César a dit que l’homme a le droit de vie et de mort sur sa femme. Mais qu’en est-il réellement dans cette province romaine qu’est la Gaule ? Quelle est sa place, son rôle dans ce quotidien gaulois ?

Ses droits

La femme est nettement inférieure à son époux dans l’ancienne Gaule. Elle disposait toutefois des biens de ce dernier à sa mort, plus la somme équivalente à ceux-ci. L’ensemble devait lui assurer une vie décente. Dans le droit romain, la femme n’est pas l’égale de son époux. Il faut toutefois noter que le droit dotal et les lois concernant le divorce, accordés aux femmes, ferait paraître les lois actuelles pour barbares.

Les carrières

Les carrières publiques sont interdites aux femmes. L’administration, le forum, la magistrature lui sont fermées. La justice, la banque ou encore l’enseignement sont également des professions interdites au sexe féminin. Et la femme doit bien souvent se contenter de sa famille ou d’une carrière religieuse.

Elle pourrait s’épanouir dans le commerce ou l’artisanat, mais on possède très peu de témoignages archéologiques confirmant cela. Même ces professions ne devaient tolérer les femmes qu’exceptionnellement.

Certaines femmes de très haut rang ont pu exercer des professions importantes, comme cette lyonnaise, Memmia Sosandris qui fut aux alentours de 226 propriétaire et exploitante (avec un gérant) d’une mine de fer.

Il existe quelques très rares exemples de femmes exerçant une profession d'homme, comme il est possible de le voir sur la stèle du Musée de Metz.

Les femmes et la religion

La vie religieuse est une des principales sources d’emploi des femmes. Prêtresses, flaminicae, magistra sacrirum, elles sont nombreuses dans le culte public.

Le culte de Cybèle est même présenté comme une « école permanente de féminisme » (A. BAYET, Histoire de la morale en France, 1931, t. II : la morale païenne à l’époque gallo-romaine, p. 442).

La femme au foyer

C’est cette image que les trouvailles archéologiques nous renvoient en majorité. Nombres de stèles gallo-romaines nous montrent une épouse entourée de sa famille. Elle tient le gobelet pour son mari, elle apporte les serviettes utiles pour le banquet funèbre ou encore elle porte le coffret plein des richesses familiales.

Elle apparait également faisant sa toilette (avec ses servantes) ou tissant avec sa quenouille. Lorsque son époux est commerçant, on la voit apparaitre représentée à coté d’une balance.

Les représentations montrent en général une femme, jeune, apprêtée, joliment coiffée et parée de bijoux. L’image de la matrone est peu visible sur les stèles gallo-romaines.

La femme gallo-romaine

La gauloise est souvent citée pour son dévouement et sa noblesse. Et bien souvent, on les prenaient en exemple. Ainsi Eponine qui demeura durant 9 ans avec son époux, rebelle à Rome, cachée. Durant cet exil, elle mit au monde deux enfants.