La destalinisation vécu par un écrivain

Constantin Simonov participe à la purge

les chuchoteurs - Marie
les chuchoteurs - Marie
En aout 1979, on annonça la disparition de l'écrivain soviétique, « le favori de Staline », Constantin Simonov, qui fut aussi un exemple de la déstalinisation de l'URSS.

Orlando Figes, historien à la London University, spécialiste de l'histoire moderne et contemporaine de la Russie, parle de ce moment tragique dans l'histoire des soviétiques de 1928 à 1953, victimes réduits au silence imposé par Staline. Victimes anéantis bien au-delà du règne de Staline.

Le favori de Staline

Constantin Simonov, grand écrivain, préféré de Staline, ancien photographe-reporter de guerre mit longtemps à comprendre l’influence grandissante et la cruauté que Staline exerça sur son peuple de 1928 à 1953. Tout débuta, au grand palais du Kremlin, après le discours de Khrouchtchev au XXe Congrès du Parti communiste, le 14 février 1956, plus connu sous le terme de destalinisation. Les révélations du XXe Congrès du Parti ont ébranlé Simonov, qui se remit en question.

Le discours Khrouchtchevien

Le XXe Congrès du Parti révéla et dénonça les crimes de Staline. Le discours, que Khrouchtchev y prononça, eut raison de la peur qui avait réduit au silence beaucoup de détenus après leur retour du goulag (camp de travail). La révélation de Khrouchtchev servit aussi son ascension au pouvoir, la dénonciation des crimes de Staline lui permettant de miner la position de ses principaux rivaux.

Le rédempteur

Pris de remords, nombre des activités de Constantin Simonov, dans les dernières années de sa vie, obéirent à son besoin de réparer ses erreurs.La déstalinisation personnelle de Constantin Simonov fut un long chemin. En travaillant sur son roman de guerre, Les Vivants et les morts, publié en 1964, il commença à saisir l'horrible gaspillage de vie humaine dû au régime. Hanté par les attaques staliniennes contre les écrivains juifs, il mena une campagne pour favoriser la publication des reportages de guerre de l'écrivain Ehrenbourg et pour défendre Lili Brik, la muse des poésies de Maîakovski.

Un récit puissant

A travers le témoignage rédempteur de Constantin Simonov et les histoires personnelles de tant d’autres, c’est une autre vision du régime stalinien qui se dresse devant nous : une vision interne, familiale et psychologique qui témoignent des souffrances endurées. Une explication aux chuchotements qui poussa un peuple à murmurer pour ne pas se faire entendre.

Devoir de mémoire

Dans les années 1980, on continua de lire les ouvrages de Simonov, comme des classiques, dans les écoles et universités. Après l'effondrement du régime, la réputation littéraire de Constantin Simonov a sombré, ses ventes ont connu une chute spectaculaire. Sa prose a paru datée et trop "soviétique" aux jeunes lecteurs russes qui voulaient du neuf.

Marie, Marie

Marie Stowiezky - A chaque mot qui se pose, se révèle un peu plus ma personnalité. Avec une ouverture sur le monde et une ...

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