Depuis la qualification peu glorieuse de l'équipe de France pour la Coupe du monde 2010, la question de l'arbitrage est sous les projecteurs. Les experts réclament notamment plus d'arbitres sur les terrains de foot. Les officiels font des pieds et des mains pour tenter de faire respecter les règles. Mais ils n'ont que deux yeux et semblent avoir besoin d'un coup de pouce. Dans votre salon, vous critiquez les cartons qu'ils donnent et ceux qu'ils oublient. Malgré votre amour pour l'équipe de France, vous auriez aimé être celui qui a vu la main de Thierry Henry. Voici ce qu'il vous faut savoir avant de prétendre au titre d'arbitre.

Des débuts accessibles

Le site de l'Union Nationale Française de Football (UNAF) invite les filles et les garçons âgés de 14 ans ou plus à devenir des arbitres officiels. Ils doivent soumettre leur candidature au District représentant le club de football de l'endroit où ils résident. Ils reçoivent ensuite un dossier de la Commission des Arbitres. Ils recueillent photos, certificat médical et au besoin, autorisation de papa et maman, avant de poster leur dossier complété. Si tout est en règle, ils seront soumis à une formation théorique, un test sur les règles du foot et quelques rencontres supervisées et évaluées. Acquérir une première licence et le statut de jeune Arbitre de District peut s'avérer un jeu d'enfant.

Entre le District et la Ligue

L'Arbitre de District qui souhaite gravir de nouveaux échelons peut évoluer à son rythme mais doit démontrer assiduité et intérêt pour le football et pour le rôle qu'il y exerce. Au fil d'années à appliquer ses connaissances, à participer à des stages de perfectionnement et à passer des examens un peu plus pointus, il pourra tester ses capacités et sa motivation. Si sa flamme demeure bien vivante, il terminera une saison en se classant parmi les meilleurs arbitres de la centaine de Districts que compte la France en football. Il pourra ensuite aspirer au titre d'Arbitre de Ligue.

Entre la Ligue et la Fédération

Devenir arbitre pour l'une des 22 ligues régionales que compte le territoire français est un passage obligé avant d'espérer atteindre le niveau d'Arbitre de Fédération. Le nouvel Arbitre de Ligue acquerra une première expérience en Ligue 3, dirigeant des joueurs de Promotion de Ligue (PL) ou de Promotion d'honneur (PH). En Ligue 2, il surveillera la conduite de footballeurs de Division d'Honneur Régionale (DHR) ou de Division Supérieure Régionale (DSR). Enfin, en Ligue 1, il ramènera à l'ordre des joueurs de Division d'Honneur (DH).

Les critères d'admission à la Fédération Française de Football

La Direction Nationale de l'Arbitrage (DNA) permet à un arbitre de la Ligue régionale de se porter candidat au titre d'Arbitre de la Fédération Française de Football (FFF) s'il remplit certaines conditions. Il doit notamment avoir entre 23 et 31 ans le 1er juillet de l'année où il dépose sa demande, avoir assisté à au moins un stage supérieur de Ligue et oeuvré une saison ou plus en Ligue 1. Il doit aussi avoir la nationalité de l'un des pays membre de l'Union Européenne. En général, pour une saison, les candidatures dans l'ensemble des 22 ligues régionale se limitent à 52.

L'atteinte des plus hauts niveaux

Les dissertations, épreuves de vitesse et d'endurance et évaluations au cour de championnats sauront déterminer si les braves volontaires ont la tête de l'emploi. Les vrais passionnés évolueront du niveau d'arbitrage Fédéral 5 au niveau Fédéral 1, où ils pourront arbitrer, par exemple, un match PSG-OM. Au-delà du plus haut niveau de la FFF, les officiels pourront enfin offrir leurs services à la FIFA.

Beaucoup d'efforts, peu de prestige

L'arbitre est pointé du doigt pour ses erreurs. On trouve toujours des partisans prêts à critiquer ses décisions, même les meilleures. Il mène depuis longtemps un combat pour une véritable professionnalisation de son statut. Au cours de la saison 2006-2007, un pas de géant a été fait à ce niveau. De nouvelles mesures ont été mises en place pour renforcer la formation et les exigences relatives aux arbitres de la Ligue de Football Professionnel (LFP). Ces mesures prévoient aussi une augmentation de 40% de leur rémunération annuelle. Un arbitre central de première division qui gagnait environ 50 000 euros par an voit ainsi ses revenus atteindre près de 100 000 euros. Énorme, direz-vous? Souvenez-vous qu'il doit dicter la conduite de joueurs pour qui cette somme considérable ne représente qu'un salaire mensuel.

Pour en savoir plus, consultez les sites de la Fédération Française de Football (FFF) et del'Union Nationale des Arbitres de Football (UNAF).