Comment manger bio et pas cher : les vraies solutions

Aliments bio et naturels - photo libre
Aliments bio et naturels - photo libre
Entre marques de distributeurs, marchés discount et boutiques spécialisées, il est possible de consommer bio tout en préservant son budget.

« Le bio, c’est trop cher ! » Voici une idée reçue bien difficile à chasser. Pourtant, en modifiant ses habitudes et en comparant ce qui est comparable, il s’avère que de nombreux aliments bio sont à peine plus chers que leur équivalent industriel. Et quelquefois, ils sont même moins chers !

Ce que le consommateur d’aliments issus de l’agriculture biologique recherche avant tout, c’est une culture respectueuse de l’homme et de la planète, et le vrai goût des aliments. Les fruits et légumes proposés en bio provenant exclusivement de cultures de saison, le client se plait à (re)découvrir la saveur d’une fraise ou l’arôme d’une pêche.

Le panier de base

Le prix des produits transformés est élevé car pour produire un bocal de raviolis bio, il faut que chaque ingrédient respecte une charte très stricte, de l’élément brut (farine) jusqu’au choix du sel. Par conséquent, ce n’est pas sur ce genre de produits que le consommateur pourra espérer faire des économies.

Par contre, les aliments de base représentent un excellent rapport qualité/prix : céréales (maïs, riz, pâtes…), légumineuses (haricots, lentilles, soja…), œufs frais, fruits et légumes de saison.

La preuve : chez Biocoop, la barquette de 6 œufs bio démarre à 1.89 € .

La viande bio

La consommation de viandes représente environ 30% du budget alimentaire des Français. Et là, comme pour tout produit de qualité, il vaut mieux consulter le prix au kilo pour se faire une idée juste de la valeur.

La preuve : dans un hypermarché d’Ile-de-France, le steak haché bio est affiché à 12,90 €/kilo, quand son équivalent avec label mais non bio est vendu 14.50 €/kilo.

Le hard discount

Les discounters ont largement investi dans la gamme bio et n’hésitent pas à afficher des prix intéressants. Mais la prudence est de mise : le bio ayant un coût, il vaut mieux privilégier les circuits qui s’inquiètent de la traçabilité et du sérieux de leurs fournisseurs.

Car il est reconnu que les discounters n’hésitent pas à changer de fournisseurs en fonction des opportunités marchandes qui se présentent à eux.

La preuve : La couleur et la consistance des œufs achetés chez Caron Bio diffèrent de celles du discounter du coin. Jaune moins orangé et blanc bien ferme… à chacun de juger.

Les trucs des pros du bio

Pour goûter aux fruits et légumes de saison quand on n’a pas la chance d’avoir un potager, il existe deux solutions intéressantes et peu coûteuses. Tout d’abord, les paniers bio (Jardins de Cocagne, AMAP, etc.), livrés à la maison ou à récupérer dans un lieu précis. Si vous êtes à Paris ou limitrophe, le supermarché Couleurs Bio propose de vous livrer à domicile ou à votre bureau. Et, pour celles et ceux qui souhaitent cueillir leurs propres produits, du printemps à l’automne, certaines cueillettes proposent des cultures bio ou non traitées (Chapeau de Pailles, etc.).

Les consommateurs de viande peuvent se fournir directement auprès des producteurs, sur le lieu de production ou par correspondance. A savoir : il est souvent proposé des colis de 6 à 12kg. La viande étant fraîche, il est toujours possible de la congeler ou de regrouper la commande avec des amis, des voisins, la famille…

Le juste prix du bio

La répartition des aides agricoles allant plus favorablement vers les grosses exploitations, l’inégalité entre bio et conventionnel se creuse. Sans parler des contraintes de rotation des cultures et des marges pratiquées par les distributeurs – grandes surfaces notamment.

Mais en consommateur averti, chacun est capable de se faire sa propre opinion, en comparant les tarifs pratiqués et en sélectionnant les produits qui offrent le meilleur rapport qualité/prix.

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Les adresses :

www.reseaucocagne.asso.fr

www.reseau-amap.org

www.biocoop.fr

www.caronbio.fr

www.chapeaudepaille.fr

www.couleursbio.com

., Jackie Péric

Jackie Péric - Diplômée Information & Communication, j'ai exercé pendant plus de 10 ans comme Rédactrice en chef, Responsable ...

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30 avr. 2010 10:37
Anonyme :
Je suis parfaitement d'accord avec l'article. J'achète les basiques dans la supérette bio près de mon bureau : oeufs, fruits, légumes, céréales. Plus quelques extras, qui restent raisonnables : yoghurts, chocolat...
Excellent article, bien documenté et reflétant bien la réalité
30 avr. 2010 10:44
Anonyme :
Interressant. Je fais partie de ces personnes persuadées que le bio est au moins 30% plus cher, c'est en tout cas ce qu'écrivent les magasines.
Je regarderais les étiquettes plus attentivement maintenant !
22 juil. 2010 10:15
Anonyme :
assez novice dans le bio, je dois le reconnaître, j'ai fait le test des oeufs........ oui, la couleur du jaune est différente selon l'approvisionnement. Est-ce à dire que c'est moins bio chez les discounters ?
25 août 2010 14:41
Anonyme :
Bonjour
Pour répondre au post du 22 juillet concernant la couleur du jaune d'oeuf, ce n'est pas forcément un signe de Bio ou moins Bio. Dans les ponderies industrielles, certains fournisseurs d'aliments pour poules pondeuses proposent des palettes de couleurs a l'éleveur, afin de choisir l'intensité du jaune. Par contre je pense que la notion de Bio va forcement changer du fait de l'assouplissement du cahier des charges pour les produits Bio, instauré par l'Europe.
AFONDBIO
4 Commentaires
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