Modifier son corps par la chirurgie esthétique est devenu un phénomène de mode. Face à la société de surconsommation qui valorise la beauté, la minceur, la peau claire et la jeunesse, nombreux sont ceux qui développent un mal-être, voire un complexe vis-à-vis de ces images stéréotypées de corps trop « parfaits » qui nous sont constamment renvoyées. Les plus vulnérables sont les adolescents qui se construisent leurs identités et peuvent s’y perdre.

Je ne me sens pas belle

Rides, poitrine trop petite, trop grosse ou tombante, nez bossu ou cassé, lèvres pulpeuses et bien redressées, culotte de cheval et kilos en trop … Personne n’est satisfait de son corps, chacun trouvera toujours à redire sur une partie de sa silhouette. Nous sommes constamment confrontés au regard d’autrui et certaines personnes ne cessent de se comparer, de les regarder, et de les envier, ce qui ne fait qu’accentuer le mal-être. Une fois le complexe installé, il est difficile à faire partir.

Le poids du complexe dépend des moments de bonheur et dépression

Il existe des phases pendant lesquelles on s’accepte mieux. On est plus à l’aise avec soi-même quand le travail va bien, quand on est amoureux ou qu’on s’amuse. Le complexe ne disparaît pas, mais il se fait plus discret. A l’inverse, dans les moments moins heureux, le complexe peut ressurgir et gagner en intensité. On oscille pendant plusieurs années, après un accouchement, une forte perte de poids ou à l’adolescence quand on se rend compte que tout le monde ne grandit pas de la même façon, et ce, jusqu’au jour où on n'en peut plus. Le complexe devient insupportable. Certains remédient à leur mal-être avec la chirurgie esthétique, d’autres consultent des spécialistes et tentent un de réaliser un travail sur soi.

Décider de se faire opérer n’est pas facile

Il faut parfois prendre son courage à deux mains pour prendre rendez-vous. L’étape de la première consultation peut être angoissante. On se demande si on a choisi le bon chirurgien, il y a la gêne de se dévoiler face à un inconnu et la peur d’être confronté à son regard. On se demande comment vont réagir nos proches face à ce changement et s’ils vont l’accepter.

Mais si l’opération est un succès et répond aux attentes du patient, celui-ci pourra ressentir une très grande satisfaction qui changera sa vie et son opinion sur l’image que les autres se font de lui. Les relations avec autrui changent et parfois certaines personnes changent complètement de personnalité suite à une opération. Ils deviennent plus sociables, heureux de vivre et tournés vers les autres.

A l’inverse, si l’opération ne répond pas aux espérances du patient, ce peut être aussi parce qu’il y a un réel complexe profondément ancré dans sa tête et la chirurgie ne s’avère alors pas du tout être la solution à ses problèmes. Une consultation avec un psychologue sera donc probablement à recommander.

La chirurgie esthétique concerne aussi bien les hommes que les femmes

Les hommes aussi sont victimes des diktats de la beauté. Ils prennent de plus en plus soin d’eux et courent aussi de plus en plus derrière la jeunesse éternelle. Quand on pense à la chirurgie esthétique, ce sont surtout des opérations destinées aux femmes qui nous viennent à l'esprit. Mais selon la Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens, les hommes aussi s'y mettent et de plus en plus. Les opérations les plus en vogue chez les hommes sont le traitement de la calvitie, la chirurgie des paupières et des poches sous les yeux, les oreilles décollées, la rhinoplastie, la lipoaspiration ou le lifting. Pas si étonnant que ça finalement mais encore peu pratiquée en France, c’est la pénoplastie, c’est-à-dire l’augmention de la taille du pénis pour résoudre le fameux complexe du vestiaire. Chez les femmes, les opérations chirurgicales les plus pratiquées sont la mammoplastie, la rhinoplastie, la liposuccion et le lifting.

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Sources

guide-esthetique.com

aquadesign.be

psychologies.com