Cette fabuleuse légumineuse a obtenu son appellation A.O.C. en 1998. C’est un produit local, cultivé dans les Côtes d’Armor et le Finistère Nord. La saison tire à sa fin et si vous ne le connaissez pas, n’hésitez pas à le découvrir dès maintenant. Il a de nombreuses propriétés nutritionnelles et gustatives. De plus, sa texture et son gout sont très appréciés et il est agréable à cuisiner pour réaliser de nombreux petits plats.

Voici brièvement la petite histoire du Coco de Paimpol:

Nous devons la découverte de ce haricot blanc à un marin breton prénommé Alban. C’est en 1928, alors qu’il rentrait des côtes de l’Amérique latine qu’il nous fit partager sa fabuleuse trouvaille.

Dès lors, il a été cultivé sur de petites parcelles par les femmes de marins. Puis, pendant la deuxième guerre mondiale, il a contribué à nourrir nos troupes et les habitants de la région. Ses vertus lui ont longtemps valu l’appellation de «viande du pauvre». En effet, comme dans toute cette noble famille de légumineuses, on a su apprécier ses qualités nutritives et son fort apport en protéines végétales.

Depuis cette époque, sa production n’a cessé de s’améliorer, il est considéré comme légume d’exception et connait dorénavant une vie plus mondaine.

Quelles sont les qualités de ce haricot demi sec?

Ce bel haricot nacré grandit dans des cosses jaune-paille, reconnaissables de part leurs légères marbrures violettes. Il a une peau très fine et il est bien dodu, sa texture est moelleuse et son goût se teinte d’une subtile note de noisette ou de châtaigne pour certains.

Toute cette famille de légumineuses revient en force sur le devant de la scène grâce ses actions favorables sur notre organisme notamment sur le cholestérol, sur la régularisation du taux de glycémie ou sur la prévention de certains cancers, sans oublier la présence d’antioxydants favorables au renouvellement des cellules et ayant une action positive sur les inflammations.

Les Coco de Paimpol sont également riches en fibres, en oligo-éléments (fer, manganèse, calcium, cuivre, folates) et en vitamines (B1, B2, PP).

Comme toutes les légumineuses, il est préconisé d’en manger plusieurs fois par semaine. Les nutritionnistes s’accordent à dire qu’ils ne sont pas assez présents dans notre alimentation. Pourtant le choix est vaste, il est facile de varier entre des Coco de Paimpol, des lentilles, des azukis, du soja ou de les retrouver dans notre assiette, sous forme d’épice comme par exemple avec le fenugrec.

Production et commercialisation des Coco de Paimpol:

Sa production se situe entre 8000 et 12000 tonnes par an, elle s’étend de juillet à octobre et connait un pic de la fin aout à la mi-septembre. Cet haricot est récolté à la main par des «plumeurs» -entre 2000 et 3000 plumeurs en pleine saison- puis il est commercialisé en cosses, conditionnées sous forme de filets de 10kg. Le consommateur doit l’écosser rapidement puisque c’est un légume demi sec, donc fragile. Il se conserve très bien une fois écossé, tel quel, au congélateur sans perdre ses propriétés tant gustatives que nutritionnelles. Le Coco de Paimpol est facile à cuisiner puisqu’il ne nécessite aucun trempage avant cuisson. Le filet de 10kg donne environ 5kg de Coco de Paimpol.

Des idées recettes et des astuces pour la cuisson du Coco de Paimpol:

Pour qu’il garde tout son moelleux, il est conseillé de le saler seulement en fin de cuisson et de le laisser refroidir un peu dans son jus pour qu’il puisse s’en imprégner. Ce haricot n’aime pas les changements brutaux de température donc si vous le sortez du congélateur pour le cuisiner, pensez à le faire la veille. Il ne doit pas casser à la cuisson et pour éviter cela, il est préférable de le cuire doucement. Selon les recettes et la quantité choisie, cela peut varier de 30 à 50 minutes. Il est donc parfait pour réaliser un cassoulet exigeant également une cuisson lente afin d’obtenir un résultat au top.

Mais encore, il convient également pour confectionner de nombreuses recettes, telles que :

  • Une soupe paysanne ou un velouté.
  • Des salades.
  • Il se marie très bien avec de la viande.
  • Mais aussi avec du poisson.
  • En caviar (cuire 500g de Coco avec 1 litre de bouillon de volaille, 2 carottes, 1 oignon, 2 gousses d’ail écrasées, un bouquet garni, un peu de poivre. Après cuisson, ôtez le bouquet garni, mixez, ajoutez le jus d’un demi citron, 5 à 6 cuillères à soupe d’huile de sésame et l’équivalant en huile d’olive, une pincée de piment d’Espelette puis laisser refroidir avant dégustation. Si vous le toastez, parsemez-le de ciboulette ou de gomasio.
  • En tartine, façon vendéenne sur du pain grillé frotté à l’ail et beurré. C’est simple et délicieux.
  • Cuisinés avec un bouquet garni, un bouillon de légumes et de la graisse de canard, il sera vous séduire. Vous pouvez même y ajouter un morceau de viande fumée pour un repas complet et gourmand.
  • En soupe bretonne avec des moules comme dans cette recette : http://alimentation.gouv.fr/coco-de-paimpol ou en ragout comme dans cette recette filmée.
Contrairement à certaines idées préconçues, Le Coco de Paimpol ne génère pas de flatulences. Ceci est en partie du au fait que c’est un haricot demi sec.