Les progrès de la chimie et l’apparition de la pharmaceutique à partir du XVIII è siècle ont remplacé peu à peu les remèdes à base de plantes.

Les prescriptions à base de produits chimiques extraits des plantes se sont ainsi accrues : le succès de la chimie pharmaceutique était alors indéniable.

Les remèdes dits « simples » c’est-à-dire les plantes médicinales en l’état naturel furent délaissées voire oubliées. Néanmoins, la phytothérapie n’avait pas complètement disparu mais est restée voilée par l’engouement pour la chimie pharmaceutique, et notamment les médicaments de synthèse.

L’euphorie provoquée par le succès de la chimie pharmaceutique ne dura cependant pas très longtemps.

En effet, et contrairement à ce que l’on croyait, les médicaments et les antibiotiques de synthèse de plus en plus puissants, n’arrivaient pas à éradiquer totalement certaines maladies infectieuses.

Certes, un nombre important de vies furent sauvées grâce à eux, mais ils provoquèrent également des résistances, des allergies et d’autres effets indésirables.

Les médicaments de synthèse sont très efficaces mais ils ont des effets secondaires considérables et non négligeables (vomissements, nausées, troubles visuels et motrices…) sur l’individu.

Comme la chimie pharmaceutique présentait des limites, la phytothérapie fut de nouveau « redécouverte » avec les plantes médicinales qui ont autant de « valeur » que les médicaments de synthèse.

A l’opposé des substances synthétisées chimiquement, les plantes exercent leurs actions d’une manière physiologique, douce et sûre.

Aucune dépendance physique ou psychique n’est constatée lors de l’utilisation des plantes médicinales contrairement aux stimulants, sédatifs, somnifères et autres médicaments obtenus par synthèse.

Certes, les médicaments chimiques ont une action bien plus puissante et plus rapide que les plantes médicinales mais présentent aussi des effets secondaires et des dépendances notables.

Aussi voire plus efficaces que les substances de synthèse, les plantes médicinales présentent moins de contre-indications, n’ont quasiment pas d’effets secondaires et n’engendrent pas de dépendance.

La redécouverte de la valeur des remèdes naturels a fait que la médecine tend à recourir aux plantes médicinales de nos jours. Bien que leurs effets soient plus lents, leurs résultats sont meilleurs à long terme et ce pour les maladies chroniques.

Les principes actifs des plantes sont plus facilement absorbés que leurs équivalents inorganiques obtenus par synthèse chimique. Moins dangereuses à l’état naturel exception faite de certaines plantes très toxiques (la digitale, la belladone…), les plantes médicinales offrent l’avantage d’être des remèdes doux.

La valériane peut aisément remplacer un sédatif chimique par exemple, le romarin soulage les douleurs rhumatismales facilement, quant au séné, il résout la constipation chronique.

De même que les médicaments de synthèse s’attaquent aux racines des maux, la phytothérapie en fait de même puisqu’elle se sert des plantes pour combattre une maladie et le traitement est proportionnel à son état de gravité ou de nuisance.

Traitement des affections à l’aide de plantes, la phytothérapie est souvent appelée « médecine douce » bien qu’elle puisse être également dite médecine « simple » : une simple plante, de simples feuilles, fleurs ou racines peuvent en effet soulager voire soigner une maladie ou une affection…

Le vive intérêt pour cette médecine « simple » est dû au fait que les effets secondaires et indésirables des médicaments de synthèse sont trop nombreux et que les risques de résistance et de dépendance sont très importantes.

La phytothérapie représente ainsi une alternative à la « médecine classique » et ce regain d’intérêt à son égard n’est en fait qu’ « un retour au naturel »…tout simplement…