Forcés de s’adapter au monde moderne, les Marocaines et Marocains s’habillent à l’occidentale dans la vie quotidienne, mais ils ne ratent aucune occasion de s'habiller avec le vêtement traditionnel; notamment, à l’occasion de cérémonies de mariage ou lors des fêtes religieuses.

Il n’y a pas que le Caftan!

Pour des raisons souvent mercantiles, plusieurs compagnies marocaines ou étrangères exerçant dans le domaine de la mode et du design continuent d’essayer de moderniser le Caftan en visant un marché mondial. Mais un habit est lié à l’histoire et, donc, à une période particulière d’une civilisation. Il ne faut pas le moderniser mais, plutôt, l’insérer dans la modernité; c’est ce que font la plupart des Marocaines et Marocains et cela leur réussit à merveille.

Le costume marocain se présente sous plusieurs aspects selon les régions et selon qu’il s’agit de la ville ou de la campagne. Bien entendu, il faut distinguer l’habit de la femme de celui des hommes.

Le vêtement traditionnel de la femme: du Haik à la Djellaba

Quand on voit la richesse et la variété des costumes traditionnels marocains de la femme, on a du mal à croire que leurs origines remontent au temps des romains et qu’ils sont des variantes de la même technique vestimentaire: celle du drapé appelé «Izar». il s’agit d’une longue étoffe, enroulée puis maintenue à la taille par une ceinture et ramenée sur les épaules sur lesquelles elle est fixée par des fibules.

À la différence de la femme rurale et de la femme saharienne qui ne se voilent pas le visage, la citadine marocaine ne pouvait pas jusque vers les années 1950 sortir à l’extérieur sans être drapée du Haik, sorte de cape ample de tissu fin et de couleur blanche.

Djellaba, mon amour!

L’habit de sortie des citadines comme de la femme rurale, est la Djellaba. C'est une longue robe qui enveloppe tout le corps, avec un capuchon et des manches longues. Dès l’indépendance du Maroc, en 1956, la femme marocaine a troqué le Haik contre la Djellaba qui était, avant tout, un vêtement… masculin.

Cet habit, de couleur sombre, accompagné d’un voile en mousseline et d’un capuchon couvrant les cheveux, n’a cessé d’évoluer avec le mode de vie et les mentalités, tout en gardant son authenticité.

Pour le façonner, c’est tout le savoir faire du patrimoine marocain qui est mobilisé entre les petites mains des jeunes artisans qui épuisent leurs yeux pour réaliser différents canevas de broderie ou pour fabriquer les multiples Akads (sorte de petits boutons très esthétiques) une à une.

Le Caftan, l’habit de fête, par excellence

Le caftan met en valeur la féminité via deux attributs: le faste et l’excellence.

Le Caftan est le fruit dutravail méticuleux et du savoir-faire du couturier traditionnel. Constitué de broderies dorées ou argentées pou mettre en valeur la féminité ; le Caftan est serré à la taille par une ceinture brodée de fils de soie ou d’or.

La Takchita est une version moderne du Caftan

La Takchita , nouvelle forme du Caftan, a permis d’exporter dans le monde entier le costume marocain, grâce à de nouvelles formes inédites.

Elle est composée de trois pièces, au minimum :

  • le Qmiss, une tunique aérienne qui se glisse sous la pièce maîtresse;
  • le Dfina, enveloppe transparente qui recouvre l’ensemble;
  • le Caftan ou la pièce maîtresse.
Elle est, en plus, ornée par une ceinture qui peut avoir diverses formes originales et richement travaillées.

Le Caftan ou la Takchita sont, en général portés avec des babouches appelées balghas qui sont considérées comme les chaussures traditionnelles marocaines. Elles sont plates, légères et ont un bout pointu. Elles ne comprennent ni quartier ni talons.

Le vêtement traditionnel de l’homme: la djellaba

Chez l’homme, l’habillement est un peu plus simple puisqu’on peut le réduire à la Djellaba portée avec des babouches. Avec une légère variante: pour certaines occasions spéciales, les hommes peuvent porter un tarbouche ou fez, sorte de chapeaux, de couleur grenat, avec une petite queue noire.

Les hommes d’origine berbères portent des turbans, des sandales en cuir de chèvre et, au niveau de la ceinture, un poignard finement travaillé.