plus simple de mémoriser des données organisées. Exemple : regrouper une longue séquence de nombres par deux ou trois chiffres.
- Visualisation, imagerie mentale : c'est une technique reposant dans l'association des mots ou des idées à une image puissante. En ajoutant une mémoire sensorielle à ce que vous devez retenir, vous faciliterez le processus de consolidation.
- Les cartes conceptuelles sont des outils d’organisation et de représentation des connaissances. Cette approche est très intéressante car elle permet l’acquisition de concepts complexes, facilitée entre autres par une vue d’ensemble.
- Le moyen mémotechnique permet de construire et de capitaliser les connaissances. Cette formule consiste à associer des informations à d’autres, déjà présentes dans la mémoire à long terme.
- La répétition : rappelez-vous votre apprentissage des tables de multiplication. Combien de fois avez-vous répété : 1 x 1 = 1, 1 x 2 = 2… Lisez plusieurs fois une poésie, ou un cours à intervalles réguliers, vous constaterez-vous même le résultat.
- La prise de note, basique elle aussi, elle permet de mettre en exergue des éléments importants, de les reformuler par écrit synthétisés.
Au-delà de ces techniques, rappelez-vous que plus vous entraînerez votre mémoire, plus elle se développera. De plus, la mémoire fait partie d’un processus qui nécessite plusieurs phases en amont : apprendre et comprendre. S’il s’agit d’une procédure, la mettre en action favorisera d’autant plus le stockage en mémoire.
