Jusqu’à récemment, il n’existait en France aucune formation structurée officielle concernant la généalogie. Les professionnels exerçant ce métier se sont, la plupart du temps, formés par l’expérience, même si nombre d’entre eux ont une formation universitaire en Droit ou en Histoire. Depuis 2009, l'université de Nîmes a mis en place un Diplôme Universitaire de Généalogie et Histoire des Familles .

A qui s’adresse cette formation ?

Ce cursus s’adresse à des étudiants, souvent issus des filières du Droit ou de l’Histoire, mais aussi d’autres matières. Il est également ouvert aux personnes désireuses de compléter leur formation et/ou exerçant déjà une activité. Il est accessible aussi aux particuliers. Le nombre de places étant limité à 25, une sélection sur dossier et lettre de motivation peut donc être opérée. Un partenariat avec l’ANPE est envisagé afin de permettre aux demandeurs d’emploi de bénéficier aussi de cette formation. Le coût de la scolarité est de 900 euros.

Un programme court et riche

Le public visé étant plus large que dans les autres filières universitaires, les cours sont répartis de manière à faciliter leur suivi par les étudiants exerçant une activité professionnelle.

Ils sont donc dispensés sur quatre mois, de début février à mai et ont lieu le vendredi toute la journée et le samedi matin.

179 heures de cours composent le programme, dont 40 sont consacrées à 2 stages, chacun d’une durée de 10 jours sur le mois de juin. L’un vise à réaliser un arbre généalogique, l’autre à étudier une famille. Ces périodes de stage sont précédées de modules d’enseignement théorique touchant la généalogie et ses méthodes bien sûr, mais aussi les sciences connexes.

Une formation théorique

La partie théorique de la formation s’articule autour de 3 axes :

  • l’histoire moderne, afin de permettre aux étudiants de comprendre l’influence que les événements du 20e siècle, comme les guerres, ont pu avoir sur les parcours des familles. 39 heures sont consacrées à cet enseignement.
  • le droit de la famille, indispensable en matière de généalogie successorale, fait l’objet de 39 heures de cours.
  • les sciences historiques complémentaires de la généalogie, telles l’héraldique permettant de comprendre la constitution des blasons adoptés par certaines familles, la paléographie ( nécessaire pour déchiffrer les documents ancien) et l’anthroponymie ou études des noms de famille, complètent le cursus à raison de deux modules totalisant 50 heures.

Une formation pratique

L’aspect pratique est essentiel dans ce cursus. Les étudiants sont amenés à effectuer des recherches dans les archives du lieu où ils résident. Il leur est demandé de constituer des dossiers sur des personnes sur lesquelles il leur faut rechercher toutes les informations disponibles afin de reconstituer leur vie. Ils sont ainsi amenés à exploiter des sources variées : état civil et registres paroissiaux bien sûr, mais aussi archives militaires, actes notariés, archives du monde scolaire… Ils peuvent aussi rechercher dans des sources plus spécifiques en fonction du cas particulier qu’il leur est demandé d’étudier.

Notes et diplôme

Un examen terminal a lieu pour chaque module, sanctionné par une note. Les coefficients varient d’une matière à l’autre, les matières purement généalogiques, liées aux méthodes de recherche et aux sources, comptant davantage que les autres.

Unique en son genre, le Diplôme Universitaire de Généalogie et Histoire des Familles proposé par l’université de Nîmes était attendu depuis longtemps par nombre de généalogistes professionnels et personnes désireuses d’exercer ce métier encore méconnu.

Il permet d'acquérir les bases indispensables à ce qui fait l'essence même de cette profession, mais laisse de côté les aspects administratifs nécessaires à ceux qui voudraient devenir généalogiste professionnel. Il leur est nécessaire pour cela de se tourner vers les Chambres professionnelles (Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France ; Chambre des Généalogistes Professionnels).