
- déchets en compost - RL
Le compost, c’est la décomposition de déchets végétaux - mais pas seulement – qui, absorbés par les micro-organismes et les vers de terre, se transforment en humus ou terre végétale : Répandu dans vos plantations, il y apportera des éléments nutritifs.
Compost en tas ou en bac
Tout d’abord, une question : faire son compost en tas ou dans un composteur ? Le tas est plus facile si vous possédez un grand jardin et si vous pouvez l'installer dans un coin discret. Il faudra cependant prévoir de le couvrir d’une bâche pour le protéger des grands froids l’hiver ou d’une trop grande humidité s’il pleut souvent et beaucoup. En effet, trop d'humidité ralentit la fermentation.
Le composteur (bac, silo, fût) prendra moins de place. Certaines municipalités proposent des composteurs à un prix avantageux, de 15 à 25 € environ contre plus double ou même triple en magasin. Le prix dépendant de la taille, de la matière (le bois, plus joli, sera plus cher). Il comporte une trappe d’accès qui permet de récolter l’humus le plus ancien, dans le bas du compost.
Il existe également des composteurs d’appartement, généralement pour « vermicomposts » : vous achetez également les vers de terre qui vont manger et traiter vos déchets et accélérer le processus !
Des odeurs ? Normalement non ou alors c’est que le compost n’est pas assez aéré, il manque d’oxygène, il n’arrive pas à se décomposer en humus.
Le choix fait et l'emplacement décidé, on commence à mettre les déchets au compost : une variété beaucoup plus grande que ce qu’on pourrait imaginer au départ.
Une grande variété de déchets à composter
Évidemment on pense tout de suite aux épluchures des fruits et légumes, à la tonte du gazon, aux feuilles mortes, aux mauvaises herbes et plantes fanées, mais la gamme est bien plus étendue.
Parmi les déchets ménagers, il faut penser aussi au marc de café, feuilles de thé, aux coquilles d’œufs, coques de noix et noisette… Et oui les petits – et gros – vers vont se régaler ! Il paraît qu’on peut aussi mettre mouchoirs en papiers, cheveux, tissus en fibre naturelle…, mais pas les écorces d’orange ni les déchets de viande ni de poisson. Les avis sont partagés pour les croûtes de fromages, ou la couenne de jambon. Elles risquent d'attirer les mouches. Si vous les mettez, brassez bien pour les enfouir
Le plus simple, pour la « récolte », c’est, lorsqu’on prépare le repas ou qu’on débarrasse pour la vaisselle, de mettre tout cela dans une feuille de papier journal qui pourra partir dans le compost, mais pas du papier glacé.
Pour les déchets du jardin, du verger ou du potager, outre les produits énumérés ci-dessus, on compostera des débris de branchages en les ayant réduits en morceaux les plus petits possible. Le gazon ne sera cependant pas mis en couche trop épaisse. D’une façon générale, il faut alterner, mélanger les différents composants du compost. On évite de mettre des plantes et feuilles atteints de maladies, les mauvaises herbes montées en graines et les plantes toxiques comme le laurier rose ou le muguet.
La terre des jardinières que l’on change peut aussi aller dans le compost, de même la vieille paille
Entretenir et faire vivre son compost
Si le compost est dans un bac, il faut vérifier qu’il ne sèche pas : l’humidifier de temps à autre avec de l’eau de pluie, le mélanger, l’ aérer. Le bon taux d’humidité peut être apprécié en prenant une poignée de compost et en la pressant : quelques gouttes doivent en sortir
On peut accélérer le processus de compostage avec des plantes comme l’ortie, la valériane, la bourrache ou même de la levure de bière.
Le compost en toutes saisons et dans toutes les plantations
Quand le compost est devenu un bel humus bien noir – au bout de 6 à 12 mois - il n’a plus qu’à aller dans les plates-bandes, jardinières et autres plantations. On récolte au fur et à mesure, dans le bas du compost tandis qu’on continue à l’alimenter par le haut. Si toutes les matières ne sont pas décomposées, on peut tamiser.
Le compost peut être mélangé à la terre de plantation d’arbustes, au terreau des jardinières, en surfaçage au pied des légumes et fleurs d’été. A l’automne on le mettra au pied des massifs de vivaces et des arbustes. Le compost jeune, pas encore totalement mûr, peut être utilisé en fumure de fond : incorporé au sol en automne, étalé en couches fines en été. Il sert aussi de paillage pour conserver l’humidité et éviter les mauvaises herbes.
Bref, du début (réduction des déchets) à la fin (nourriture de nos plantations), le compost est bien utile ! Des communes commencent à proposer des composteurs à usage collectif pour les immeubles (Angers, Paris, Rennes…)
