Le Chat Noir, fondé en 1881 par Rodolphe Salis à Montmartre est le premier cabaret littéraire, artistique et musical d’avant-garde à Paris. Ce cabaret fut un lieu d’innovation et d’improvisation où les soirées ne se limitaient pas aux programmes habituels.

Cette première manifestation marque la renaissance du musée de Montmartre portée par la société Kléber Rossillon, avec la volonté de s’inscrire dorénavant dans le réseau des musées parisiens.

Présentation du Musée de Montmartre

Accessible depuis la rue Cortot, le musée de Montmartre, classé Musée de France depuis 2003 est constitué d’un bel ensemble de bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles, dernier souvenir de la vie de campagne à Montmartre.

Au début du XXe siècle, le Musée de Montmartre fut un lieu de rencontre et de résidence qui attira de nombreuses personnalités, comme Suzanne Valadon, Utrillo, Utter, Reverdy etc. Auguste Renoir, sans doute le plus célèbre d’entre eux, y eut son atelier et y réalisa des toiles majeures, parmi lesquelles, "le Bal du Moulin de la Galette", "la Balançoire", ou "Danse à la Ville", pour laquelle Suzanne Valadon servit de modèle.

"Le Chat Noir" est le premier cabaret littéraire, artistique et musical d’avant-garde à Paris

Présenté à l’époque comme un "cabaret de style Louis XIII", le premier Chat Noir ouvre ses portes en novembre 1881, au 84, boulevard Rochechouart, en lieu et place d’un ancien bureau de poste.

Ce cabaret fut un lieu d’innovation et d’improvisation où les soirées ne se limitaient pas aux programmes habituels. Au contraire, elles constituèrent un mélange imprévisible de chansons et de boniments, avec le théâtre d’ombres comme principale attraction. Pour la première fois, un piano est autorisé par la police.

En juin 1885, Salis fut en mesure de transférer son cabaret dans un beau bâtiment de trois étages élégamment meublé de la rue Victor Massé (anciennement rue Laval), situé à quelques pas de l’ancien Chat Noir, qui fut, quant à lui, repris par le chansonnier Aristide Bruant et rebaptisé Le Mirliton.

Parcours de l’exposition "Autour du Chat Noir" : arts et plaisirs à Montmartre de 1880 à 1910

L’exposition évoque l’atmosphère littéraire, artistique et musicale du Chat Noir au travers de plus de 200 œuvres, une reconstitution du théâtre d’ombres et des accompagnements musicaux (Bruant, Yvette Guilbert). Sans oublier le divertissement et la bohème artistique montmartroise représentés par le cirque Fernando, le Moulin Rouge et le Bal Tabarin.

  • Salle 1 : origine du titre "Le chat noir" et de l’humour chatnoiresque
Accompagné d’un texte d’introduction, la première salle de l’exposition présente les dessins et les estampes qui ont inspiré le nom du cabaret.

  • Salle 2 : le premier Chat noir
Cette deuxième salle présente des photographies du premier cabaret de Salis, des compagnons de Salis ainsi que des œuvres qui y ont été peintes. On découvre des exemples de livres et de musique qui ont été influencés par le cabaret, ainsi que des exemplaires de la Revue du Chat Noir, publiée à partir de 1882 par Salis et illustrée par des artistes tels que Willette, Steinlen, Rivière...

  • Salle 3 : le deuxième Chat Noir (12 rue Victor Massé), le Théâtre d’ombre et la musique
Sous la direction de Salis, et grâce au talent des écrivains et des artistes, Le Chat Noir et son Journal furent une incroyable réussite. En juin 1885, Salis décide de transférer son cabaret rue Laval (aujourd’hui rue Victor Massé). Cette salle présente des images du nouveau cabaret et la reconstruction du théâtre d’ombres.

  • Salle 4 : Aristide Bruant, Le Mirliton (café et journal) et les cafés
En 1885, le chanteur Aristide Bruant installe son cabaret, le Mirliton, à l’emplacement du premier Chat Noir. Il crée également sa revue, le Mirliton, dans laquelle il publie ses chansons illustrées par des dessins de Toulouse Lautrec et Steinlen.

  • Salle 5 : l’influence du Théâtre d’ombre sur l’art du symbolisme, sur les Nabis et sur les théâtres libres
Afin de montrer l’importance du théâtre d’avant-garde à Montmartre, cette salle présente des œuvres des Nabis, comme Vuillard et Bonnard, conçues pour deux importants théâtres de Montmartre : le théâtre libre et le théâtre de l’œuvre.

  • Salle 6 : le cirque
Cette salle est dédiée au thème du cirque et des fêtes foraines comme on le trouvait au cirque Fernando et dans les rues de Montmartre. Les peintures de clown tel que Footit et Chocolat rendent compte de la fascination que les artistes avaient pour les spectacles populaires et pour les représentations des marginaux.

  • Salle 7 : Les cafés-concerts et leurs interprètes
Des estampes, des affiches, des peintures et des dessins représentent les artistes populaires tels que Yvette Guilbert, Loie Fuller et la Belle Otero, qui accompagnent en musique les cafés-concerts.

Par ailleurs, une série d’images de danseuses sur scène et dans les coulisses représentent la fascination de ces artistes pour toutes les formes de spectacle sur scène.

  • Salle 8 : le Moulin Rouge et les "Dance Halls"
Cette salle présente des artistes comme la Goulue qui ont attiré les personnalités et le public de masse dans les salles de danse de Montmartre comme le mythique Moulin Rouge.

Renseignements pratiques