Le contexte

A des périodes où crises et mutations économiques s’enchaînent, entreprises privées et structures publiques cherchent à s’entourer des meilleurs spécialistes. Pour autant, elles ne recherchent pas forcément à recruter un salarié à temps plein, surtout s’il s’agit de résoudre un problème ponctuel ou conduire un projet de développement. A ce titre, le consultant externe est la ressource humaine appropriée. Son expérience mais aussi ses compétences, alliées à une bonne vision globale des problématiques exposées, font de lui un expert dont le recours devient incontournable.

Une approche du consulting

Un emploi de consultant suppose, au préalable, de réaliser un point précis concernant son expérience professionnelle. En effet, pour qu’une expertise soit crédible et appréciée à sa juste valeur, quelques questions méritent réflexion : quels sont les projets que j’ai pu mener à bien ? Quelles sont les difficultés que j’ai rencontrées dans ce cadre ? Quelles sont les réponses et solutions que j’ai formulées ? Ont-elles généré les résultats escomptés ? Dans le cadre de ce questionnement, il ne faut pas éluder la dimension relationnelle : l’activité de conseil ne se limite pas à l’apport d’une expertise, aussi brillante soit-elle, mais intègre également des notions d’échange et écoute. Au besoin, si ce travail global semble difficile à mener, un bilan de compétences, voire un coaching, peuvent s’avérer utiles. Une validation de ces prérequis est indispensable, pour qui souhaite éviter bien des désillusions.

Le recrutement d’un consultant

Le réseau constitue la voie privilégiée pour être recruté en tant que consultant. Il convient donc de se constituer un carnet d’adresse mentionnant les coordonnées de personnes clés : relations facilement accessibles telles que relations familiales, amicales et professionnelles. L’objectif de cette démarche étant d’obtenir une recommandation professionnelle, un exposé clair et concis du domaine d’expertise est fortement préconisé. De fil en aiguille, des rencontres vont se réaliser et les possibilités de mission se feront jour : les problématiques des uns font souvent le domaine d’intervention des autres, pour peu qu’un consultant adopte une attitude professionnelle, tout en continuant d’élargir son panel de contacts.

La formation continue d’un consultant

Pour rester opérationnel et attractif, un consultant doit assurer une veille attentive et régulière. En effet, se reposer sur des compétences ne suffit pas si l’on n’est pas en mesure de s’adapter à de nombreuses évolutions (technique et juridique, entre autres) liées à son domaine d’expertise. Cette démarche de formation peut notamment s’appuyer sur la participation à des colloques, salons et réunions professionnelles. A ce titre, le réseau d’un consultant peut l’aider en ce sens : les informations glanées en ce sens peuvent se révéler précieuses. Certains consultants, qui ont opté pour le portage salarial, ont également la possibilité de suivre des sessions de formation spécifiques (exemples : communication, approche commerciale), afin de renforcer leur employabilité. Enfin, la constitution régulière d’une revue de presse professionnelle est indispensable : la lecture de la presse économique, entre autres, permet d’actualiser ses connaissances et comprendre les mutations dont il faut tenir compte, dans l’optique d’une offre de service pragmatique.

Pour approfondir le sujet, la lecture de l’ouvrage suivant est conseillée : « Consultants : Trouvez vos premières missions – Développez votre business » (auteurs : Catherine Pompeï et Roland Bréchot – Editeur : Dunod).