
- le logo de l'alimentation irradiée - foodandwaterwatch
Les aliments irradiés portent un symbole d'apparence inoffensive : une "radura", soit un cercle autour d'une fleur. L'apparition de ce symbole en 2001 fait doublement problème : d'abord, il indique que nous avons ingurgité des aliments irradiés sans le savoir auparavant (quand l'emballage stipulait un incompréhensible « traité par ionisation ») ; ensuite, il pose la question de la toxicité éventuelle de ces aliments.
Industriels et consommateurs divisés.
On perçoit bien l'avantage que l’irradiation peut représenter pour les industriels de l’agroalimentaire : en accroissant la durée de vie des denrées, ils peuvent développer les productions d’aliments dans les pays en voie de développement, où les coûts de production sont très bas. La promesse faite au consommateur d'une sécurité sanitaire renforcée semble en revanche plus difficile à défendre.
Mangez, irradiez !
En effet, l'alimentation irradiée ou ionisées (c’est la même chose) subit un rayonnement équivalent à plus de 230 millions de radiographies du thorax. L'exposition à ce fort niveau énergétique provoque la formation de « produits radiolytiques uniques », qui n'existent pas naturellement dans les aliments. Un de ces produits radiolytiques appellé 2-DCB est spécifique à l'alimentation irradiée. Une étude réalisée en 2002 par une équipe de chercheurs franco-allemande dans le cadre d’un programme de recherches interrégional de l’Union Européenne a montré que certains cyclobutanones ( les 2-alkylcyclobutanones) sont cytotoxiques, génotoxiques et sont des promoteurs du cancer du colon chez le rat, et de dommages génétiques et cellulaires chez l'homme. Cela n'a pas empêché les experts du comité tripartite OMS - FAO – AIEA (Organisation Mondiale de la Santé / Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture / Agence Internationale de l'énergie atomique) de reconnaître l'innocuité du procédé, en prétendant qu'aucune autre preuve contraire crédible n'avait été fournie...
En France, 20.000 tonnes d'aliments sont actuellement « traitées » chaque année.
Dans le monde, 41 pays ont approuvé l'irradiation pour plus de 60 produits alimentaires. En Europe, la liste des produits alimentaires pouvant être irradiés reste relativement réduite, mais les pressions des industriels en vue de l'allonger sont constantes.
Liste des ingrédients alimentaires pouvant être soumis à un traitement par ionisation (Source : JO des Communautés européennes du 20.7.2002)
Herbes aromatiques surgelées
Oignons
Ail
Échalotes
Légumes secs et fruits secs
Flocons et germes de céréales pour produits laitiers
Farine de riz
Gomme arabique
Viande de volaille
Cuisses de grenouilles congelées
Crevettes congelées décortiquées ou étêtées
Le premier livre français sur l’irradiation des aliments vient de paraître aux éditions Golias :"Aliments irradiés : atome, malbouffe et mondialisation". Pour le commander : http://www.irradiation-aliments.org/IMG/pdf/Pubaliments.pdf
