Le moment où l’enfant devient propre est une étape longue et décisive pour lui, mais aussi une période qui peut s’avérer particulièrement stressante pour les parents.

Outre les exigences et les conseils divergents de l’entourage, les parents subissent une véritable pression sociale, avec notamment l’entrée en première année de maternelle.

Tout ce stress et cette impatience peuvent être ressentis et mal vécus par l’enfant.

Il faut savoir qu’un enfant qui ne serait pas accompagné par ses parents acquiert cette autonomie vers l’âge de 3 ans.

Il ne faut surtout pas brusquer ni forcer son enfant. Françoise Dolto a souligné les conséquences néfastes d’un « dressage » précoce à la propreté. Selon elle, cela pourrait être à l’origine de troubles de caractère, voire de névroses chez l’enfant concerné, une fois qu’il atteint l’âge adulte.

Les signes avant-coureurs

Plusieurs signes peuvent révéler si l’enfant est prêt à aller sur le pot :

  • Il sait dire pipi et caca.
  • Il est gêné lorsque sa couche est pleine.
  • Il marche et court aisément.
  • Il sait monter et descendre un escalier.
  • Il imite les grandes personnes (laissez-le s’asseoir sur le pot lorsque vous êtes aux toilettes).
  • Il manifeste sa volonté d’affirmer une certaine autonomie (phase d’opposition).
À ce moment-là, profitez des beaux jours, si c’est possible, et mettez-le en petite culotte. En effet, l’enfant prendra conscience qu’il est mouillé, sensation qui ne sera pas très agréable pour lui. Attendez-vous à changer régulièrement sa culotte les premiers jours…

Laissez-le se familiariser avec son pot.

Proposez-lui dans un premier temps d'aller au pot à des moments clé, comme avant et après la sieste. Vous instaurerez ainsi un rituel.

Si l’enfant fait au pot, vous pouvez le féliciter mais sans en faire trop, il risquerait d’attacher trop d’importance à son pipi et à son caca ; il ne doit pas aller au pot pour faire plaisir aux parents, mais uniquement pour lui. Et comme l’enfant est dans sa période d’opposition…

La patience est le mot clé

Les parents ne doivent surtout pas gronder l’enfant si celui-ci fait dans sa culotte ou refuse d’aller aux toilettes. Le forcer n’aurait que l’effet inverse : le braquer et repousser encore plus le moment où il sera propre.

L’enfant s’entraîne à se retenir et à se relâcher. Ce n’est pas simple pour lui.

Si l’enfant refuse de rester sur le pot, vous pouvez prendre un livre et vous installer à côté de lui pour lire une histoire. Cela lui permettra de se détendre.

Certains enfants sont propres du jour au lendemain, et d’autres en plusieurs mois. Chacun son rythme, il ne faut surtout pas le brusquer.

Les accidents peuvent survenir et même survenir de manière régulière. Ne paniquez pas, votre enfant ne régresse pas, il n’y a aucune inquiétude à avoir quant à son développement. Gardez pour vous vos éventuelles réactions de frustration ou de dégoût, il est sans doute plus troublé par cet accident qu’il ne le laisse voir, n’aggravez pas son sentiment d’échec.

Sachez qu'un enfant concentré par un jeu oublie qu'il a envie de faire pipi.

Un changement dans la vie de votre enfant peut le perturber au point qu’il refuse d’aller au pot, comme l’arrivée d’un nouveau bébé. Faites preuve de patience et abordez le problème avec calme.

En ce qui concerne la propreté nocturne, elle ne viendra que bien plus tard : lorsque l’enfant sera propre en journée et que ses couches de la sieste et de la nuit seront sèches à son réveil, ce sera le moment de les lui retirer pendant le dodo.