Vous pensiez avoir fait le tour de ce que l’on peut mettre en bio ? Détrompez-vous : l’électricité bio, ça existe ! On l’appelle bio-électricité ou électricité bio-compatible. Elle est à l’électricité ce que la bio est à l’alimentation et repose sur quelques règles qu’il vaut mieux connaître pour vivre sainement dans sa maison et éviter ainsi les pollutions électriques.

Prise de terre

L'initiation à l'électricité bio-compatible commence par la connaissance et la maîtrise de la prise de terre. C’est le « tout à l’égout » de l’installation, donc à ne surtout pas négliger. Elle assure non seulement une fonction de sécurité par rapport aux risques d'électrocution, mais garantit aussi la neutralisation des champs électriques.

Sur des installations électriques anciennes, il arrive qu’elle soit inexistante. Il est alors primordial d'y remédier. Sa qualité dépend de sa résistance (qui s’exprime en ohms) – qui doit être suffisamment faible pour laisser passer le courant et assurer une bonne liaison à la terre – et de son emplacement, sans perturbation électrique.

Mode d'emploi

La résistance varie selon la surface de contact entre le métal et la terre. Le piquet de terre enfoncé à une profondeur de plusieurs mètres permet parfois d'atteindre des couches géologiques de plus faible résistance. La nature et l’humidité du sol sont aussi des facteurs de variation. Ainsi, un sol rocheux ou sablonneux l’augmente. À l’inverse, une terre végétale ou argileuse la diminue.

Pour rendre la terre plus conductrice, on peut ajouter de la terre végétale, du charbon en poussière ou de la limaille métallique. La prise de terre doit être enfouie à une profondeur d'environ un mètre pour être efficace par tous les temps.

Dans le nouveau et l'ancien

Pour une nouvelle construction, la meilleure solution est de réaliser un ceinturage à fond de fouille par un câble en cuivre nu de 25 mm2 de section relié au tableau électrique. Pour une habitation existante, le choix se fait entre le conducteur en tranchée (un câble en cuivre nu de section 25 mm2 est enterré à un mètre dans une tranchée), les piquets en acier galvanisé enfoncés à deux mètres et reliés entre eux par un câble de cuivre et les piquets de cuivre. Pour cette troisième technique, on peut récupérer un tambour de machine à laver toujours relier par le fil de cuivre.

Blindez-vous contre le mal

Ensuite, le réseau électrique étant le plus souvent encastré dans les cloisons, les murs, les planchers et les plafonds, maîtriser les champs électriques impliquent automatiquement de tenir compte de la nature des matériaux. En cas de forte conduction, le blindage des fils et des câbles électriques permet d’annuler l’émission de champs électriques sur tout le parcours des conducteurs.

Conseils d'expert

Les murs à ossature en bois sont fortement diffuseurs, quel que soit le matériau de remplissage. Les cloisons sèches (Placo ou Fermacel) à ossature bois ou métallique le sont également. « Sur la longueur d’un conduit électrique, on peut rencontrer différents matériaux, précise Claude Bossard, électricien spécialiste des environnement électromagnétique : mur en brique, poutre en bois, huisseries en bois, cloison sèche. C’est alors le matériau qui a l’indice le plus élevé qui détermine le niveau de protection à choisir. »

On peut aussi enfermer les fils électriques dans une gaine blindée. Dernier produit en date, conseillé par notre expert : la gaine Flex-a-ray, disponible dans trois diamètres couramment utilisés et facile à mettre en œuvre.

Enfin, boîtiers et coffrets faradisés protègent aussi des champs électriques. Le boîtier, c’est l’enveloppe encastrée de l’interrupteur et de la prise de courant. Pour les blinder, ils sont enduits d’une peinture au graphite. Pour le tableau électrique qui centralise le réseau de la maison (le coffret), c’est pareil.