Utilisé en France depuis 1988 (et bien avant aux Etats-Unis), l’aspartame reste un sujet de polémique. Est-il ou non dangereux pour la santé ? Cela reste encore à prouver. En attendant divers avis et argumentations ont été apportés. En voici un panel intéressant.

Qu’est-ce que l’aspartame ?

L'aspartame est un édulcorant de synthèse, constitué à 10 % de méthanol et à 50 % de phénylalanine et 40 % d’acide aspartique, qui remplace le sucre et renferme moins de calories que ce dernier, bien qu’ayant un pouvoir sucrant 200 fois supérieur. Il a été découvert en 1965 et est utilisé, de plus en plus, dans l’alimentation, les boissons, lights.

Quels sont les conséquences de la prise quotidienne d’aspartame ?

1/ sur le poids

On peut lire qu’une étude scientifique a démontré que, pour des rats consommant la même dose de sucre et d’aspartame, les rats consommant de l’aspartame prenaient plus de poids que ceux ingérant du sucre. Ce à quoi la marque d'aspartame Canderel répond "en se substituant au sucre, Canderel permet de maintenir le plaisir du goût sucré tout en réduisant l'apport calorique. Il vous aide à maintenir votre poids."

2/ sur les risques de tumeur au cerveau et autres

On peut lire qu'en 1980, sur 196 animaux ayant ingéré de l’aspartame, 96 sont morts de tumeur cérébrale. Le niveau de phénylalanine dans le cerveau monte de façon excessive et peut provoquer une décroissance de sérotonine, amenant à des dépressions, scléroses en plaques, crises d’épilepsie, tumeur du cerveau. Ce à quoi Canderel répond "conformément aux recommandations de l'OMS, le dose journalière admissible d'aspartame est de 40 mg par jour et par kilogramme de poids corporel, et donc qu'il faudrait en ingérer au moins 300 comprimés pour un adulte de 60 kilos pour qu'il représente un risque".

Ce qui est sûr c’est qu’il est à proscrire pour les gens atteints de phénylcétonurie (maladie génétique héréditaire des personnes qui n'ont pas l'enzyme permettant de métaboliser la phénylalanine), cela même si ce n’est pas écrit sur le produit !

3/ pour les diabétiques

On peut lire "il est fortement déconseillé. La perception du goût sucré suffit aux hormones du tube digestif pour enclencher l’amorce de l’insuline !" Ce à quoi Canderel répond "la gamme Canderel convient aux diabétiques car elle offre le goût sucré sans apport glucidique. Les édulcorants Canderel n'ont pas d'influence sur le taux de sucres dans le sang, ne provoquent ni sécrétion d'insuline, ni variation glycémique et permettent ainsi aux diabétiques de savourer les plaisirs d'une alimentation sucrée tout en contrôlant leur glycémie."

Je me permets ici de répondre d’après mon expérience personnelle: j'ai dû prendre de l’aspartame durant une grossesse avec diabète gestationnel. J’ai perdu du poids puis j'en ai repris, mais rien de plus normal en étant enceinte. Ma glycémie était à 0.99 g/l à jeun et au bout de 3 semaines de régime et aspartame (uniquement dans le café et les yaourts natures pas de boissons ni de nourriture à base d’aspartam, je tiens à le préciser), j’étais descendue en dessous du seuil minimum, à 0.82g/l.

Peut-on faire chauffer l’aspartame ?

Surtout pas ! Il devient un vrai poison au dessus de 30°C ! Pourquoi ? à cause de la présence de la dicétopipérazine, un contaminant dont la proportion augmente une fois l’édulcorant chauffé, d’une part, et de la transformation du méthanol présent en méthanol libre, qui devient encore plus dangereux, et susceptible de provoquer un empoisonnement. L’empoisonnement au méthanol provoquant de nombreux troubles allant d’une vision brumeuse à la cécité, en passant par des troubles du comportement, notamment.

Pourquoi l’aspartame est toujours sur le marché ?

Il ne présenterait pas de risque pour la santé, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority ou EFSA)et est approuvé par 90 Pays.

Cependant, l’Anses (l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a placé l’aspartame sous haute surveillance. En effet, si les études qu’elle a réalisées ne prouvent pas de façon absolument catégorique le fait que l’aspartame soit en cause sur les accouchements prématurés et les risques de cancer (conclusions données en mars 2011), l’Anses continue ses recherches.

En effet, l’agence nationale projette de former un groupe de travail qui serait en charge de vérifier les bénéfices et les risques nutritionnels.

Quand on lit l’article la vérité sur l'aspartame, donnant nombre de références prouvant la nocivité de ce dernier, on est en droit de se demander si l’on continue de nous prendre pour des cobayes.