La Maison de cire, avec Paris Hilton

Ce film d'horreur de J. Collet-Serra multiplie les effets spéciaux

Paris Hilton - google images
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Si ce film d'horreur se regarde avec intérêt, c'est surtout pour les dernières minutes : quand la fameuse maison de cire fond sous nos yeux ! Du travail de pro !

Remake d’un film éponyme de 1953, La Maison de cire narre les aventures – fort brèves pour certains – de six jeunes gens qui auraient dû assister à un match de football mais qui, pour des problèmes de voiture, vont échouer à Ambrose…

Matrix

Perdu au fin fond d’une vallée ravitaillée par les corbeaux, ce village présente une particularité : une maison-musée de cire, que le couple formé par Wade (Jared Padalecki) et Carly (Elisha Cuthbert) va être amené à visiter avant les autres…

Comme n’importe quel spectateur, Wade et Carly sont soufflés par la qualité des personnages conçus sous la direction de Jason Baird, qui a notamment œuvré pour Matrix Reloaded et Matrix Revolution. « Regarde un peu cette perfection, on dirait des vrais ! » dit Carly, sidérée et légèrement inquiète.

Jon Abrahams

Puis ils se mettent en quête d’un garagiste, qu’ils trouvent à l’église où il assiste à l’enterrement d’un être cher… Sympa, ce garagiste les invite chez lui où l’horreur les attend et, pour Wade, un billet d’entrée permanente à la Maison de cire…

Carly, elle, sauvera sa peau mais perdra un bout de doigt ; malheur qu’elle ne pourra narrer ni à Dalton (Jon Abrahams), ni à Blake (Robert Richard) ni à la petite amie de ce dernier, Paige (Paris Hilton) qui auront droit au même meurtrier que Wade…

Chad Michael Murray

En revanche, son frère jumeau, Nick (Chad Michael Murray), sera sensible à son malheur et saura la défendre avec efficacité contre une fratrie qu’on imagine tout droit sortie de l’enfer, celle des frères Sinclair, Bo et Vincent, joués tous deux par notre garagiste précité, Brian Van Holt …

Voilà pour l’histoire, qui s’ouvre par une séquence rétro de l’an 1974 où l’on distingue, sans voir leur visage, deux gamins qui prennent un repas dans la cuisine en compagnie de leurs parents, les frères Sinclair bien sûr, encore eux !

Lesquels - une photo en témoigne - naîtront siamois avant d’être séparés par leur chirurgien de papa qui avait épousé Trudy une artiste qui s’exprimait avec de la cire d’abeille…

Jaume Collet-Serra

Pour ce film, Jaume Collet-Serra souhaitait quelque chose d’original et le moins d’ordinateur possible ! C’est pourquoi il a fait construire – dans un pré situé en Australie - un village comprenant les différents décors de l’histoire : la station-service, l’église, le cinéma, la maison Sinclair et le fameux musée…

L’inspiration, le concepteur de ce décor l’a trouvée dans un village éthiopien, Asmara, construit dans les années trente par les colons italiens en Erythrée. Et c’est ainsi qu’on crée de faux villages censés être en Louisiane…

Cire d’abeille

Pour régler toutes les lumières de ce dernier, 4 kilomètres de câbles ont été placés sous terre avant la construction dudit village dont le musée (encore lui !) a été construit en matériaux traditionnels puis enduit de cire naturelle d’abeille….

Il a fallu 20 tonnes de cire pour le construire, et d’innombrables réunions de travail pour trouver le bon moyen de le détruire par le feu, durant les dix dernières minutes du film, les plus réussies. Celles qui distinguent vraiment cette version de l’originale de 1953 avec Vincent Price.

Ces dix minutes, les acteurs jouant des personnages ayant échappé aux frères Sinclair, s’en souviendront longtemps car fuir une maison de cire qui brûle n’est pas à la portée de toutes les jambes, qui doivent se mouvoir dans 60 cm de ce qu’on peut comparer à une vase épaisse….

Loft de M6

Mais avouons-le, ces effets spéciaux (qui utilisent des miniatures avec beaucoup de cire qui coule) sont indispensables car l’histoire a tendance à traîner un peu et – surtout - souffre à la fois de dialogues indigents (on se croirait dans le Loft de M6 !) et d’acteurs peu convaincants.

La critique a été sévère avec la débutante Paris Hilton, jet-setter que certains internautes ont déjà vue satisfaire un de ses boy-friends devant une caméra ; elle lui a décerné le Razzie Awards, en bon français : le prix du "plus mauvais second rôle féminin" de l’année 2005…

Paris Hilton

L’honnêteté oblige à écrire que Paris n’est ni meilleure ni pire que ses petits camarades. Et nombre de spectateurs portés sur les blondes lui trouveront même beaucoup de talent quand, sous la tente qu’elle occupe avec Blake, elle ôte son survêtement bleu ciel pour lui montrer des dessous du genre affriolant…

Ces choses dites, Blake a raison de l’appeler « ma poupée » car elle n’est guère plus expressive qu’une Barbie, y compris quand elle est poursuivie par un tueur, situation qui devrait - quand même - susciter un minimum de frayeur sur son joli minois...

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