Depuis la plus haute Antiquité, l'ail est utilisé comme médicament naturel particulièrement efficace contre de nombreuses maladies.

Quarante siècles avant Jésus-Christ, les pharaons avaient introduit l'ail dans la nourriture de leurs esclaves pour leur donner force et courage au moment de la construction des pyramides et des temples.

Cinq siècles avant Jésus-Christ, il figurait déjà dans les manuels de médecine chinoise.

Les Romains et les Gaulois en consommaient régulièrement et Henri IV l'avait inclus dans sa recette de la poule au pot.

De nos jours, il est utilisé dans presque tous les pays du monde, mais les ménagères connaissent mal les propriétés extraordinaires de cette plante et ne l'utilisent pas assez.

Composition de l'ail

L'analyse chimique du bulbe d'ail montre qu'il contient :

  • des substance minérales et oligo-éléments : calcium, cuivre, brome, magnésium, phosphore, potassium, sélénium, soufre, zinc, fer, etc. ;
  • presque toutes les vitamines : provitamines A, B1, B2, B3 ou PP, B5, B6, C, une huile essentielle dont le principe actif (l'allicine) présente des propriétés particulièrement intéressantes.

Propriétés thérapeutiques de l'ail

L'ail est un antibiotique naturel qui a une action préventive et curative.

Il est à la fois antiseptique, antiviral et bactéricide, grâce à ses composés soufrés (très efficaces contre les angines et les maladies broncho-pulmonaires : bronchites ou grippe, par exemple).

Il augmente la longévité. Un sociologue américain de l'Institut national de gérontologie a étudié, au siècle dernier, la courbe de mortalité chez les personnes de 65 ans et plus et a détecté une particularité étonnante sur plus de 8 500 centenaires : ils étaient, pour la plupart, de grands consommateurs d'ail.

L'ail est un hypotenseur cardio-vasculaire. Les chercheurs ont récemment prouvé que l'ail contient de l'ajoène qui, tout comme l'aspirine, empêche la coagulation du sang et, de ce fait, apporte une meilleure fluidité et protège le système contre les risques cardiovasculaires. Il diminue donc la tension artérielle et le taux de cholestérol dans le sang.

Il est fortifiant : les pharaons, les Grecs puis les Romains le faisaient consommer par leurs esclaves et leurs soldats afin de leur donner force et endurance.

Il est hypoglycémique : il réduit le taux de sucre dans le sang s'il est consommé de façon régulière ; il convient donc aux diabétiques.

L'ail serait un anticancéreux. De nombreuses revues médicales précisent que l'ail peut réduire plusieurs tumeurs, même malignes ; en tout cas, il renforce les défenses immunitaires.

L'ail est un puissant antioxydant car bourré d'oligo-éléments. Le sélénium qu'il contient a une action remarquable contre le vieillissement des cellules.

Il est anti-allergique (juste avant l'oignon et le poireau).

Il est vermifuge, tonique et répulsif contre les serpents venimeux et certains insectes piqueurs (hélas, il dégage pendant quinze heures une odeur désagréable par l'haleine et la sueur).

Et enfin, il a des propriétés aphrodisiaques. Casanova, lorsqu'il n'était pas occupé par ses activités amoureuses, cachait un curieux pendentif sous sa chemise : une gousse d'ail, pour le plus grand bonheur de ses nombreuses conquêtes féminines.

L'ail est donc une véritable panacée. À lui tout seul, il représente presque la pharmacie du Bon Dieu.

De quelle façon peut-on utiliser l'ail ? C'est une autre histoire. Pour des recettes simples à base d'ail, cliquez ici.