Les huiles essentielles : introduction à leur utilisation

Huile essentielle de romarin - flickr
Huile essentielle de romarin - flickr
Les huiles essentielles, tout le monde devine au moins leur parfum très fort. Mais une huile essentielle, ce n'est pas juste un liquide qui sent bon !

Petite histoire des huiles essentielles

En Chine, en Inde, au Moyen-Orient, en Egypte, en Grèce, en Amérique et en Afrique, les huiles essentielles sont reconnues et utilisées depuis des millénaires pour leurs puissantes propriétés thérapeutiques. En Europe par contre, il faut attendre la révolution industrielle pour que l’extraction des huiles essentielles par distillation à la vapeur d’eau ait lieu. En fait, c’est au début du XXème siècle que les propriétés des huiles essentielles et leurs vertus thérapeutiques commencent à être sérieusement étudiées. R.M Gatefossé, pionnier de la parfumerie moderne, se brûle un jour les mains lors d’une explosion dans son laboratoire. Il a alors le réflexe de plonger ses mains dans un récipient rempli d’huile essentielle de lavande. Le soulagement est immédiat, et sa plaie guérit avec une rapidité inattendue. Etonné par ce résultat, il décide alors d’étudier les huiles essentielles et leurs propriétés. Gatefossé, Valnet et ses disciples sont considérés comme les « pères » de l’aromathérapie.

Les procédés d’extraction

Selon les plantes, les molécules aromatiques sont situées dans les feuilles, les fleurs, les rameaux, les rhizomes, l’écorce etc. Pour en extraire les huiles essentielles, c’est-à-dire les principes actifs et odoriférants des plantes, on utilise principalement deux procédés d’extraction. Le premier, c’est la distillation à la vapeur d’eau à basse pression. Les plantes sont placées dans un panier percé au-dessus d’un réservoir à eau sur une source de chaleur. La vapeur d’eau traverse les plantes et se charge des principes actifs de la plante. Elle est ensuite recondensée dans un serpentin. Au bout du serpentin, un essencier recueille l’eau et l’huile essentielle. Il suffit alors de séparer les deux liquides. L’huile essentielle est constituée à 100% de molécules aromatiques.

Pour les agrumes, le mode d’extraction est différent : la substance aromatique est obtenue par pression à froid de zeste. On parle alors « d’essence ».

Attention, il existe sur le marché des huiles essentielles extraites à partir d’enfleurage ou de solvant. Elles ne peuvent en aucun cas être utilisées en aromathérapie. Seules les essences et huiles essentielles 100% pures, 100% naturelles, 100% intégrales et obtenues selon les procédés décrits peuvent être utilisées.

La notion de chémotype

Vous demandez à la vendeuse de l’huile essentielle de thym, et elle vous répond du tac-au-tac « D’accord, mais laquelle ? ». Et là, vous vous rendez compte qu’il en existe près d’une dizaine, genre huile essentielle de thym « à thymol », « à géraniol », « à linalol », « à cinéole » etc. C’est quoi cette langue en –ol ? En fait, c’est ce qu’on appelle le chémotype de l’huile essentielle. Le chémotype est défini par la molécule majoritairement présente dans l’huile essentielle et sert d’outil de classification chimique, biologique et botanique. Ce qu’il faut retenir, surtout, c’est que selon son chémotype, l’action thérapeutique de l’huile essentielle varie. Par exemple, le thymol a des propriétés anti-infectieuses majeures, alors que le géraniol a une action antibactérienne et antifongique. Choisissez alors votre H.E.C.T (huile essentielle chémotypée) en fonction de l’action thérapeutique désirée.

Relectrice Correctrice - Traductrice, Séraphine Aloïsio

Séraphine Aloïsio - Traductrice et correctrice spécialisée en développement personnel, ésotérisme, médecines ...

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