L’idée a été présentée au public lors de la Japan Expo 2011 depuis un corner d’exposant tout ce qu’il avait de plus banal si ce n’était l’éclatante variété de teintes et de styles que le festivalier pouvait admirer.

Le "Concept Aoji"

Une équipe enthousiaste et soudée se proposait alors d’énoncer clairement le « concept Aoji » entendez le projet de la galerie virtuelle « aoji.fr, the art of japanese illustration, online gallery ». Chaque personne qui faisait preuve de curiosité face aux remarquables et étonnantes créations affichées sur trois formats et supports différents avait ainsi droit à son interlocuteur souriant et bavard. Mais bavard dans le bon sens du terme. Car au contraire du discours vendeur et dépensier en superlatifs que l’on entend trop souvent, les acteurs de Aoji exprimaient une vraie passion et ce désir inimitable de partage.

En résumé, voici sur quoi repose l’idée d’Aoji : un groupe de passionnés justement qui s’est associé pour offrir au public français une vision éclectique de l’univers visuel des « productions actuelles japonaises ». Pour cela, ils ont étoffé leur idée en reprenant le succès du numérique. Des moyens d’impression numériques hi-tech sont mis en œuvre afin de proposer aux acquéreurs potentiels trois formats (34x21 cm, 60 x 85 cm, 100 x 140 cm) pour une même illustration, sur le support de leur choix : toile pour les puristes, aluminium ou plexiglas pour les aventureux. Et l’évidence saute aux yeux : pour une même image, le traitement adapté au support offre une vision différente, une autre aventure. Le principe des trois formats et des trois supports est limité à un nombre donné de reproductions afin que les œuvres proposées gardent leur empreinte artistique pure et exceptionnelle mais elle se noue parfaitement à l’esprit du temps hanté par la technologie.

La technologie au service de l'art pour tous

Si les amateurs d’art sont souvent peu enclins à adopter ce genre de modernité, Aoji a su faire pencher la balance. La principale raison en est que si les prix sont abordables pour tous (de 60 à 380 euros en moyenne), on garde l’aspect unique de son acquisition puisque les œuvres sont réalisées à la demande, qu’elles sont numérotées et en séries limitées.

De plus, Aoji offre une grande variété de thèmes et d’univers visuels avec pas moins de 29 artistes à son catalogue, des japonais bien sûr mais aussi des chinois. Le fantastique de Denki côtoie la poésie de Emukami, le psychédélique de Uki, l’onirisme de Sime et de Jun Kumaori, le japonisme de Sheep, le gothique arc-en-ciel de Munashichi, le kawai géométrique de Mojihara, les aquarelles de Miyabe Sachi…et tant d’autres. Il n’est ainsi pas nécessaire d’être amateur de manga ou du Japon pour apprécier ces créations, simplement d’avoir l’œil averti et l’esprit curieux, ouvert et assoiffé de nouveauté.

Plusieurs mois après son lancement en fanfares donc, Aoji est encore au cœur de l’activité visant à lier les fans de mangas aux amoureux de l’illustration, éveillant les esprits et le sens artistique. Je vous invite même à rendre visite à l’exposition « Nigen, dualités japonaises » qui se tient en ce moment même en partenariat avec Arté Concept au 255 de la rue de Charenton dans le 12e arrondissement parisien.

La protection des œuvres étant très efficace sur leur site, je ne peux que vous encourager à vous y promener pour mieux mettre des images sur mes mots : http://www.artofjapaneseillustration.com/shop/fr/

Sources : ma rencontre avec l’équipe du stand Aoji sur la Japan Expo 2011, le site Aoji.fr