Depuis un an, tel un "shérif", après avoir tué la patronne d'Areva Anne Lauvergeon, qui était en conflit avec EDF, Henri Proglio, intime de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant, impose à des millions de clients d'EDF de "surpayer" des évaluations de consommations, ne correspondant à aucune réalité, pour tenter d'équilibrer les comptes d'EDF. Du même coup, ces sommes prélevées sur les français les plus modestes permettent à Henri Proglio de continuer à percevoir des salaires indécents et des surprimes, qui rappellent la "dîme". perçue par les seigneurs du Moyen-Age.

Les milliers de consommateurs qui ont refusé de payer ces évaluations de consommations, disproportionnées et ne correspondant à aucune réalité, se sont vus couper l'électricité par des comandos d'agents de l'EDF, comme aux heures les plus sombres de l'histoire de France, notamment en Rhône-Alpes. Et cela après l'élection du président PS François Hollande, alors qu'un gouvernement socialiste dirige et gouverne la France.

A croire qu'Henri Proglio, à la Une de bien des journaux pour ses gains disproportionnés, est protégé par François Hollande, nouveau président de lq République. Les électeurs,victimes des méthodes d'Henri Proglio, voteront-ils encore pour des candidats socialistes les 10 et 17 juin 2012 ?

La politique énergétique de Sarkozy continue avec Proglio

Après la perte d'indépendance d'Areva face à EDF, Henri Proglio est devenu le *saigneur" de toute la filière énergétique. Interrogé par téléphone, un cadre EDF qui souhaite conserver l'anonymat, explique : "Henri Proglio est le véritable ministre de l'énergie. Il veut mettre au pas l’ensemble de la filière et en être le grand chef. Anne Lauvergeon s’était mise sur son chemin. Elle défendait l’idée que les acheteurs ne veulent pas forcément du «tout français», du combustible aux prises de courant. Ils veulent le choix. Il fallait laisser les acteurs de la filière jouer séparément quitte à s’entendre là où il le fallait. Mais Nicolas Sarkozy s’était rangé aux considérations de Proglio et Guéant, davantage pour des raisons plus personnelles que rationnelles. Proglio prend même aujourd'hui des risques importants au moment même où la filière nucléaire traverse une période difficile.

"En nommant Luc Oursel, le directeur général délégué, contre qui pourtant s’étaient élevés les membres du comité exécutif du groupe, Sarkozy a créé une ambiance effroyable dans l’entreprise au moment même où elle a surtout besoin de continuité et de calme. Après Fukushima, l’industrie nucléaire mondiale est en crise. Anne Lauvergeon représentait la continuité et surtout la défense de l’EPR, ce réacteur plus cher mais aussi bien plus sûr. L’accident japonais avait paradoxalement renforcé les chances de l’EPR. Comment les futurs et éventuels clients de ce réacteur ont-ils compris le limogeage d’Anne Lauvergeon?"