On le sait tous : les petites voitures, discrètes, sobres et frugales, sont davantage à la mode que les imposants SUV par ces temps de pétrole cher. Fort heureusement (avouons-le), l'automobile-plaisir n'est pas morte dans nos contrées. Jeep en donne un bon exemple avec son anguleux 4X4 Wrangler.

Look : Pas de doute. Lorsque l'on se trouve devant lui, l'hésitation est impossible : le Wrangler est un vrai 4X4. Ses angles carrés et ses lignes droites, presque caricaturales et grossières, confèrent au véhicule un côté décalé, évoquant immédiatement les safaris des plateaux désertiques de l'Afrique. Pour peu, on y verrait un lion ou un éléphant en regardant à côté. Avec ses grosses roues et ses passages de roues élargis, son châssis surélevé à la manière d'un passe-partout, son immense calandre et ses optiques rondes, le Wrangler se distingue de la concurrence.

Habitacle : Les matériaux utilisés ne sont pas des plus hauts de gamme mais la finition demeure correcte. Surtout, le volant et la planche de bord droits, simples, imposent une réelle impression de robustesse. Et comme l'assise est haute et l'habitacle large et spacieux, bien que sombre et triste, la sensation d'être dans un vrai 4x4 est là. Pratiques, en outre, les multiples rangements disposés entre les sièges ou dans les portières. Seule la version châssis long bénéficie, en revanche, d'un coffre conséquent.

Moteur : Le 2,8 CRD maintient ses origines. Sauf que ce quatre cylindres, modifié, atteint désormais 200 chevaux. Equipé de la boite automatique à 5 rapports, il offre un couple de 460 Nm, disponible à 1 600 tours. En découle des reprises franches en dépit de la masse de la bête, capable d'atteindre les 100 km/h départ arrêté en une dizaine de secondes. L'agrément qui en découle est bon, mais la puissance tarde à descendre et, du coup, le temps de réaction entre l'appui de l'accélérateur et l'accélération demeure long. Très long, même, mais soyons honnêtes : le Wrangler y trouve son charme ! Bien sûr, la consommation atteint rapidement les 10 litres aux cent, à moins de faire preuve d'une grande rigueur dans l'éco-conduite. Le Wrangler, en tout état de cause, revendique un taux d'émission de CO2 proche des 230 grammes au kilomètre.

Comportement : La première impression est surprenante. Alors qu'on s'attend à un peu de souplesse, on constate immédiatement une grande rigidité des amortisseurs. Tellement rigides que chaque irrégularité de la route se ressent dans l'habitacle. De fait, le Wrangler offre une bonne tenue en virage : non sujet au roulis, le 4X4 bénéficie même d'un certain dynamisme et, sur les routes sineuses de la région de Courchevel, s'avère finalement amusant à conduire et à pousser aux limites. A ceci près que la rigidité engendre des transferts de masses exacerbés, qui incitent à anticiper les réactions. Hors route, le Wrangler demeure bien entendu un vrai franchisseur et, pour ainsi dire, n'a peur de rien. Ses angles de franchissement autorisent toutes sortes d'aventures.

Prix : à partir de 30 700 euros, et jusqu'à 39 550 euros hors options. Le prix de l'authentique.