Proche de la place Vendôme et de l’Opéra Garnier," Éléphant Paname" est situé 10 rue Volney à Paris.

À cette adresse privilégiée, correspond un immeuble exceptionnel : un hôtel Napoléon III, qui pendant deux ans a fait l’objet de travaux de rénovation et d’aménagement gigantesques. Il est aujourd’hui entièrement restauré et adapté à ses nouvelles fonctions.

Ce centre d’art est l’œuvre d’une sœur et d’un frère, Fanny et Laurent Fiat. Ils concrétisent ainsi un rêve et une utopie : faire dialoguer, se confronter ou fusionner, dans un lieu magique, à la fois les arts de toutes les époques, les musiques les plus variées, les formes de spectacles les plus surprenants, mais aussi la science et la philosophie à travers des cycles de concerts, de conférences et d’évènements.

Direction artistique : Fanny et Laurent Fiat

Fanny est âgée de 35 ans, ancien sujet de l’Opéra de Paris, elle a dansé les plus grands ballets du répertoire classique et fait actuellement partie de la compagnie de danse de Julien Lestel à Marseille.

Pour elle, à Éléphant Paname : "il y aura toutes sortes de danses et de danseurs, mais également du théâtre des musiciens, des acteurs, des répétitions, des cours, dans les domaines les plus variés du spectacle vivant...".

Laurent, âgé de 32 ans, peintre et plasticien, est formé au dessin et à la peinture à l'atelier Nicolas Poussin, à la restauration de tableaux et de fresques à Florence.

Pour lui, Éléphant Paname : "c’est avant tout un lieu de vie, un espace de découvertes, et en même temps presqu’une maison, un lieu familier où l’on se recentre. En tout cas, ce doit être un lieu ouvert à la fois au public et aux arts, un lieu ouvert d’esprit, un lieu puissant, un lieu vivant qui privilégie la curiosité, l’absence de préjugé".

"Éléphant Paname" : un nom qui fait rêver

Tout au long du XIXe siècle, l’éléphant inspire les bâtisseurs parisiens. On envisage d’en construire un à la Bastille en lieu et place de la colonne actuelle. Longtemps une maquette monumentale en plâtre de l’éléphant a été laissée à l’abandon sur le côté de la place, et Victor Hugo en avait fait la demeure de Gavroche dans les Misérables.

Puis, en 1858, avant la construction de l’Arc de Triomphe place de l’Étoile, un éléphant colossal a failli triompher parmi de nombreux projets. Le monument devait abriter une salle de bal et un théâtre. C’est dire si l’association entre l’éléphant, les arts de la scène et Paris est une réalité bien ancrée. A chaque fois les bâtisseurs se sont dérobés et l’éléphant est resté fantasme.

Par ailleurs, l’époque Napoléon III, est celle de l’ouverture sur le monde, des premières Expositions Universelles, des salons de peinture, et du percement des grands canaux comme celui de Panama. Alors, les parisiens adoptent le chapeau mis en vogue par les ouvriers qui creusaient le canal du même nom à cette époque, dit "panama", d’où le surnom de "Paname" donné familièrement à la capitale.

Historique du lieu

L’hôtel de la rue Volney devenu Éléphant Paname fut érigé, sous Napoléon III, par l’ambassadeur de Russie en France. Les salons de l’hôtel richement décorés dans le pur style "second empire" constituent un témoignage de la "Vie parisienne".

Déserté à la fin de l’empire, l’hôtel est devenu le siège social d’une banque parisienne. Fonctionnalité et mauvais goût ont recouvert les stucs et les dorures. De cette époque date la construction d’une prouesse architecturale : pour accueillir la clientèle, la cour et les écuries ont été supprimées et leur emplacement fut recouvert d’un dôme en pavés de verre.

Sa dimension exceptionnelle recouvre un espace de plus de 250 m2, et sa structure sans aucune armature tient du prodige. C’est véritablement le centre du lieu. Un écrin pour les spectacles, concerts et expositions.

"Ep! De l’air...ou l’art en mouvement"

Pour son ouverture Éléphant Paname présente une grande exposition qui regroupe des artistes représentatifs de sa programmation à venir et de l’esprit qu’il veut faire naître.

"Ep! De l’air...ou l’art en mouvement" propose un parcours qui va de la fin du XIXème à l’art contemporain. On y trouve des œuvres de Carpeaux, Degas, Hartung, Pincemin, Kuroda, Ramette, etc.

Tous ces artistes ont été d’une manière ou d’une autre intéressés, voire fascinés, par la danse, le geste, le mouvement, la vie…, la photographie est également présente.

Renseignements pratiques