Psychologie : comment reconnaître un adulte surdoué ?

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QI - http://gauchedecombat.files.wordpress.com
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Repérer un quotient intellectuel supérieur est une chose, mieux comprendre la personnalité de son propriétaire en est une autre. Voici quelques pistes.

Depuis le règne de Jack Lang à l'Education Nationale, les enseignants et les parents sont sensibilisés au sujet de la précocité et de son éventuel dépistage. Il devient même très à la mode de suspecter son chérubin d'être surdoué. Pas étonnant dans une société où la performance est devenue une valeur fondamentale.

La littérature sur l'enfant précoce abonde. Celle sur l'adulte en revanche est rare. Jeanne Siaud-Facchin, psychologue praticienne, spécialiste de la "surdouance", après avoir écrit sur l'enfant, s'est penchée sur l'adulte avec Trop intelligent pour être heureux? L'adulte surdoué (cette publication sera, avec l'expérience de l'auteure, la source de cet article).

Q.I, ou quotient intellectuel : un chiffre

La moyenne du QI se situe autour de 100 et un peu plus, car il progresse. Selon les tests de Wechsler, entre 115 et 130 on parle d'individu "doué". Au delà des 130, on parle de "surdoué". Ces chiffres sont déterminés par des tests, qui doivent (pour être exacts et signifiants) être menés par un psychologue ou un psychiatre. Ils évaluent plusieurs "types" d'intelligences, et tentent de faire une cartographie complète et personnelle de ce qu'est votre "intelligence".

Les test de Q.I que vous trouverez sur internet sont hélas des impostures, dans le sens où il ne vous donneront pas un résultat réel (et, ce, même si certains donnent des indices).

Que faire de ce chiffre ? Que dit-il ? Rien, mis à part que l'individu possède un potentiel... à réaliser. Et qu'il aura des facilités, dans certains domaines, dans certaines situations... Le chiffre n'est rien à lui seul.

Surdoué, au delà du Q.I, un fonctionnement à part

Le surdoué serait donc un favorisé. Une bonne fée se serait penchée sur son berceau pour lui donner une intelligence hors des normes courantes. La publication de Jeanne Siaud-Facchin, éclaire enfin d'un nouveau jour ce qu'est être surdoué. Non, tous les surdoués ne sont pas ingénieurs au CNRS ou chercheurs à l'INSERM... Il n'y a pas d'effet de cause-conséquence mécanique et implacable. Car un surdoué, avant d'être une intelligence hors des normes, c'est un fonctionnement de pensée hors des normes.

  • Un fonctionnement de pensée en arborescence: le surdoué pense concrètement (quasi physiologiquement) différemment. D'une idée jaillissent des dizaines, centaines, de branches, de liens, de connexions et, ce, de manière totalement désorganisée et incontrôlable. Le surdoué en a plein la tête et vit une sorte de sur-régime de la pensée.
  • Un fonctionnement de pensée permanent: "Ceux qui pensent que l'intelligence a quelque noblesse n'en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n'est qu'une malédiction" (Martin Page). L'incapacité du surdoué à mettre son cerveau en pause, en repos, en paix aussi, est une caractéristique souvent évoquée dans les cabinets des psychologues... L'hyper-fonctionnement intellectuel, s'il est un don, a son revers.
  • Un fonctionnement de pensée à grande vitesse: la rapidité des connexions, des associations d'idées, s'effectuent en deçà du seuil du conscient. On croira le surdoué intuitif. Il aura la réponse à un problème sans pouvoir expliquer pourquoi et comment. Pourtant le cheminement, les étapes de résolutions du problème se seront effectuées par-devers lui... Mais dans la vie, professionnelle ou personnelle, on ne peut pas dire "c'est la solution, je ne peux pas expliquer pourquoi, mais je le sais".

Le surdoué n'est en fait pas plus intelligent... il est différemment intelligent. Et ces différences ne sont pas que des atouts. Inutile d'être grand clerc pour deviner que ces fonctionnement de pensée conditionnent aussi la personnalité du surdoué.

Surdoué, une personnalité complexe

Qu'on soit "diagnostiqué" ou pas, il est bien évident que la "surdouance" n'implique pas que la vie intellectuelle de celui que Jeanne Siaud-Facchin appelle le "zèbre" (pour éviter tout le poids que contient le mot "surdoué", mot qui oblige à la réussite!).

  • L'estime de soi basse : en grande majorité (si l'on en croit les études cliniques encore récentes), les surdoués ont une image d'eux-mêmes déplorable et ne croient pas à leur propre intelligence, même chiffres à l'appui.
  • L'hypersensibilité : l'intelligence hors norme irait donc de paire avec une sensibilité exacerbée. Le surdoué a significativement et extraordinairement besoin de bienveillance, de valorisation, de compréhension, et d'amour.
  • La culpabilité : savoir ou sentir son potentiel et ne pas le réaliser. Ne pas le réaliser comme on aurait aimé ou comme la société voudrait qu'on le réalise. La culpabilité hante le surdoué.
  • La lucidité : cruelle. Elle amène notamment à une remise en question permanente de soi. "Heureux les simples d'esprit" disent les Béatitudes dans le Nouveau Testament. Le surdoué, souvent, voudrait faire partie du peuple des simples.
  • Le besoin d'anticipation et de maîtrise : impossible pour le surdoué de vivre le "carpe diem"Il lui faut du solide, de l'infini, de l'absolu, tout en sachant où il va. Se sachant "fragile", il est compréhensible que le surdoué cherche à tout prévoir, tout en cherchant à combler ses besoins.
  • La difficulté du rapport aux autres : souvent solitaire, parfois par caractère, souvent par nécessité. Se sentir différent éloigne des autres. Être repéré par les autres comme différent fait fuir le surdoué. Et c'est sans compter que lorsque des liens se nouent tout de même, reste le problème de l'incompréhension de fonctionnement différents.

Le tableau est un peu noir, il contrebalance le tableau clinquant qu'on se fait du surdoué habituellement: lui qu'on envie, dont on se dit qu'il est verni et que tout lui réussira. Mais le surdoué n'est pas que souffrance et douleur. Il est aussi créatif, souvent plein d'humour, surprenant, original et attachant... et heureux aussi!

Vers une meilleure compréhension

Si vous avez un "zèbre" dans votre entourage, si vous en êtes un ou une, si vous pressentez que vous pourriez l'être... Lisez Trop Intelligent pour être heureux. Tout n'est peut être pas à en garder, chaque individu est particulier, mais vous comprendrez mieux qui sont les surdoués. Et, qui sait, en aidez un ou une, ou vous aider vous-même! Car le quotidien d'un zèbre et de son entourage n'est pas facile.

L'histoire continue ici

A lire sur l'enfant surdoué

A lire aussi, un mal qui atteint nombre de surdoués : la peur de la folie

Sources :

Trop intelligent pour être heureux, Jeanne Siaud-Facchin, éditions Odile Jacob

Comment je suis devenu stupide, Martin Page, éditions Le Dilletante

Hélène Flaux, LnF

Hélène Flaux - J'aime partager mes découvertes, mes croyances, mes espoirs, mes interrogations. Ecrire, c'est communiquer, et depuis toujours ...

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89 Commentaires

Commentaires

9 juin 2010 22:33
Hélène Flaux :
Ca fait mal, les pubs sur l'éjaculation précoce sur mon article....
Pampers, c'était déjà hard, au vu de mon militantisme anti Procter & Gamble, ... mais là ......
10 juin 2010 13:51
Anonyme :
merci

un zèbre
17 juin 2010 15:39
Anonyme :
C'est plutôt drôle au contraire et ça colle avec le trop d'intelligence et reflexion, le surdoué est lui aussi une sorte d'éjaculateur préocce d'idées, elles sortent et se formulent sans qu'il ait le temps de réaliser.

Maintenant je me sens mieux de savoir que c'est normal que me je sente mal!

Un zèbre à talon
18 juin 2010 18:53
Hélène Flaux :
Merci de cette remarque si pleine d'humour et de justesse !
15 sept. 2010 16:51
Anonyme :
44 ans d'errances, de questionnements, d'angoisses parfois, à toujours me sentir en décalage et jamais "normale".... une immense, immense solitude, toujours, tout le temps.... c'est de moi que parle cet article, c'est à la fois un soulagement et une horreur !.... je ne suis pas un monstre, mais ne serai JAMAIS comme les autres.... Et je pense à mon père, mon fils.... nous sommes pareils, mais mon papa par exemple je n'ai jamais pu le "rencontrer", il vit dans sa bulle. Il avait eu son certificat d'études à 11 ans, a appris à se servi d'un ordinateur tout seul à 78 ans... et mon fils tellement sensible, qui voulait mourir vers 9 ans, à force de douleur d'être trop différent et qui n'en fiche pas une à l'école....
15 sept. 2010 17:47
Hélène Flaux :
jamais pareil que les autres... soit ... mais QI mis à part, nous sommes tous singuliers, et même si ce sentiment de différence est plus fort chez le surdoué, il faut à tout prix le vivre de façon décomplexée, et ne pas renoncer à la communication avec le monde... et au moins à communiquer en famille.
17 sept. 2010 23:51
Anonyme :
Merci de cet article très clair.
Peut-être qu'un adulte surdoué, pour être heureux, doit trouver un compagnon (ou une compagne) lui-même (ou elle-même) surdoué(e). Qu'en pensez vous?
5 oct. 2010 23:31
Anonyme :
Et bien nous sommes deux précoces mais nous ne le savions pas vraiment. Ca marche mais c'est dur car nous n'avons malgré tout, pas le même mode de fonctionnement: lui plutot isolé et négatif, mais plutot exhubérante à un moment déprimée à l'autre... Pas facile tous les jours.
6 oct. 2010 00:07
Anonyme :
j ai parfois honte de vivre,limposture sociale me mine,l hypocrisie me revolte,l intelligence un grand mystere,oui la solitude est un mauvais esprit,mais une recontre avec soi meme,il lui est tellement facile de me comprendre,la mediocrite me degoute,il m est totalement impossible de trouver le bonheur,car totalement incompris,je pratique l autocensure volontaire,pour masquer mes connaissances,je prefere etre l idiot de service,de la sorte ,il est plus facile de me juger,et se dire ,que celui d en face est plus fort que moi,en allant dans ce sens,j ai des amis,car ils savent que je suis le debile de service,et que je suis laid,,,,,,,,,,,,,,,3
3 nov. 2010 01:08
Anonyme :
Je n'ai pas la sensation d'etre trés intelligent, mais je me suis toujours senti différent des enfants de mon age. Aujourd'hui à 16 ans, j'ai encore cette sensation.. En cours je dessine, je pense à tout et a rien sans vraiment ecouter, honnêtement je ne fournis aucun travail personnel chez moi, et pourtant mes notes restent stables en 1ere S.
J'ai l'impression de ne pas etre a ma place, mes cours ne m'interressent pas, je fais attention avec mes amis de ne pas dire de phrase trop compliquée, de ne pas montrer mes connaissances. Je n'ai jamais parlé de ca par peur d'avoir l'air prétentieux.. J'ai toujours su ma différence, mais je ne peux jamais en parler.
7 nov. 2010 02:36
Anonyme :
j ai survolé ce livre et trouvé nombre de caracteristique pouvant eclairer certains trait de caractere.
jamais je n aurai osé me renseigner sur la douance si ma femme ne m avait pas soufflé l idee il y a des années a l occasion d un reportage tele.
je ne sais pas si je suis comme ça?
je ne suis pas sur d assumer une reponse;quelle soit positive ou negative,je ne peut m empecher de pensé que la douance est un glorieux handicape pour excuser, l inadaptation manifeste aux autre, et un sentiment inebranlable de mediocrité(a moins que cette humilité pitoyable ne soit que le masque d un narcissisme et d un ego surdimensioné qui ne suporte pas le fait d etre un type moyen peut etre meme en dessous de la moyenne ,incapable de faire le deuil de ces fantasmes de puissance a la con du genre "hou hou regarder moi comme je suis superbe"!!!!)
je ne sais meme pas pourquoi j ecris ça .
avez vous deja resenti le vertige (pour ne pas dire la nausée )de la tentative de description de sont identité quand celle ci semble etre une cascade de contradictions chaque definition pouvant etre aussi vue comme sont exacte contraire

19 nov. 2010 19:54
Anonyme :
Merci beaucoup pour cet article, je suis moi-même un haut QI diagnostiqué, et à 36 ans n'ai toujours pas réussi à avoir vraiment une situation stable car trop difficile pour l'instant de rester avec qq'un qui ne va pas à la même vitesse que vous, et parce que je victime de mes passions. Le surdoué ne choisit pas forcément ses activités, il fonce vers ce qui le passionne, et ce qui le passionne n'est pas forcément ce qui est le mieux pour lui... C'est un peu mon pb.
Par contre, suite à un accident vers l'âge de 10 ans je me suis introspecté et ai fait une spécialité d'être capable d'expliquer comment me viennent mes raisonnements et mes conclusions. Ce n'est pas du tout impossible (même si cela m'a pris des années) de dépasser l'état du gars qui dit une phrase et en s'entendant la dire, voit sa pensée aller si vite et si loin qu'il la termine en disant "je ne suis pas d'accord avec ce que je viens de dire" :-(
Mais c'est dur...
La connaissance de soi, un outil primordial pour le surdoué...
A propos, il existe une association, le MENSA, où se réunissent des personnes à haut QI. Ses réunions mensuelles sont sympas et pas du tout prises de tête comme on pourrait s'y attendre. Et nous y sommes tous différents, les stéréotypes pour les personnes originales, ce n'est pas évident. L'originalité et la créativité peuvent-elles être vraiment stéréotypées ?
Serge :-)
2 déc. 2010 05:17
Anonyme :
Personellemet, je n'ai jamais fait de test pour voir si je suis ou pas surdoué, mais quand je lis ce qu'il y a sur les sites ou dans les livres, je me reconnai vraiment à un point que ça fait peur, je suis content de me dire que c'est peut être pour ça que je suis comme je suis....
Un ptit jeune gentil mais un peu bizarre...
4 déc. 2010 09:35
Anonyme :
En lisant tous ces articles et témoignages je réalise pas à pas qu'une vérité s'impose à moi, réconfortante et effrayante à la fois. Réconfortante car quoi qu'on en dise il vaut mieux trop en avoir que pas assez, et effrayante car ce don est très cher à exploiter.
J'aimerais pouvoir partager toutes ces pensées mais les ecrire est souvent assez périlleux, laborieux. Alors j'adore parler, mais encore faut il trouver une oreille, une bonne, et un écho, une réplique. Dur de trouver des alter égos, dur de se sentir isolée, incomprise, admirée et jalousée en même temps, dur de devoir toujours s'adapter à l'autre.... Génial par contre d'y parvenir !!!
A 38 ans aujourd'hui le constat est que je m'évertue à construire vite et bien et à détruire dès que l'objectif est atteint ! Toujours palier à la lassitude qui entraine l'abandon, toujours s'interroger sur ce qui enfin me laissera en paix poser mes bagages et savoir de quoi peut être fait mon bonheur.... Au risque d'écrire là un roman j'arrête l'énumération des choses qui me font croire que j'en suis.
Alors je cherche quelqu'un avec qui partager ça, car je pense que l'union fait la force...
Françoise.
21 déc. 2010 16:56
Anonyme :
tellement vrai cet article.une sensibilité si forte que vs portez les peines du monde. on se met a éviter toutes situations conflictuelles et l'humour reste l'atout qui nous permet d'etre attacher a monde, d'être normal...
9 janv. 2011 15:57
Anonyme :
je viens de lire l'article, même si on se reconnait, on se confond même dans la description, on devrait pouvoir se dire qu'il y a une place pour nous. et bien non. jamais intégrée, toujours en souffrance, je donnerais n'importe quoi pour être comme tout le monde.
se sentir mal encore et toujours malgré tous les efforts pour coller au monde.
11 janv. 2011 20:40
Anonyme :
Merci .
Un zèbre précoce dans les deux sens .
17 janv. 2011 15:07
Anonyme :
Merci pour votre article. 44 ans aussi de questionnement non compris par l'entourage qui préfère me conseiller d'arrêter de me poser des questions. Ben voyons c'est comme de me demander de respirer une fois sur deux ! Etre sensible couplé à une envie de comprendre montre est tout simplement un excercice acrobatique sur corde raide sans parapluie pour l'équilibre. Oui heureux les "simple d'esprit" ceux qui vivent dans la joie sans se poser de questions ou alors les cracs bourrés de diplômes reconnus par leurs pairs..Quand j'ai commencé à lire les spécificités de la surdouance, j'en ai pleuré, cela correspondait vraiment mais surtout au niveau des souffrances, Je ne suis pas "intelligente" j'en ai que des pointes mais le reste oh oui. Mais ce qui est douloureux c'est de ne pas être comprise, de me sentir une sorte d'imposture qui s'égare. Je regrette de ne pas avoir fait de diplôme qui me permette de montrer patte blanche et d'avoir cette connaissance universelle si précieuse. Les tests d'intelligence sont du chinois et pourtant il me semble que j'ai un nid de neurones qui attend de sortir de l'oeuf, d'être challengé mais ce n'est qu'une hypothèse... Mon rêve serait de passer à travers un scanner qui m'informe sur le contenu de ma boîte à vivre et me permette de savoir comment exceller au moins dans un domaine et être utile et tant qu'on y est de trouver un gros pansement sur l'émotionnel déchiqueté et un gros fil pour coudre ma bouche et éviter ainsi de m'exprimer sans passer par le contrôle.... Mais le plus douloureux c'est cette impression d'avoir raté ma vie. D'être restée en sentiment de se construire indépendamment de son entourage.... Je sais un tout petit peu de beaucoup de choses ce qui me permet d'approfondir quand je rencontre un spécialiste. Quand je vois l'énergie qui me pénètre quand je m'intéresse à quelque chose et l'ennui castrateur et paralysant qui m'étrangle pour des choses mineures, cela m'interpelle. Et quand on me dit que tout le monde est comme cela mais fait avec... pour moi c'est vital et non une coquetterie de vie.
23 janv. 2011 12:04
Anonyme :
Ma psy m'a dit que j'étais "très intelligente". D'abord, tout le monde peut se tromper (!), mais surtout, c'est pas un cadeau de m'avoir dit ça.
Je sens bien que j'ai toujours été "étrangère au monde". Mais là ca relance la machine à questions et plus je lis sur les sites, plus je me retrouve dans ce qui est écrit (soulagement et problème en même temps).
Le hic, c'est que j'ai un enfant, encore petit, mais qui semble prendre le même chemin. Et lorsque ma psy m'a demandée si je reconnaissais des choses que j'avais ressenti sur mon enfant, je ne lui ai rien dit, mais oui, il y'a des signes.
Mon conjoint aussi rencontre ce problème. Je parle bien de "problème" car ça rend insatisfait constamment. Il fait trop vite le tour des choses et s'ennuient sévère, ce qui le rend malheureux.
Que faire?
31 janv. 2011 13:23
Anonyme :
INSATISFACTION.... c'est le résumé de ma vie, de mes envies, de mes projets... Lassée de chercher ce quelque chose qui, je sais, est quelque part, fait pour moi... J'ai 34 ans, un QI de 146 et RIEN, RIEN dans ma vie... J'ai eu plus de 30 métiers différents, plusieurs diplomes... Et ma vie ne prend pas de sens... Pourquoi?? Je suis fatiguée de chercher, de poursuivre cette invisible but que je ne connais pas encore... QUELQU'UN peut-il tout simplement me dire pourquoi je suis sur la terre???????? MERCI!!!!!!!!
9 févr. 2011 23:40
Anonyme :
Ca fait 2 jours qu'une psychologue m'a donner l'hypothèse d'une éventuelle soudouance ou hyperactivité intellectuelle (ça passe "mieux") ; moi je préfaire : zèbre.
Je l'ai consulté la 1ère fois pour des problème de couple et en lui racontant ma vie : un gars plutot solitaire qui est extrèmement sensible, se vois comme un incontrolable minus que l'on prend pour un extraterrestre tellement les questionnements (je repasse à la 1ère personne : c'est chiant de se dissocier trop longtemps) que je me pose, personne ne voit où je veux en venir ; je pense sans arret à tout et à rien en même temps et tout le temps, sans interet ou sans réponse...
donc bref ça fait 2 jours que ma psy ma posé cette bombe dans la tête : suis-je un zèbre ; ça expliquerait tous mes maux mais si je n'en suis pas un alors qu'est ce que j'ai ? et de se savoir "normal" alors que je ne m'y sens pas ! Je n'ai pas encore faire le test, elle veut me revoir après avoir lut ce livre "trop intelligent ....heureux" pour qu'on déblatère après si je me retrouve ; pour moi il faut faire attention à la réciprocité : ce n'est pas parce qu'on est zèbre donc on se retrouve dans ces récits que parce qu'on se retrouve dans ces récit alors on est zèbre (enfin j'me comprend). (o) (o) (petite pause intellectuelle....)
J'ai oublié de me présenter : Sylvain, 30ans, abuse de tout (presque sinon on meurt), plutot réservé (quoi que) toujours un délire dans la tête.
Voilà où j'en suis, j'ai peur de faire ce test, prochain Rdv avec Dr psyché dans 4 semaines pendans ce temps là j'ai le temps de mourir 28 fois.
A bientôt.... je vous tiendrais au courant si je fais parti de votre groupe sinon j'irais m'enterrer ailleurs
27 févr. 2011 11:04
Anonyme :
Bonjour, je présente toutes les caractéristiques citées sauf la 2e (pensée permanente)

Pour la pensée à grande vitesse, je pense que j'ai acquis cette faculté grâce

à l'apprentissage du calcul mental en CM1,
aux méthodes de démonstration et de déduction apprises en 4e
et à l'entrainement au calcul rapide en 1ère S, en terminale scientifique et en maths sup.

Enfin, ma pensée à grande vitesse s'exprime surtout quand je suis très malade
ou quand j'ai un problème difficile à résoudre.

Question : suis-je un adulte surdoué ?

merci pour votre réponse ou éclairages.


28 févr. 2011 20:35
Anonyme :
merci
je suis l'un d'entre eux
c'est difficile
26 mars 2011 13:40
Anonyme :
Salut. moi j'ai été décelé sourdoué à 17 ans. Depression pdt 3 ans. Mais ça ne m'a jamais empeché de vivre !!!! auj. je suis en master d'archéologie et j'ai 21 ans. J'ai connu mes premieres relations amoureuses (pas toujours facile je l'avoue), je suis partit en stage, je suis trés sociale, j'ai des amis...Mes parents ont été trés présents mais n'ont jamais considéré cela comme une différence. Ils m'ont pas mal de fois mit des coups de pied au c... pour que j'avance et franchement ça marche !!!! Il faut jamais se laissé aller. Ne jamais se considerer comme différent sinon c'est mort ! La vie est déja difficile ne la rendont pas encore plus. Des fois j'ai des coup de blues énorme mais j'en parle, je pleure puis je prend sur moi et je repart. et franchement ça va mieux !! je suis solidaire avec tous et toutes. Allez y profitez !
5 avr. 2011 12:43
Anonyme :
Bonjour tout le monde. Je suis Gervil. En lisant cet article je lai trouvé touchant. C'est vraiment dur d'être un HP. Depuis mon enfance, j'ai comme impression que je ne fournit pas vraiment d'effort pour gagner ce que les autres déploient de vigoureux efforts pour l'avoir: les meilleurs notes. Ce qui fait que parfois, j'ai comme impression de ne pas mériter d'être le premier de la classe. Il arrive que, je doit l'avoué pour me soulager, je néglige un peu trop les choses pour être comme les autres collèges que je trouvent 'normaux'.
Je ne peux pas supporter que les choses continue ainsi: je veux qu'on fasse les choses autrement, je suis instable; jusque-là, à vrai dire, je n'ai pas de métier, car je veux tout faire et finalement je n'ai pas une spécialité. Tels mois, c'est le engouement pour le computer, les mois suivant, ce sont les chiffres, plus tard c'est le dessein, la langue ainsi de suite.
J'ai comme l'impression de ne pas avoir ma place dans ce que font les autres. J'ai fait de la déprime, mon entourage à vraiment peur que je devient fou. Mais moi, je sais pourquoi cela est arrivé.
Je suis incapable de faire une seule chose à la foi, je ne supporte pas le rythme des autres, pour faire les choses lentement alors qu'on peux aller de l'avant, plus vite?
Parfois, je me sens stupide, médiocre pour ce qui m'arrive, et les autres me trouve drôle et même ma femme me reproche souvent pour mon humour qu'il trouve "bizzard." Merci pour l'article, mais je sais que j'ai besoin d'une aide..(gerludovic@yahoo.fr)
25 avr. 2011 08:21
Anonyme :
très bel article, supers commentaires, tout y est, là, étalé au grand jour. Mais qui pour comprendre ?
je crois que j'ai trouvé.
Je suis soignée pour dépression depuis un an, bien que cette dépression ne remonte à bien bien plus longtemps, mais même ça je n'ai osé le dire à mon médecin, ni à mon psy que je ne vois que très peu.
N'est-ce pas extraordinaire de ne se sentir comprise même pas par son propre psy ?!
hé bien voilà, j'ai travaillé seule pour admettre ce que je savais déjà : mon intelligence, supérieure à la moyenne, m'a tellement handicapé que je l'ai reniée et que j'en suis malade aujourd'hui;
mon beau père m'a donné un livre, il m'a juste dit que peut-être cela m'intéresserait puisque c'est écrit par un psy. Il l'a trouvé chez lui, abandonné par une connaissance de passage, et ne l'a lui-même pas lu (les premières pages l'ayant bien vite découragé ...).
j'ai bien failli moi-même abandonner à la vue des premières pages, mais la curiosité fut la plus forte, comme toujours (je suis même capable de lire Marie Claire ou closer, c'est dire!)
Et bien voilà. Je m'apprête à le lire une deuxième fois.
Ce livre c'est "le chemin le moins fréquenté" de Scott Peck. Je vous invite à le lire, vous ne comprendrez pas pourquoi au début, il est long et difficile, comme le chemin que nous avons à parcourir !!!
Hélène, 35 ans, touchée par la grâce ;-)

ps : aujourd'hui, je me suis inscrite à des cours par correspondance de psychologie et ai découvert la physique quantique...
25 avr. 2011 21:19
Anonyme :
mon QI est evalué a environ 145. je me reconnais dans ce profil. dans tous mes travails, ma famille, amis on m'a tres souvent dit que j'avais du genie, que j'etais tres intelligent, le type le plus competent, que j'etais une tete etc. toutes mes etudes ont ete brillantes (parmi le peloton de tete a la fac) surtout quand je me suis applique (plusieurs fois 100/100 a des examens de math) . j'ai des profs qui m'ont remarque et demande de travailler pour eux. je suis tres fort en math, a l'ecole premier de classe en math et j'etudiais meme pas. pour moi ca venait tout seul. par contre le reste est tout a fait vrai, j'ai un mode de pensee tunnel tres profond mais tres etroit. et ca m'a joue des tours car au niveau social il faut du feeling (vision generaliste globale) et pas trop raisonner non plus. je viens de lire plusieurs articles sur les surdoues et ca correspond a 100% a ma personnalite. incroyable. tout correspond. j'en reviens meme pas.
je m'interesse a plein de trucs aussi, je suis capable de passer des journees dans des bouquins.. je me suis souvent senti decale, avec un raisonnement different ce qui mene a des clashs aussi . le mode de pensee des surdoues est moins adapte a la vie sociale.
j'ai l'impression de devoir descendre sur terre aussi parfois, tellement les gens sont banals. je crois que ca explique en partie le perfectionisme dont on est affuble.

je crois que les surdoues sont des gens a part, qu'il faut proteger d'une certaine facon et pas fait pour tous les metiers et pas pour l'entreprise. le probleme principal est que les entreprises gerent tres mal leurs ressources humaines et n'acceptent pas une certaine difference. je regrette de pas avoir travaille dans la recherche (ma famille pense que j'aurais mieux fait) mais maintenant je suis trop vieux.
29 mai 2011 21:43
Anonyme :
Un article dans lequel je me retrouve totalement, notamment dans cette histoire de résultats que l'on trouve sans pouvoir en expliquer les divers cheminements, de même que la pensée sans repos. Au final, je pense que cela a été plus difficile à vivre en tant qu'enfant, puis ado, qu'à présent, où je vais entrer dans l'âge adulte, m'émanciper, commencer une nouvelle vie. J'ai décidé de considérer cela comme un atout, puisque cela m'offre une grande imagination ainsi que des rêves tout simplement géniaux (mes nuits sont toujours mouvementées ^^. Ce n'est pas très reposant, mais c'est vraiment amusant). Je pense qu'il faut savoir relativiser et aller au-delà de ses craintes. Je suis moi-même assez timide, mais je me force tout de même à aller vers les autres et, au final, j'en suis vraiment heureuse. Je n'ai pas encore de petit-ami, donc je ne peux parler quant à la vie de couple, si tout cela vient à y influencer ou pas, mais je pense que c'est plus une question d'affinités que de mentalité. J'espère que mon message n'est pas trop embrouillé, j'ai écrit ce que cet article m'avait inspiré.
Merci beaucoup !

Une zèbre qui a réussi à se relever.
2 juin 2011 09:49
Anonyme :
bonjour , et oui moi aussi riche de ne pas etre comme tt le monde je reconnais un peu de moi dans tous ces zebres je suis une gentille exotique qui erre au milieu de mes contemporain et je garde que le meilleur apres je me refugie dans mon cocon on peut vivre heureux et different je m'entoure de tres tres gentil et beaucoup d'amour cela compense mes fragilites de zebre merci pour ces 28commentaires j'ai passer un bon moment
16 juin 2011 11:51
Anonyme :
voilà.
il y a des mots sur mes maux. Une fois de plus des questions et des réponses, pour aller où ?
40 ans, et plus de 30 années de souffrances conflictuelles avec mon cerveau.
Si la religion n'étais pas une question, je dirais " Mon Dieu, aidez moi", je ne suis qu'à la moitié de ma vie.
j'en pleure.
Cela m'a fait du bien d'aligner quelques mots.
Bonne route à tous.
Renan.
17 juin 2011 10:52
Anonyme :
Cela fait du bien de lire tout cela , mais que tout est difficile avec les autres, on finit par avoir l'habitude d'etre différent cela remonte à l'enfance alors!!!!!!!!!!!!!!! pas sure d'etre zebre et qu' importe .Mais juste se dire que l'on est pas tout seul à se poser mille et une questions , surtout qd les autres demandent à quoi cela sert et que ns ne comprenons pas pourquoi ils ne se posent pas les memes Q? et ce décalage qui finit par faire croire que l'on est dingue donc on n'ose plus rien dire.Et cette façon de penser et de ressentir la vie . Mon mari qd je craque me dit que je suis differente ,c tout, après cela va mieux il m'accepte ainsi. Mais ce n'est pas facile d etre etrange bizaroide parfois je dois rencontrer des gens comme moi et je me sent bien avec eux. Vais continuer à etre particulière mais je ne me poserai plus de Q? pour savoir pourquoi je suis étrange!!!!!!!!!!!!
21 juin 2011 22:52
Anonyme :
Hello all

Moi aussi; sa fait plaisir de se retrouver dans cet article..
Malgré que se soit difficile; de se dire voila celui que je suis....... et de ne pas perdre de vue notre véritable nature.

Il est vrai que nos relations sociales sont extrêmement difficiles et d'avoir en permanence cette sensation de mentir aux gens sur ce que nous sommes vraiment ...... différent.

Aujourd'hui, je suis arrivé au point d'avoir la sensation de ne surtout pas révéler les idées qui me passent par la tête car j'ai la crainte que des personnes pas aussi bien intentionnées que moi puissent les utiliser à mauvais escient.

Comme c'est difficile de ne pas pouvoir s'exprimer librement.

A cause de cela, j'ai la crainte voir la certitude de ne pouvoir m'épanouir complètement.

En tout cas, merci pour ces lignes, ainsi que pour tous ces témoignages.

Je dois admettre que j'ai la larme à l’œil mais pas de souffrances ou de tristesse mais plutôt de joie de pouvoir me dire VOILA.
11 juil. 2011 14:21
Anonyme :
merci!!!!
19 juil. 2011 10:38
Anonyme :
Ben moi je suis content de ne pas être fou!! c'est ce que je croyais depuis 36 ans, alors qu'en fait, juste trop de choses en même temps dans cette petite tête...
Non ça ne change rien de savoir, on fonctionne toujours pareil, mais c'est confortable de se trouver, enfin...
Ca n'est pas reposant, mais je vis mieux, je vis, quoi!!
un zèbre.
29 juil. 2011 22:34
Anonyme :
Je suis inspire quand je vous lis j ai tendance generalement quand les gens ne vont pas bien autour de moi a leur remonter le moral en leur disant ce qu ils veulent entendre , mais je ne peux vous trompez vous savez deja!!!! il est difficile apres toutes ces annees de reflexion questions observations qu on est surdoue!!!! c est un mot si simple et tellement loin de moi ,je me resume a sa !!! le jour on mon pere m a dit que j etais bete je pense que j ai cesse de vouloir devenir intelligent!!! les mots sont bien plus lourd que les coups il raisonnent dans la tete aussi clairement que son premier jours ,c est envahissant ,l'isolement est ma seule delivrance ma seule amie elle me delivre de la cruaute des gens de la peine des histoires farfellu des autres malgre tout j aime mon monde j aime m y perdre pour me retrouver !!!!! surdouance c est un mot bien etrange pour des gens comme nous !!!!
12 août 2011 16:15
Anonyme :
merci.. je l'ai commandé, je verrai..
un(e) autre zèbre..
12 août 2011 16:20
Anonyme :
[...je ne suis pas sur d assumer une reponse;quelle soit positive ou negative,je ne peut m empecher de pensé que la douance est un glorieux handicape pour excuser, l inadaptation manifeste aux autre, et un sentiment inebranlable de mediocrité(a moins que cette humilité pitoyable ne soit que le masque d un narcissisme et d un ego surdimensioné qui ne suporte pas le fait d etre un type moyen peut etre meme en dessous de la moyenne ,incapable de faire le deuil de ces fantasmes de puissance a la con du genre "hou hou regarder moi comme je suis superbe"!!!!)
je ne sais meme pas pourquoi j ecris ça .
avez vous deja resenti le vertige (pour ne pas dire la nausée )de la tentative de description de sont identité quand celle ci semble etre une cascade de contradictions chaque definition pouvant etre aussi vue comme sont exacte contraire...]

je m'entends parler... bizarre...
19 août 2011 16:23
Anonyme :
128 QI est déjà très lourd comme fardeau, difficile d" etre heureux avec ces différences de pensées, sans compter les aprioris que certains ont de vous, leur mauvaise foi devant certaines réalités. Ils vous bombarde de questions pendant le JT,admire votre rapidité de lecture et de compréhention, vous demande la signification de telle ou telle chose, vous font calculer à leur place leur carrelage à réaliser, mais ils vous méprisent encore bien plus souvent. Et je vous parle pas de mon enfance................. micael
22 août 2011 14:17
Caroline Plume :
J'ai recherché cet article déjà lu il y a plusieurs mois et gardé dans un coin de ma tête (;-))
Soulagée de mettre de voir des mots mis sur ses maux. Mais toujours désemparée quant à la possibilité d'un bien-être (d'un bonheur ?) durable, à 50 ans passés...
Enfant dite "précoce", lecture et piano à 4 ans, examens internationaux de musique à 6... et je m'arrête là... mon parcours me semble un gigantesque chaos, tant sur le plan professionnel qu'affectif, et émotionnel. Définitivement "à ma place" nulle part, malgré de multiples tentatives, parmi des groupes d'individus, des systèmes de pensée... j'arrive à m'intégrer tout en restant constamment en retrait. Conscience de ma "différence", lassitude vite atteinte quant à l'environnement humain, impression "d'avoir fait le tour", et de ne pas pouvoir jouer le jeu à fond, me reconnaissant "un peu", ici et là... mais jamais totalement. Le tout dans un terrible sentiment de solitude profonde et inexorable face à la vie de tous les jours, aux difficultés et accidents de la vie, à l'avenir, si tant est que le mot ait un sens.
Merci Hélène, pour cet article qui je relis aujourd'hui par nécessité.
Une "zèbre", qui ploie... sous le poids.
1 sept. 2011 11:00
Anonyme :
142

C'est le QI qu'on m'a donné à mes 16 ans, j'en ai aujourd'hui 22 et je me demande ou j'en suis à ce test. Je travail dans une entreprise de technologie de pointe avec pour seule papier un CFC (Certificat Fédéral de Capacité) en automation et pourtant je réalise un travail de niveau d’ingénierie (CaD 2 "niveaux" au dessus). Pourtant, cela ne me suffit pas. J'ai toujours besoin de m'occuper l'esprit. La nuit c'est pire, je dois attendre le dernier moment pour me coucher, sinon c'est la nuit blanche et le questionnement sans fin, jusqu’à la sonnerie fatale du réveil. Ma psychologue ne me comprend pas, et quand je discute avec elle j'ai l’impression de perdre mon temps et de moi-même lui apprendre des choses sur elle. Socialement, je suis entrain de "réussir" ma vie. Mais je ressent toujours ce manque et ce vide, cette solitude si familière quand je discute, même avec des amis proche.

Entre deux analyses de mes mesures, j'ai découvert les titres des livres "Trop intelligent pour être heureux: L'adulte surdoué" et "Je pense trop: Comment canaliser ce mental envahissant". Les personnes qui se sentent concernées disent avoir eu des révélations sur eux-même. J'espère qu'il en sera de même pour moi.

Un Zèbre
15 sept. 2011 11:56
Anonyme :
Une asso existe: www.mensa.fr
et en aquitaine le blog: www.aquitms.wordpress.com
26 sept. 2011 04:51
Anonyme :
Bonjour, je me vois dans la description de personnalité que vous faites des surdoués. L'hypersensibilité, la lucidité cruelle, le besoin d'anticipation et de maîtrise, mauvaise estime de soi, le sentiment d'être différent, etc. C'est moi à 100%.

Mais je n'ai jamais fait de teste de Q.I. et je ne crois pas que je sois surdouée, car je ne suis pas vraiment intéressée par les mathématiques, je n'ai aucun talent musical, et je n'ai jamais eu des notes extraordinaires, quoique toujours au-dessus de la moyenne. Je soupçonne que je pourrais être simplement "douée". J'ai essayée des tests sur internet, qui m'ont donnés un score de 105, ce qui n'a rien d'extravagant. Peut-être qu'on peut avoir une personnalité de surdoué sans l'être vraiment. Tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours eu de la facilité à l'école, mais l'école ne m'intéressais pas beaucoup. Je suis surdouée en dessin et en intelligence spatiale sans aucun ombre de doute, et cela n'est pas un secret pour mon entourage, mais pas forcément dans les autres domaines. J'ai été louangée par des professeurs, j'ai attirée la jalousie des autres étudiants. J'ai souvent eu les meilleures notes de ma classe, mais pas assez pour devenir médecin ou quelque chose du genre. Je viens d'un milieux défavorisé ou les études ne sont pas du tout valorisées, mais malgré cela, j'ai développée des intérêts intellectuels.

Je me sens constament hyperstimulée par l'environnement et aussi par mes propres raisonnements intérieurs. Ce n'est pas de tout repos.

Plusieurs de mes (rares) amis étaient doués et surdouées. Il n'y a qu'avec ces gens que je me sens des affinités dans la manière de fonctionner mentalement. Au Bacc je m'entendais mieux avec les gens du Doctorat. J'ai souvent entendues de plusieurs personnes que je suis "différente", "spéciale", voire même "bizarre". Il m'arrive souvent qu'on me dise "très intelligente". J'ai épousée un homme surdoué. Lui je crois qu'il l'est plus que moi. C'est un génie des maths, il réussis très bien dans la vie et il a obtenu plusieurs bourses d'études. Malgré cela, je sens que nous avons le même type de fonctionnement mental.

Seul un vrai test de QI pourrait m'apporter la réponse. Mais peut-être que le test va me situer dans la moyenne de la population, et que j'ai tout simplement un problème de personnalité.
28 sept. 2011 22:18
Anonyme :
Merci.
15 oct. 2011 17:31
Anonyme :
Bonjour

Au regard des différents commentaires, peut-être que mon blog www.talentdifferent.com vous sera utile;
.. et puis aussi faire de la pub pour un chat qui existe et qui permet à des adultes surdoués de se retrouver pour se parler sans se prendre la tête. Chaque soir à partir de 21 heures - il y a toujours au moins deux ou tropis chatteurs et parfois plus d'affluence (entre 8 et dix personnes) - n'hésitez pas, il n'est liué à aucune association, et il n'y a pas de droits d'entrée : http://www.le-loup.info/meow/index.php?L=french

Cécile Bost
23 oct. 2011 23:30
Anonyme :
J'ai lu 'trop intelligent pour être heureux", bien-sûr comme tant d'autres d'entre vous, je me suis reconnue dans bien des situations... Les tests d'intelligence je les ai passés sur internet, 138, 142, je me dis car tout le monde le dit, que ces tests ne sont pas fiables. Et puis, je doute, pourquoi ?.. Mais cela pourrait enfin me soulager de comprendre d'où vient le profond mal-être qui me taraude depuis toute petite.. J'ai écrit à J. Siaud Facchin il y a un an, du moins à ses services. Une réponse m'a été envoyée, me souhaitant "bonne route", je devais alors selon leurs conseils me diriger vers un centre hospitalier pour les tests, mais lorsque j'ai appelé je frappais soit disant à la mauvaise porte. Je voudrais savoir même si je n'ose pas, que cela me fait peur. Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît, en m'indiquant l'adresse d'un psy spécialisé douance ? D'avance merci, j'habite en région nantaise,
2 nov. 2011 13:13
Anonyme :
Bonjour,
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer les coordonnées d'un psychologue spécialisé "douance" afin que je puisse apporter quelques réponses à mes nombreux questionnements...
Je vis en Loire-Atlantique du côté de Nantes, et jusqu'à présent mes recherches sont restées infructueuses....
par avance merci à tous ceux qui voudront m'aider,
8 nov. 2011 01:36
Anonyme :
La solitude, l'incompréhension, comprendre les douleurs de la vie avant les autres du même âge, l'enfermement, la mémoire inutile, le silence, l'échec scolaire qui au fil du temps devient le seul moyen de rentrer dans la normalité, la curiosité tellement boulimique qui devient une barrière avec les autres, la soif de lecture qui devient aussi un moyen de s'isoler, le charisme, toujours revenir aux bases, tout mettre dans des tiroirs ou des catégories, comprendre les grands principes dans n'importe quel domaine, ........Et maintenant.......La peur d'avoir transmis ma tare à mes enfants........Mais la vie est belle quand même..............
29 nov. 2011 19:50
Anonyme :
Bonjour. J'ai 39 ans et je découvre que la vision que j'ai de la vie n'est pas extra-terrestre, juste différente.
30 nov. 2011 23:24
Anonyme :
Bonjour,
J'écris car j'ai eu un choc hier. La pédopsychiatre qui a décelé mon fils comme asperger m'a dit sans que je m'y attende que j'avais le comportement de l'adulte précoce. Elle m'a dit que j'avais été une enfant précoce et que mon fils tient des parents et beaucoup de moi. Elle a décrit mes faiblesses, mes peurs mon inadaptation... et mon marii était aux anges en me disant enfin quelqu'un te le dis.
Elle m'a dit que je devrais être testée mais que cela n'était pas forcément une image réelle de ce qu'est la personne.
Depuis , je suis entre deux eaux plutôt troubles! Je sais les difficultés que j'ai dans mon travail et les propos tenu par des cadres qui m'ont dit que je faisait peur à la direction. Je le savais mais j'ai toujours des personnes qui me disent des choses trés désgréables du type, t'es pas normale, tu va trop vite pour nous... et cela m'attire souvent la colère de personnes .
Cette pédopsychiatre a certainement voulue bien faire mais elle m'a renvoyée à mes incompréhension du monde qui m'entoure, à la douleur de ne pas être coprise et reconnue pour ce que je suis. J'ai trés peu d'amies car je ne m'intéresse pas aux sujet banals, je ne lis pas les magazines féminins ( j'ai essayé mais c'est tellement inintéressant intellectuellement que j'y ai renoncée).
Enfin je suis pas au mieux de ma forme car la douleur est remontée sans que je m'y attende et sans que je puisse l'a contrôler. Je ne sais pas ce que veux dire "être normale", pourquoi ce serait uniquement moi "l'anormale"? Et puis cela veut dire quoi la précocité? Pourquoi stigmatiser les personnes en voulant a tout prix les nommer, les classer, les définir? Je deteste viscéralement toute forme de discrimination et pourtant je l'a subi qutidiennement. Pour exemple , je me suis investie syndicalement et j'exprime toujours mes idées mais le retour a été ultra violent me poussant au retrait et 3 ans après ces même personnes viennent me voir en me disant reviens car tu vois on fais ce que tu as dit, t'avais raison.??? Mais je ne peux pas leeur dire qu'ils ont tort aujourd'hui car trop en retard car là je subirais à nouveau l'incompréhension et l'agressivité.
Par chance j'ai un mari génial, doux, compréhensif. J4ai trois enfants et déjà deux dentre eux sont désignés come précoce et pour le second ils pensent qu'il a une forme d'asperger. Je ne m'inquiète pas trop pour eux car j'essaie de leur apprendre à relativiser et surtout je ne leur dit jamais qu'ils sont anormaux, différents. Pour l'instant cela fonctionne.
Bon je ne crois pas que je sois trés cohérente mais veuillez m'excuser car je suis déboussolée.
Christelle 39 ans
27 déc. 2011 18:45
Anonyme :
intéressant.
Qu'en est-il des personnes "sous-douées" dont je fais partie? existe-il un article sur ce "mal" là?
j'ai lu les commentaires.
Ok.
L'injustice, l'hypocrisie de la société, ça ne fait pas de nous un être surdoué. Un être lucide, oui.
Je suis parfois hypersensible, je culpabilise, j'ai une estime de soi très faible ...
Mais voilà, la vérité est que je suis loin, très loin d'etre une zèbre. Un shetland pie, peut-etre.
Vie scolaire ratée (deux redoublements et bac raté, oui, oui), vie professionnelle ratée, vie sentimentale ... non, je n'en parle même pas, bref,
Je suis lente et ça ne se soigne pas, je suis une "sous-douée", et moi aussi, je passe parfois/souvent comme quelqu'un d'un peu ... étrange.
30 déc. 2011 10:28
Anonyme :
"Définitivement "à ma place" nulle part, malgré de multiples tentatives, parmi des groupes d'individus, des systèmes de pensée... j'arrive à m'intégrer tout en restant constamment en retrait. Conscience de ma "différence", lassitude vite atteinte quant à l'environnement humain, impression "d'avoir fait le tour", et de ne pas pouvoir jouer le jeu à fond, me reconnaissant "un peu", ici et là... mais jamais totalement. Le tout dans un terrible sentiment de solitude profonde et inexorable face à la vie de tous les jours, aux difficultés et accidents de la vie, à l'avenir, si tant est que le mot ait un sens."

Étrange et rassurant à la fois..

Je me reconnais (tout comme vous) parmi les nombreux commentaires ici, ainsi que dans le livre de Jeanne Siaud-Facchin.
Je me suis toujours senti différent depuis l'enfance, mais mon niveau de conscience de moi à cette époque ne m'a pas permi de prendre de recul sur moi, les autres, les situations..
Ce n'est seulement qu'a postériori que je me reconnais dans la description d'un enfant "surdoué".
Pour ma part, je n'ai pas "trop" mal réussi, je n'ai jamais ouvert un cahier ni fait de révision durant mes études, en bref, je n'ai jamais vraiment travaillé pour obtenir ce que j'ai...
Jusqu'à maintenant. Actuellement en doctorat, je me confronte à mes limites. Je ne sais pas si je suis un zebre, je n'ai jamais fait de test (mis à part ceux à la TV ou j'obtiens 140+ comme la moitié des personnes que je connais) mais selon les descriptions qui en sont faite, et particulièrment dans le livre de Jeanne Siaud-Facchin, l'écriture est un problème pour nous. Ordonner nos idées, les rédiger (sans fautes) en une seule est unique file de lecture de donc de compréhension c'est au dessus de mes forces...
J'ai l'impression de pleurer la bouche pleine, de me plaindre de ma vie alors que je n'en ai pas vraiment le droit quand on regarde ce qui se passe en syrie, en iran, en afrique, en corée...
Mais je suis mal dans ma peau aussi, et par dessus tout, j'en ai marre des déprimes des coup de blues répétitifs, je veux me trouver, me connaitre pour mieux me prendre en main et savoir comment me gérer au quotidien.
Pour cela, je cherche les coordonnées d'un psy valable qui puisse m'aider (que je soit un zebre ou non). Je viens de me rendre compte que mon message est vraiment long et finalement de dit pas grand chose, mais étrangement je n'ai pas envie de le reécrire, marre de m'auto-censuré tout le temps, envie de laisser (enfin) mes idées sortir telles quelles..
Je suis comme bcp, insatisfait de la vie en général, car des fois, je me sens comme une fourmi, qui d'un coup s'arrete au milieu de la colonnie et se demande à quoi ça rime tout ça ? A quoi rime la vie, quel est le sens de la vie en général et de la mienne en particulier ?
Cette simple question est la bombe atomique de ma vie, c'est elle qui me pousse à foncer dans une direction pour construire des choses, faire des projets, des études, puis d'un coup, je fais le coup de la fourmi et je me rend compte que ce que je fait je rime à rien...
Et là généralement je perd toute motivation, et je deviens un "sous-doué" je n'arrive à rien, même pas à me lever le matin et arriver à l'heure et je passe pour un instable, original, créatif (dans le meilleur des cas) et branleur parceque je ne fourni pas autant de travail ou d'heure que les autres..
J'ai envie d'avancer dans la vie, de réussir, j'ai besoin d'une aide extérieure je m'en rend bien compte, mais qui ????? Un coup de pousse SVP, une adresse à consulter en région parisienne ??
ça fait du bien...
Tom.

PS: c'est un véritable roman je suis désolé !
14 janv. 2012 19:53
Anonyme :
Les surdoués peuvent ils avoir une tendance à l'asservissement des autres; leur utilisation pour assouvir ses besoins, intellectuels, affectifs, sexuels ? <peuvent ils plus que d'autres être sexuellement débordants, masquant ce comportement sous des discours d'amour sublime et de connaissance universelle ?
Merci
La compagne abimée d'un zèbre
21 janv. 2012 01:08
Anonyme :
Vous savez, cette longue liste de critères dans lesquels vous pouvez vous reconnaître n'est rien d'autres que la liste des critères dans lesquels peuvent se reconnaître toutes personnes propriétaires d'un cerveau (du plus mou au plus rapide). Cette liste n'est qu'un procédé que l'auteur de cette longue identification a écrit pour vous encouragé à vous sentir plus intelligent ... vous sentir ainsi en harmonie et en totale complémentarité avec les critères mais c'est le cas pour tout le monde. Tout le monde se sent unique, parceque nous le sommes, bref ...
Si vous y faites attention, vous remarquerez qu'une référence d'ouvrage est citée, sans doute pour vous encouragez a acheter ce livre en pensant que vous y trouverez cette liste en version plus développée pousser par l'envie de se sentir compris. Ce n'est qu'un procédé pour vendre, si je devais sortir un livre je n'hésiterais pas une seconde à employer tous ces petits moyens qui vont permettre de décupler mon profit. Vous savez, à 12 ans je ne me trouvais pas, je cherchais des refuges un peu comme beaucoup de personnes le font. Mais 5 ans plus tard j'ai appris à observé d'un oeil plus profond les choses qui nous entourent, et aujourd'hui 17 ans je me suis trouvé... et tout seul. J'ai pu lire que quelqu'un cherchais un psy valable ... ne cherche plus, ça n'existe pas. En soi chacun est unique et chacun doit trouver sa manière unique d'être en parfait accord avec lui même (connaître ses limites, savoir réagir n'importe quand, pouvoir être fier en regardant son reflet,etc). Légère synthèse a ne pas confondre avec la paranoïa ou encore la prétention. Merci et bonne méditation.
15 févr. 2012 13:15
Anonyme :
c'est troublant...
moi j'ai 34 ans, des facilitées dans certaines matières et aucun intérêt pour d'autres donc nul... s'est peu être en partie pour cela que je ne colle pas au tableau, les matières faciles m'ont toujours permises de rester dans la moyenne (j'ai eu un BTS technique avec 10.00/20...)donc pas d'échec scolaire, mais jamais travailler en classe... ce qui m'intéressai rentrait, le reste... et bien je ne l'écoutai pas, je m’évadai dans un monde de rêveries...
je ne suis pas non plus surdouée
si on parle de"Un fonctionnement de pensée en arborescence: le surdoué pense concrètement (quasi physiologiquement) différemment. D'une idée jaillissent des dizaines, centaines, de branches, de liens, de connexions et, ce, de manière totalement désorganisée et incontrôlable. Le surdoué en a plein la tête et vit une sorte de sur-régime de la pensée."
je n'en suis pas un ou en tout cas pas exceptionnel

mais hypersensibilité, la fuite des autres, le manque de potes car différent, et connu pour l’être...
sa c'est moi...
je me reproche toujours d'avoir brider ma mémoire étant enfant pour ne pas paraitre trop différent...
à présent des choses importantes et simple comme l’orthographe sont devenu hors de ma portée
l'histoire de la culpabilité...

article très troublant pour moi sur bien d'autres points!
j'ai assé de soucis comme cela, et trouver que je rentre dans ce genre de chose, et l'idée de ce que je devrai faire si sa se trouve confirmer par le psy...
sa explique bien des choses dans ma vie, mais sa ne m'apporte pas de solution, on détecte les enfants qui on ce genre de troubles, mais moi il est peu être même trop tard pour m'aider...
bon on relève la tête et on verra bien! un problème de plus ou de moin au point ou j'en suis!

article très bien monter...
15 févr. 2012 16:35
Anonyme :
Honnetement je n'y crois pas ! je me retrouve dans tout ce qu'il ya d'écrit et encore il manque des choses je trouve, mais pour moi ça ne veut rien dire! j'ai parlé à quelques persinnes que je connais et je sais pas beaucoup sont pareils : hypersensible, lucide, logique, réfléchi... la liste est longue !! Franchement jy crois et c'est pas de gaité de coeur car ça m'aurait permis de répondre à beaucoup de questions mais bon ainsi va la vie... je continuerais à regarder les gens vivre leur vie !
24 févr. 2012 02:08
Anonyme :
Avis à la population !
Il semble que depuis ma petite enfance, je corresponde aux critères que l'on peut lire sur le "surdoué". Je n'ai très franchement pas envie de vous faire le récapitulatif, donc vous ne l'aurez pas. Par contre, je peux vous proposer des solutions :
- pour l'hyper-activité cérébrale, il suffit d'être en manque de sommeil permanent. Au bout d'un an à dormir en moyenne moins de cinq heures par nuit, tout le monde, "zèbre" y compris, est plus ou moins assommé de sommeil ; le monde qui était si violent et agressif, tout ce que nous aurions préféré ne pas voir, ne pas savoir, devient alors lointain, flou, et délicieusement secondaire.
- en ce qui concerne le mécanisme "arborescent" de pensée, la solution est également simple : faites une classe préparatoire, n'importe laquelle fera l'affaire même si la mienne était littéraire. Vous êtes alors obligé de souffrir des heures, des jours, et des semaines durant sur un même programme ou un même sujet, de rester dans les étroites limites de l'exercice (et souvent de la pensée) que l'on vous impose, et tout velléité "d'aération intellectuelle" est supposée être rapidement étouffée sous la masse de travail. On peut résister : mais la Prépa ne l'entendra pas de cette oreille, sachez-le. Si vous tenez à vos ramifications cérébrales, cependant, surtout n'y allez pas : c'est une machine à broyer les zèbres.
- pour le sentiment de différence, littéralement incurable, le mieux est de rencontre d'autres zèbres pour former un joli petit troupeau batifolant dans la savane. Si vous trouvez cette image kitsh... Vous êtes sain d'esprit. Mais les "autres zèbres" sont vraiment une merveille à rencontrer, même si le risque est de créer des relations trop fusionnelles et exclusives (enfin, ça ne fait peut-être pas ça à tout le monde). Si vous ne connaissez pas de zèbres, vous pouvez faire un safari (là, vous vous extasiez devant l'humour extraordinaire de la rédactrice), prier d'en rencontrer un (mais vous en avez déjà sûrement connu sans le savoir), ou aller vivre en Antarctique avec les pingouins. Vous êtes toujours différent, mais eux, au moins, ils s'en foutent.
- pour l'hypersensibilité qui met parfois dans des situations délicates, vous pouvez : vous réfugier dans les jeux vidéos, vous enfermer dans une tour remplie de livres, ou rester toute la journée sur Gulli (cette dernière solution n'est pas garantie). Il y a d'autres solutions, certes : les cellules d'isolement, les substances illicites...
D'accord, ça c'est très noir, comme humour. Le fait est là : hypersensible vous êtes, hypersensible vous serez (et vous allez en baver).
- Vous voulez tout contrôler ? Mais ne vous inquiétez pas, cela ne sert à rien de vous angoisser pour ça, vous n'y arriverez jamais. Le monde est fou ? C'est sûr, mais visiblement, ça date, alors contemplez-le avec la placidité d'un dieu indien aux allures pachydermiques en fumant le calumet de la paix (voir ci-dessus les solutions proposées pour le traitement de l'hypersensibilité)
- enfin, vous ne vous aimez pas, voire vous vous détestez bien un peu et vous vous en voulez de ne pas être "comme il faudrait être" ?
Là, pas de second degré : fixez vous-même vos critères de "devoir être", ne laissez personne le faire à votre place ; et mieux, fixez vous des objectifs éthiques, et non intellectuels. Demandez vous si vous êtes quelqu'un de bien, pas de performant ; et demandez-vous, le matin en vous regardant dans la glace, si la personne en face de vous mérite de l'estime. Et ça, c'est à vous de le rendre possible...
24 févr. 2012 02:22
Anonyme :
Message urgent à l'adresse de l'Anonyme du 14 janv. 2012 19:53 : votre compagnon n'est pas un "zèbre", mais un pervers narcissique, il faut vous renseigner au plus vite sur ce sujet et vous en protéger. Bon courage.
4 mars 2012 15:48
Anonyme :
Le plus gros handicap pour le zèbre que je suis est d'aller toujours plus vite que les autres pour accomplir une tâche donnée. Je me met alors à douter, culpabiliser, j'ai l'impression d'avoir fait un travail bâclé. Pourtant le résultat est là, sans pour autant empêcher la petite déprime post tâche accomplie.
5 mars 2012 10:25
Anonyme :
Cela explique clairement l'esprit d'un surdoue. Aussi, je pense qu'etre surdoue n'est pas un don au sens propre, c'est plutot ,je dirai, un etat d'esprit. Est-ce-que tous se joue au niveau de la conscience ? Je dirai sans hesitation oui ......
8 mars 2012 10:23
Anonyme :
Je suis contente de mettre un mot sur mon mal-vivre, je savais que je n'étais pas dans les normes,et souvent dans "l'énorme" pour les autres. J'ai subi et le mot est faible une famille qui n'aime pas les zèbres et qui adorent les veaux ou les moutons. J'étais visiblement trop exotique pour eux et la stigmatisation perdure. Si j'étais seule à la supporter, ce serait plus léger, mais j'ai hélas fait de beaux enfants qui ont tendance à préférer l'exotisme aussi. J'ai aussi un petit fils qui est pire encore, je crois que c'est lui qui me comprend le mieux. Mais c'est déjà un problème pour lui, un problème d'adaptation à ce monde...mais nous nous comprenons si vite, si bien, c 'est ma bouée d'oxygène. Il faut cultiver l'humour, je crois que c'est notre seule chance de nous en sortir. Il y a un tel abrutissement dans ce monde, les gens aiment tellement leur asservissement à des choses qui n'ont, non seulement pas de sens mais qui sont dangereuses pour l'humanité entière. Réjouissons nous de ne pas faire partie de cette masse de veaux et cultivons notre différence en considérant cela comme une chance. Nous sommes le grain de sable dans l'engrenage, tant mieux!!!! Nous empêchons le rouleau compresseur de la bêtise humaine de se considérer comme notre seule possibilité d'exister, tant mieux!!!!! Et si nous faisions encore plus, en réunissant notre fort potentiel pour réfléchir ensemble à d'autres alternatives à offrir à nos congénères : histoire de sortir de ce marasme dans lequel vous semblez tous vous complaire!!!
Hardi les gars!!! Fusionnons nos potentialités, si les autres ont de grandes dispositions pour se prendre pour des ânes subissant le bât comme seule opportunité, montrons leur qu'il y a d'autres voies. Celles de la lumière , de l'amour , du partage, de la créativité qui nous permettraient de sortir de cet esclavage consenti . Préférons la prospérité à l'entropie, et faisons de notre don, un don à l'humanité. Changeons tout et d'abord nous.
Je vous laisse mon mail et j'attends vos propositions pour une vie meilleure et je vous propose en avant première une vidéo pour vous montrer que l'on peut voir le monde sous un jour meilleur, parce qu'on a fait le tour de la noirceur et qu'on refuse de s'y résigner. Je vous envoie tout mon amour et que la joie de vivre vous entraîne et ne vous quitte plus . Quant il n'y a plus rien il reste l'espoir et ça, c'est largement à la portée de nos cerveaux surdoués. Bises.
Résister ne se conjugue qu'au présent. brigitterebelle@gmail.com
10 mars 2012 12:52
Anonyme :
Merci beaucoup,je fais lire cet article a des personnes qui me sont cheres en esperant qu'elles comprennent ou qu'elles comprendront.
le truc qui revient le plus souvent c'est : " tu dois mettre ton cerveau sur pause " ou "c'est tout simple" ne comprenant pas que je reflechis pas pareil..
merci beaucoup pour cet article
10 mars 2012 15:17
Anonyme :
Tout d'abord nerci pour votre article !

Je vous écris pour vous lancer un sos car suite à un accident je dois faire une formation pour une reconversion mais pole emploi refuse de tenir compte du fait que je sois surdouée car j'ai un parcours atypique souvent autodidacte

J'ai appris à lire pendant les vacances à 5 ans puis je suis rentrée au CE1 mes parents m'ont fait redoubler mon CM2 alors que j'étais déjà première de la classe parce que j'étais trop jeune pour intégrer la pension en 6ème je me suis ennuyée toute ma scolarité
Détectée surdouée vers 12 ans ça ne m'a servi à rien qu'à augmenter la pression de la part de mes parents, tout allait bien à l'école jusqu'en seconde mais j'ai dû redoubler ma première, mes parents m'ont jeté à la porte quand j'ai raté mon bac C à 18 ans
J'étais très intéressée par les matières artistiques comme la danse et le dessin mais mes parents ne voulaient pas en entendre parler j'ai malgré tout fait une carrière dans la danse et en maquillage or j'ai eu un accident et j'ai besoin d'une formation pour ma reconversion j'ai demandé une formation de monteuse à l'AFPA mais ça m'a été refusé car je n'ai pas de diplôme pourtant il est demandé un niveau bac + 2 je pense que m'étant formée toute ma vie me servant bien d'un ordinateur je pense que j'ai largement un niveau bac + 2 or pole emploi ne veut pas m'inscrire à des formations pour mon niveau que faire ????
11 mars 2012 19:08
Anonyme :
Bon. Ça commence à bien faire. Qu'est-ce-que c'est que cette mode à rayure où chacun se reconnaît zébré ? Le plus drôle, c'est la répétition des schémas (faudrait varier un peu les gars) : une reconnaissance parfaite de ses propres "symptômes", la révélation d'une vie, le "merci" plein d'émotion pour avoir, enfin, après tant d'années de souffrances, compris qui l'on était...
Et après, voilà que je te ressors les poncifs lus et relus dans les livres, ou même sans les avoir lus, les livres, parce que tout le monde en parle de toute façon. Et voilà chaque môman à épier son bambin à la recherche des deux mois où il aura appris à lire plus tôt que les autres.
Sérieusement les gens, arrêtez. Revenez sur terre, arrêtez de vous masturbez le nombril, assumez vos faiblesses et imperfections et BOUGEZ-VOUS si vous voulez que ça change, plutôt que de jouer au grand incompris qui a raté sa vie. C'est un peu simple, tout ça. C'est un peu dégoulinant de vanité et d'auto-complaisance, aussi. Le commentaire le plus courageux (et de loin !) de cette lignée plus haut est celui de la personne qui se dit "sous-douée". Peut-être un des plus émouvants également ; et, étrangement, un des plus intelligents...
13 mars 2012 17:26
Anonyme :
Bonjour à tous ! Je suis d'accord avec M. Anonyme du 21 janvier 2012. Il est sans doute trop facile de s'identifier à ce genre de descriptif, car finalement ce n'est que ça, un descriptif 'à plat' de symptômes, caractéristiques, traits de caractère... Il y a plein d'autres problèmes psychologiques, angoisses, névroses, etc., ou tout simplement gourance sur ce qu'on est soi-même, qui peuvent mener quelqu'un à s'identifier à un modèle existant. On a tous, ou presque tous, besoin de se mettre une étiquette sur le front pour dire aux autres : "voilà ce que je suis, je l'ai lu, c'est vrai !". Car on doute tous de nous-mêmes à certains moments de notre vie. Je pense que c'est une caractéristique humaine tout simplement. Ce n'est pas une question d'intelligence supérieure mais un simple besoin de reconnaissance au milieu de la masse de gens dans laquelle nous vivons.
Le descriptif donné ici est sans doute très valable mais a certainement besoin d'être étayé par d'autres outils de diagnostic : tests, entretiens avec des spécialistes... Mais seulement si c'est nécessaire...
J'étais une enfant précoce, je suis une adulte de 48 ans angoissée et hypersensible. Oui. Et alors ? Je vais voir des psys pour m'aider à me comprendre et à me sentir mieux. Voilà. C'est simple et rien de plus à dire. Inutile de se triturer le cerveau. Ca ne vous fera pas aller mieux. Allez de l'avant en appréciant vos qualités qui sont un cadeau !
17 mars 2012 11:26
Anonyme :
Merci pour votre article . A huit ans , je passais pour une sorte de débile auprès de l'institutrice, qui m'a fait redoubler alors que je m’ennuyais prodigieusement en classe, pressée de retrouver mes livres . Idem en première : J'étais maintenant une dilettante, une fumiste... Lors d'une visite au planétarium, la prof de science a cependant été stupéfaite par mes connaissances en astronomie et en astrophysique, elle qui venait de me faire copier 10 fois la table périodique des éléments ....
Beaucoup d'enfants précoces ont du mal à trouver leur place au sein du système scolaire et il est vrai qu'il est difficile d'en parler : quand j'expliquais que ma fille parlait comme une adulte à 18 mois et à commencé savoir lire avant deux ans, on me prenait pour une mytho...
C'est un gigantesque gâchis aussi bien pour les individus que pour la société .
24 mars 2012 08:54
Anonyme :
Anonyme du 11 mars 2012 : ta réaction est d'un manque de respect total pour ce que des personnes que tu ne connais pas peuvent ressentir. Ce ressenti très simple est la différence, le décalage constant, l'incompréhension de l'entourage, la culpabilité constante, le regard envieux, dédaigneux des autres, le rejet, l'abus, l'impression d'être un extra terrestre parfois de comprendre plus vite, trop vite, d'etre considéré comme un tricheur.
Mais oui certains sont plus avantagés que d'autres. Ces derniers combinent leur douance avec des horreurs que d'autres personnes vivent : enfants battus, rabaissés, discriminés à cause de leurs origines, leur couleur de peau... Là le cumul des différences devient lourd à porter.
Se bouger est simple quand on a appris à vivre la différence, plus compliqué quand ça n'a pas été le cas.
25 mars 2012 07:37
Anonyme :
Le surdoué ou le sensé, je crois, est celui qui a compris le systeme dans lequel nous vivons. Au niveau politique, religieux et intellectuel. Pour les deux premiers c'est rapé, il n'y a rien a attendre de ces "mouvements" et deja depuis bien longtemps. Disons meme, pour etre un peu plus préçis, des millions d'années. Mais les pires sont les derniers parce que eux ils savent, mais le confort materiel leur a cloué le bec. Tu m'étonnes! On a qu'une seule vie et j'ai bien envie de profiter de tout ces vices. Les sensés, les tolérants, les sentimentaux, les reveurs et autres artistes, vivont dans notre dimension, notre monde parallèle. Sinon c'est l'asile qui est deja bien plein! Deux mots sur l'article;...heureux aussi et surtout!!
1 avr. 2012 20:33
Anonyme :
merci!....Pour avoir mis des mots sur cette "différence", qui pourrait être une richesse, si seulement les "normaux" voulaient bien ne pas avoir peur.

Une maman zèbre dotée de deux zèbrettes.
2 avr. 2012 22:59
Anonyme :
Bonsoir,
37 ans, testée à 147, en vie de couple épanouïe, emploi stable depuis 15 ans.
Mais toujours ce sentiment de solitude, de différence. Cette fatigue permanente de devoir prendre le rythme de l'autre. De devoir attendre la fin de la réflexion de l'autre, de devoir patienter.
Affronter la jalousie, l'incompréhension, le regard interloqué, la défiance.
Essayer de se noyer dans la masse, passer inaperçue, essayer de porter un masque, mais ne pas y arriver sur du long terme.
Je suis épuisée de me mettre au rythme de l'autre.
Alors j'ai trouvé une alternative, je bricole dans ma maison, je jardine, parfois pendant 11 heures d'affilées, mais pendant ce temps, je suis à mon rythme, je peux penser et laisser passer mes pensées, cela n'empêche pas mon état de stresse, mais ça le diminu.
Heureusement que j'ai une compagne qui me comprend et qui m'aime, et même si elle ne comprend pas tout, elle me respecte dans ma manière d'être.
Cependant, parfois j'aurais juste envie de me terrer au fond d'une grotte et de ne plus voir personne.
Le plus dur pour moi dans la surdouance et le rapport à l'autre, l'empatie que je peux ressentir.
Mais je ne perds pas espoir de pouvoir un jour trouver la paix avec le reste des humains
3 avr. 2012 22:58
Anonyme :
Dans le monde de l'entreprise ça peut être celui qui bosse tout le temps dans son coin et qui s'agite sous le regard amusé des autres, plus ou moins manipulé par la direction... A lire sur le sujet : les surdoués et le monde professionnel (http://www.surdouement.fr/les-surdoues-et-le-monde-professionnel.php)
14 mai 2012 23:17
Anonyme :
Une toute petite chose m'a "sauvé la vie"... alors que j'étais surdouée et rousse.... dans les années 40.... je soufrais beaucoup de le méchanceté des autres... jusqu'à ce que ma mère prise d'une "illumination" m'explique que si les autres me moquaient... c'est parce qu'ils étaient jaloux de mes cheveux de cuivre... que çà n'était pas "moi" la différente.... mais... les "autres".... Cette explication a eut pour effet de me dire que les autres ne comprenaient pas et puis c'est tout! On ne peut en vouloir à quelqu'un qui ne comprend pas.... cela m'a permis de dire toute ma vie... lorsqu'on me disait intelligente et différente.... de répondre simplement.... que c'était l'es autres qui étaient différents... et.... à l'autômne de ma vie j'ai rencontré un homme qui m'a dit... "tu sais, je suis différent, personne ne m'a jamais compris..." et je lui ai simplement répondu.... tu n'es pas différent... ce sont les autres qui le sont.... et effectivement... cet homme est comme moi.... il fonctionne aussi rapidement que moi... il a la même philosophie... les mêmes réactions bien que nous ayons des caractères différents.... nous n'avons que très peu d'amis... car généralement.... ils finissent par "s'accrocher"... et on fuit cela....
Je crois avoir eu de la chance de rencontrer "ma moitié d'orange" comme aurait dit Roger Perrefite.....
Rappelez-vous... que vous n'êtes pas différents... ce sont les autres qui le sont..... vous vous sentirez plus léger.....
14 mai 2012 23:36
Anonyme :
Romain Antaya:

Voici un message que je viens d'écrire à ma mère après avoir lu cette page web:

au fait j'ai vu un reportage sur France 2 et j'ai eu un choc, enfin c'était pas vraiment un choc ni une envie de me pavaner (j'y viens) mais j'ai eu l'impression de ne plus être seul, je m'explique en te redirigeant vers ce lien

http://suite101.fr/article/adulte-surdoue-que-devient-lenfant-precoce--a1 3404

les 3 points du "premier paragraphe" et les 6 points du "deuxième paragraphe", et j'ose me poser la question parce que je voudrais savoir si il y a des gens qui ont la même sensibilité que la mienne, c'est bizarre je sais et j'ai toujours eu du mal à en parler (de ma sensibilité, des idées qui se bousculent, de l'estime de soi...) parce que j'ai toujours eu peur que l'on me prenne pour un fou ou d'en devenir un mais pour une fois dans ma vie je me dit : " tiens? je ne serais pas seul à avoir ces sentiments là" alors je ne sais pas très bien comment le vérifier et si ça va changer quelque chose à ma vie professionnelle mais au moins je serais sûr de moi, et dans une société où tous les "crétins" rêvent d'avoir des super-pouvoirs et l'immortalité, dire qu'on pense être ou qu'on est surdoués c'est toujours de la jalousie, de la haine, de l'évitement, des railleries, de la pression, de l'isolement, des moqueries bêtes et méchantes et des "vicieusetés" pour que ceux qui les font se sentent supérieurs alors que le "zèbre" veut peut-être juste rester simple et pouvoir s'épanouir avec ce qu'il est, pouvoir apporter sa contribution à la société idéale qu'il voudrait peut-être un jour voir de ses yeux, sentir, écouter, apprécier sans jamais même si il y a des heurts se sentir en danger,

bon je vais m'arrêter là je n'ai pas envie que tu te dises "oulala qu'est ce qui lui arrive? il est fou ou quoi?" je te jure que j'ai vraiment l'impression de voir ma description dans ce texte et que tout ce qui y est écrit je l'ai déjà remarqué chez moi et que aux moments ou je me suis dit telle ou telle chose je pensais que c'était normal et que j'étais entouré de gens aveugles où bien de gens avec qui j'adorais être pour apprendre ou bien parce que je me sens bien avec beaucoup de gens enfin ça serait trop long à expliquer, mais ma concentration est volatile et je m'intéresse à tellement de choses que je ne suis pas spécialiste mais plutôt polyvalent (je pense mais là c'est pareil je voudrais aller au fond des choses avec les gens comme je le fais avec moi, mais avec moi ça prend une seconde des fois alors qu'avec les gens il me faut toute une vie j'ai l'impression et je n'ai pas toute une vie), je m"éparpille souvent et cela me ronge des fois je me dis pourquoi? pourquoi je suis comme je suis? pourquoi les idées me viennent sans que je ne sache pourquoi ni comment et que je sois capable de décortiquer tout ce qui m'entoure à partir du moment que j'y trouve une utilité ou pas et que quand je vis, je parle, les gens me fassent dire ce que je n'ai pas dit ou penser, et que je m'isole parce que je n'ai pas la patience ni l'envie de leur expliquer en détails comme moi je le comprends, et que on me dit "toi t'es dans ta tête, toi t'es ceci toi t'es cela, t'es bizarre, t'es taré, t'es sur une autre planète, non c'est pas possible, tu réfléchis trop, gna gna gna et gna gna gna...." et que je me dis pourquoi c'est pas aussi simple pour eux de me comprendre comme moi je les comprends ou croit les comprendre ( encore un récit à expliquer là encore...)

je voudrais juste que quoi je fasse de manière simple , personne ne pense que c'est à un moment donné fait exprès pour se vanter, où pour faire ce que je déteste finalement que l'on me fasse, ou voir chez les gens ( je dirais même plus ressentir chez les autres), alors souvent je dis aux gens je suis parano (des fois je me trompe et je le suis vraiment, enfin je sais pas trop), "multisophrène" pour rigoler, ou que j'aurais aimé être "simple" pour ne pas avoir à voir toutes ces choses que je vois et qui au final font que si je me laissais aller et ne faisais pas de sport, et bien la haine et le vice pourrait remplir mon coeur et avoir raison de ce moi que j'ai souvent voulu inhibé par des moyens plus ou moins douteux que ce soit physique ou psychique,

je ne sait pas vraiment où je veux en venir maintenant, j'ai l'impression qu'écrire n'est pas assez rapide, je devrais parler avec un logiciel de diction , voir même le transmettre en tant que tel par la pensée, sans trop savoir comment cela va se passer mais pour transmettre et partager ce que souvent je trouve être une malédiction juste parce que j'ai l'impression en grandissant d'être seul, je peux avoir deux avis sur beaucoup de choses, je peux essayer de me mettre à la place des autres où de me mettre à la place de ceux qui se mettraient à la mienne, enfin bon j'arrête il faut que j'aille prendre ma douche,

pour faire simple j'aime la vie, j'aime l(évolution, et j'aimerais me concentrer sur une chose qui puisse faire plaisir au gens de par son utilité, mais il y a trop de choses que j'aime, j'aime tout (pas tout mais je comprends aussi ne pas les aimer), enfin bref je suis perdu et j'ai l'impression de n'être d'aucune utilité, je cherche à plaire et l'inverse, je ne suis jamais vraiment sûr mais je suis sûr d'y croire quand j'en suis sûr, je n'abandonne pas parce que c'est quand même bien de savoir que je suis comme ça, je cherche la lumière, mais j'aime aussi ne pas avoir peur de la noirceur, je voudrais simplement qu'on m'aime quoi qu'il arrive,

voilà hahaha gros bisous maman, ne t'inquiètes pas, je t'embrasse très fort,

ton fils qui t'aime, Romain, j'espère ne pas m'en vouloir demain de l'avoir écrit mais je ne pense pas, pour une fois j'ai l'impression d'être convaincu de ce que je ressens même si ça a l'air flou.

p.s.: passe le bonjour à tous ceux qui me connaissent!

Voilà mon capharnaüm d'explication sur une chose dont je ne suis pas sûr, aucune structure pour celui qui la lis peut-être mais pour moi je trouve que je n'en ait pas assez dit, que je serais susceptible de ne pas me faire comprendre, et ça va finir pas me "gonfler" et je vais retourner à mes occupations en me disant "stop repos" mais pour combien de temps? je ne m'arrête jamais, jamais, jamais et je voudrais que cela serve à toutes et à tous sans que l'on me demande pour qui je me prends alors que j'essaye de faire simple et que c'est chez moi ce qu'il y a de plus compliqué.

En fait je vous écrit parce que j'ai besoin d'évacuer, et peut-être pour savoir si je suis fou ou bien "normal" (je déteste ce mot là), je veux dire si j'ai besoin de me faire soigner bien que là encore je ne me sente pas si mal que ça, même en ce moment pas vraiment, enfin bon je cherche quelque chose mais je ne c'est pas ce que c'est réellement (mis à part l'utilité à la société).

Je ne veux pas arrêter de réfléchir, je veux ne réfléchir qu'à de bonnes choses, même si les souvenirs des fois me taquinent (attention je ne suis pas tout le temps nostalgique),

ah et puis zut (rire fatigué) dites moi ce que vous en pensez, je peux me faire aider à me concentrer et à apprendre toujours? j'adore apprendre mais je m'éparpille facilement au bout d'un certain temps je passe à autre chose et puis je reviens, etc, y-a t-il quelqu'un qui puisse m'aider à apprendre correctement en fonction de ce que je suis pour que je puisse continuer en le structurant et en trouvant un travail qui me permette de faire pareil, travailler un peu sur tout, toucher à tout, découvrir, ouvrir mon esprit et élever celui des autres au lieu de devoir avoir peur de devenir une bête le jour où je lâcherais prise, parce que j'ai l'impression que si je suis capable de grandes choses positives ( sans vouloir me vanter) je serai capable de grandes choses négatives si jamais je reste seul parmi les méchants (pardon pour le mot un peu bisounours), je veux trouver un groupe, je m'adapte vite, bien, je m'acclimate, je progresse très vite (au début c'est normal je pense) et je voudrais trouver " des gens comme moi et faire de grandes choses positives pour l'humanité, j'en rêve!

S'il vous plaît aidez moi, dites moi ce que vous en pensez, je ne cherche pas à arnaquer qui que ce soit mais je crois en l'amour de mon prochain et j'ai peur qu'un jour jour je puisse abandonner, je voudrais au final au moins me battre pour de grandes choses et pouvoir me dire à la fin de ma vie que je ne regrette rien!

Merci d'avance!
15 mai 2012 00:22
Anonyme :
j'ai l'impression de lire ma description en lisant cet article;que d'année à me poser les questions sur moi, sur l'incompréhension dans laquelle j'ai toujours vécu , sur la remise en question perpétuelle de pourquoi je ne suis pas comme les autres alors que je ne demande que çà, l'envie incessante d'être utile à mes amis alors que eux me trouvent ennuyeuse avec mes réflexions toujours sensées(d'après eux); j'ai fini par aimer ma solitude et aujourd'hui je ne me sens bien que quand je suis seule; ou alors avec ma famille, qui est malheureusement loin de moi;partout où je vais je m'attire des tas d'ennemis qui me disent que je suis intelligente donc potentiellement dangereuse(notamment mes supérieurs hiérarchiques), alors que je ne demande qu'à faire mon travail sans plus, je souffre de devoir me rabaisser pour calmer les esprits frileux de ma "dangerosité" autour de moi, car j'ai horreur des conflits, j'ai fini par me développer une certaine maîtrise de moi , une coquille dans laquelle je me suis réfugiée, pour survivre, pendant que les autres appellent celà mépris de l'adversaire et donc rage +++ autour de moi, je souffre de devoir toujours faire attention à ce que je dis , comment je le dis , devant qui,après je pense au ton que j'ai employé, je suis dans une perpétuelle contrôle de moi,je veux juste passer inaperçue, mais dès que je l'ouvre, je me trahis; mon corps et mon intelligence ne sont pas compatibles;j'ose appeler celà intelligence car c'est toujours ce qui me revient aux oreilles et ce depuis des années, quelque soit le milieu dans le quel j'ai été;même ma mère ne comprend pas que je puisse avoir autant de suites dans les idées !! celà me pèse énormément , je ne sais pas comment transformer ce poids en avantage,en atout. je n'ai pas fait assez d'étude par manque de soutien familial(j'avais pourtant beaucoup de volonté) donc encore une raison de plus de me sentir nulle part; trop intelligente pour mon niveau scolaire et presque autant que les diplômés mais sans preuve sur papier(parchemin)
17 mai 2012 11:20
Anonyme :
Comment te contacter par message privé?
19 mai 2012 08:06
Anonyme :
Il y a quelques remarques (peu, heureusement) assez agressives dans cette longue liste d'interventions. Je me demande bien pourquoi. Face à l'aveu sincère de difficultés de vie, du douloureux sentiment d'être à côté, d'avoir une impossibilité à se lier avec le monde qui nous entoure, pourquoi exprimer un rejet si méprisant? Je n'ai pas de réponse. En revanche, j'ai peut-être une réponse pour ceux, parmi nous, qui semblent enfermés au fond d'eux-mêmes, avec un mental envahissant. j'ai mis au point ma propre stratégie pour me sentir heureuse, malgré les "hyper" embêtants (hypersensibilité, hyper-empathie, hyperstimulation sensorielle, mental en arborescence..). C'est la culture de l'imagination et de la créativité, de l'Imagination visuelle, musicale, littéraire. On pourrait ajouter selon les intérêts personnels, l'imagination mathématique, culinaire, textile, chorégraphique... (liste à compléter). Les pensées sont toujours très envahissantes, en particulier en face de la créativité, et souvent jugeantes, stérilisantes. Pour les faire taire, un mot d'ordre: "écouter son âme". L'âme ne parle pas, elle n'a pas de mots. Elle se contente de ressentir et d'inspirer. Elle ne fait pas plus de bruit que le "bruissement des étoiles au matin" (V.Zeeland). Elle souffre de ne pouvoir s'exprimer, de ne pas être entendue. Rien de plus passionnant que d'aller l'écouter, et de percevoir ce qu'elle raconte. Là, les pensées se calment, entièrement tendues vers l'écoute de cette chose lointaine et immense, au fond de nous même. Alors, le mental peut attraper les messages de l'âme, et écrire, composer, dessiner, peindre... Et pour ma part, j'ai l'impression alors qu'être un monde immense n'est plus une tare, mais une source de joie intense. Peu importe alors d'être seule à me comprendre, le monde extérieur devient magnifique. Et lorsque je retrouve "ce monde", mes amis, les commerçants, mes contacts professionnels, je me sens bien et pleine de choses riches. Curieusement, j'attire la sympathie, je suppose par mon enthousiasme et ma joie. C'est nouveau pour moi. Il m'a fallu 50 ans pour comprendre ça, et cesser de soulever le capot de mon cerveau pour comprendre, analyser, juger, pour cesser de souffrir de n'être pas comme tout le monde, et surtout désespérément tenter de l'être. Pourtant j'ai très tôt décidé d'être une artiste, et j'en vis depuis 25 ans. Mais même dans ce domaine, je n'arrivais pas à me donner les autorisations nécessaires à mon épanouissement, cherchant toujours à faire "comme il faut", et torturée par un sentiment d'inadéquation. Maintenant j'ai renoncé à faire "comme il faudrait" (c'est à dire selon ce que la mode exige). Je fais comme je veux, en écoutant "mon âme", qui me récompense par un incroyable bien-être. A noter que dans la longue liste des spécificités des zèbres indiquées sur ce site, il en manque une, qui me paraît importante, riche et précieuse, c'est la capacité de faire communiquer les sens. Par exemple, je vois des figures géométriques sur les goûts,des couleurs sur les lettres, les jours de la semaine ou les chiffres, des parfums et des formes sur la musique. C'est très amusant de jouer avec... Et un trésor pour la créativité.
27 mai 2012 10:30
Anonyme :
Bonjour,
incroyable...à peu près 1 an après un divorce, des déboires multiples et TRES variés avec la vie, qu'une hypothèse est émise pour moi...résultat...ras le bol de chercher, de ne rien comprendre, et surtout de me retrouver dans tous ces écrits et témoignages çà et là....!! Alors je passe le test dans 3 semaines....aucun intérêt en fait....la vrai question....c'est comment on fait-on pour vivre HEUREUX avec çà ??????
Merci en tout cas...je me retrouve dans CHAQUE fichue ligne de cet article....comme de tant d'autres.....y en a-t-il parmi vous qui ont, simplement, une vie épanouie ??? Solution miracle ? (homéopathie, méditation, cardio-boxing, passer un diplôme par an jusqu'à 70 ans, etc...?).
A bientôt!
28 juin 2012 09:42
Anonyme :
Une réaction aux commentaires négatifs:
Je passe sur le petit jeune de 17 ans qui nous explique qu'il a tout compris de la vie, c'est suffisamment naïf en soi.
Concernant le reste, maintes fois entendu ailleurs, le coté agressif vient du préfixe "sur". Là, on entend un "pour qui se prennent-ils? D'où ils sont supérieurs à moi?" et effectivement, le terme pour qualifier ces gens n'est pas bon. Un surdoué n'est plus doué que les autres, sinon, effectivement, la vie lui serait plus facile. Non, il est différemment doué. Et un point important, c'est la différence physique des surdoué: c'est, contrairement aux autres, le cerveau droit qui fonctionne et le cerveau droit correspond aussi à ce qui gère l'émotion, donc intelligence et émotion vont de paire chez le surdoué. Et c'est tout ce qui fait la différence. C'est génial quand l'émotion aide au raisonnement, ça accélère la machine. En revanche, quand ça envahit le raisonnement, on pète les plombs.
un surdoué est différent de la majorité des gens, comme un autiste Asperger par exemple (dont le fonctionnement n'est pas si éloigné). Qui oserait dire à un autiste Apserger: "Revenez sur terre, arrêtez de vous masturbez le nombril, assumez vos faiblesses et imperfections et BOUGEZ-VOUS si vous voulez que ça change, plutôt que de jouer au grand incompris qui a raté sa vie." ???
Quand au fait de déclarer tous les enfants surdoués dès qu'ils commettent le moindre petit exploit, je suis d'accord et ça fait beaucoup de tord aux vrais enfants surdoués.
J'ai un petit garçon testé à 4 ans (160 de QI). Il a été testé parce que sa maîtresse, fine psychologue (sic!) l'avait diagnostiqué (re-sic) psychopathe (re-re-sic) et m'avait ordonné de l'envoyer chez le psy dans l'espoir qu'on le place dans une école spécialisée. Le psy l'a trouvé parfaitement bien, mon petit chieur et m'a conseillé de les faire tester. L'école, depuis, refuse les tests parce que "un enfant surdoué n'a pas ce comportement". Mon fils ne suit pas les consignes, retourne la classe, et fait vraiment chier, j'en suis bien consciente. Mais c'est parce qu'il s'ennuyait. Cette année, il est tombé sur des instits bienveillants qui lui donnent de quoi s'occuper ou le laisse s'occuper quand il s'ennuie et il est beaucoup moins chiant. Le fait qu'il soit intelligent n'est pas le propos, ça c'est plutôt chouette. Ce qui est important c'est qu'il arrive à adapter son comportement à la société et que la société accepte les différences qui ne remettent pas en question ses bases. Mais en fait, c'est la seule chose que toutes les personnes différentes réclament, quelles que soient leurs différences, que ce soit physique ou mentale, que ce soit sur ou sous, peu importe. Et ne pas être surdoué, ce n'est pas être con, c'est être normal et on doit s'en flatter et ne pas suspecter le surdoué de se la péter.
Par exemple, il y a des gens qui sont excessivement grands. En général, quand on est normal, on a tous un petit fantasme d'être plus grand. Mais envie-t-on ceux qui mesurent 2m10? Est-ce que ça facilite la vie, est-ce que c'est mieux de faire 2m10? Est-ce que la société est adaptée à ceux qui font 2m10? Non.
Ben voila. Un surdoué, il fait 2m10, il se prend tous les hauts de portes dans la tronche, il est obligé de courber le dos pour faire la vaisselle, il a une démarche de pataud et il doit payer 2 places quand il prend l'avion.
13 juil. 2012 11:39
Anonyme :
Eh bé! il y a plus de surdoués sur internet que dans la vie réel.
C'est comme une certaine boisson à la taurine, y en a qui se sentent pousser des ailes avec deux/trois caractéristiques.
Zèbre ou pas, le principal est de trouver un équilibre psychologique plus ou moins stable.
Je ne pense pas que l'on puisse trouver cela dans le livre de mme siaud facchin, qui plus est, bien trop généraliste et universelle à mon gout.
Enfin ceci n'est que mon avis, et en tant que non zébré cette avis vaut que qu'il vaut!

Une question traine dans ma tête depuis un moment!
Sachant que j'ai 90% des caractéristiques du " zèbre "!
Et sachant, que je suis pas zèbre pour autant, qui suis-je?

21 juil. 2012 21:55
Anonyme :
Bonjour
Pouvez vous m'indiquer comment on se fait tester? Et puis, s'il existe à Paris des groupes où des surdoués se rassemblent de temps en temps pour échanger et partager?
(hormis Mensa qui est très - trop - axé logique)
MERCI!
22 juil. 2012 19:28
Zebra3 :
38 ans. Après avoir consciencieusement bousillé mes études à remplir des cahiers de dessins, de projets divers et de lignes de programmation, me désintéressant quasiment de tout le reste et laissant un troublant souvenir à mes profs quand je faisais par ailleurs de surprenantes performances, je suis sorti finalement de mon bled après glavioté sur mon bac afin d'intégrer presque immédiatement les plus "prestigieuses" boites de conception graphique en France.
Cela dura cahin-caha une dizaine d'années, le temps d'accumuler suffisamment de déceptions, de frustrations et de stress parisien, pour dépasser le taux de tolérance alloué par ma trop grande sensibilité. La dépression s'installa alors gentiment. Je quittais ma compagne d'alors et errais de boites en boites, et de copines en copines, jusqu'à épuisement. Je quittais Paris, retour au bled et trou noir de dix ans de solitude presque totale, la seule supportable. Si l'on peux dire...

Si quelqu'un ici pouvait m'orienter sur les solutions thérapeutiques adéquates en région Aquitaine je lui en serais vachement gré.

Merci aussi pour vos témoignages éclairants et intelligents, ça fait plaisir.
26 juil. 2012 17:21
Anonyme :
je ne peux m'empêcher de rajouter un article à cette longue liste de remerciements... et de vous signaler par la même occasion qu'au mois d'octobre il y aura à Marseille une conférence exotique sur les HP. 12 participants débattront autour de trois tables rondes sur "parcours choatiques, avenirs singuliers" . Mr Brunel de l'association Mensa participera à cette journée.

... et donc je rajoute aussi cette remarque perso... ce ne sont pas les pubs sur l'éjaculation précoce qui me gènent mais plutot les liens de tests de QI en ligne qui s'insèrent dans ce texte de qualité.... on pourrait croire que le QI en ligne c'est du sérieux... et pourtant! je voulais simplement signaler que seul un professionnel reconnu et compétent est en mesure de diagnostiquer le haut potentiel. Voila

Une adulte surdouée de PACA

6 août 2012 07:07
Anonyme :
je confirme, l'intelligence est une malédiction... et une responsabilité envers la société....
9 août 2012 16:50
Anonyme :
bon aprés il y a aussi le faite de relativiser les chose , pourquoi esque tous le mon se soucis tant de la société ? pourquoi c'est si grave d'etre different , j'ai même envie de dire que c'est sa l'evolution , "normal" quesque c'est ? un concepte , pourquoi être maleureux a cause d'une chose aussi stupide qu'un simple concepte inventé de toute piéce (d'ailleur gars qui a crée se concepte etait un génie , car il a a sa façon dominé le monde) , si quelqu'un vous dit que vous êtes bizzare , et bien dite simplement daccord , autre chose ? de plus l'intélligence est la plus grande des arme , car elle permet d'avoire (pouvoir , argent , et bien d'autre chose si on sait l'utilisé) c'est une chose qu ivous permet de faire se que vous voulez de votre vie(absolument se que vous voulez) et plus de surdoué il aura plus le monde les acceptera (par exemple prenons une télé , pendant 15 ans vous avez été habitué a voir seulemnt des télé noir et un jour vous voyez une télé blanche vous allez trouvez sa bizzard au 1er coup d'oeil mais au bout de 10 ans il y aura les 2 et vous y serez habituez vous trouverez donc sa lambda )

mais ne doutez jamais de de vous , vous êtes se que vous êtes , et franchement quesque vous en avez a faire du regarde des autre ? vous êtes bien assez intélligent pour comprendre cela , pour être au dessu de cela alors vivez votre vie comme vous l'entendez sans vous souciez de se qui vous dévisage , occupé vous plutot des gens qui vous accepte tel que vous êtes , personellement je n'ai quasiment jamais eu d'amis et je me porte tres bien sa ne ma jamais posé le moindre probleme , sa peut vous semblez difficile mais ses possible

sinon sur ce je vous laisse
11 sept. 2012 21:19
Anonyme :
Personellement,autant je suis heureuse autant je serai malheureuse.En effet,j'aimerais une vie normale côté affectif,hélas j'épuise et sème de la distorsion,pendant que tout est clair dans ma tête,dans l'autre il est déjà plus là.Je m'exprime toujours mal.Nombreux me disent "Cesse de parler chinois!"Dans un groupe,les autres savent comment s'avancer,je voudrais bien,je recule et laisse les autres s'avancer et au final ce que j'ai voulu exprimer avant se fait exprimer par les autres et là,seulement ça passe.Les autres,par ce fait se font reconnaître pour leur potentiels..tant mieux..pas moi.Ainsi je passe toujours pour l'effecer qui ne sait rien et ne connait rien.J'en suis rendue que je m'en contre-fou.Je n,ai pas le choix si je veux être moindrement heureuse en dedans de moi.
Et pire,quand je réussi à m'exprimer celui qui se dit être mon copain me dit :"C'est prétentieux ça!" Mais un autre dira la même affaire différemment et ça passera avec compliments à l'honneur.
L'enfer? Oui. Mon seul espoir est d'arrivée à la ligne d'arrivée comme tous.La dernière.
C'est long longtemps...
Je semblerais être jalouse de la reconnaissance des autres,je crois que oui.J'assume.
Pourtant je hais la jalousie je suis toujours heureuse pour autrui et leur succès,là où je ne comprends pas,c'est pourquoi ce n'est pas réciproque.Car au contraire des autres je n'ai pas de succès,alors quoi à m'envier?J'ai râter ma vie!Surdouée et "nothing" ..."wow" ... je suis si fière...que là j'en suis sarcastique.
Je recrérais le monde et les écoles seraient différentes...et égales pour tous.
Je recrérais le monde le fonctionnements serait serait selon les potentiels,et non-procolaire selon des diplôme et selon les moyen financiers.Si quelqu'un est mutli-fonctionnel c'est un plus en collaboration et non en compétition.Et utile pour toute la société,et non un exclu,fou,bizarre,E.T.,prétentieux,etc...
Il n'existerait même pas de chiffre pour dire "Toi tu as 110,toi 130,toi 150..." Car encore là c'est de "monter" la tête à certains,et n'apporte qu'élitisme et favortisme,qui ne doit pas exister.

Mon manque cruel c'est :être aimer vraiment sans trahison ou rejet,pour qui je suis et tel que je suis.Et de ne pas avoir appris à m'exprimer afin d'être compris.Qu'aurait été ma vie...là,maintenant ... trop tard... je dois composer avec un présent qui fait mal au quoitidien.

J'ai peur de dire que je suis heureuse,car c'est un sentiment très éphémère.
Et quand je suis malheureuse,là je tombe sur le nerfs de tout le monde.

Vivre pour moi et selon moi? Où est le bois?
14 sept. 2012 10:18
Anonyme :
Bonjour à tous, j'ai pris l'temps de lire l'ensemble des commentaires et je vois que chacun partage son expérience personnelle et nous délivre son ressenti sur la question, j’aimerais cependant ajouter une chose que je n'ai lu nulle part (peut être manqué?) et dont je suis profondément convaincu.
La "surdouance" se manifeste-t-elle toujours de cette manière ? Les intéressés sont-ils fatalement des êtres incompris dont les symptômes sont connus, reconnus, et listés ici ?
Je ne le crois pas en tout cas "s'être toujours senti différent", "être triste en société, solitaire" ou encore "moqué par les autres.." n'est pas pour moi pas la preuve d'un quelconque potentiel supposé supérieur à ce qu'il est convenu d'appeler la norme, le test du QI (par un professionnel certifié) l'est, sans doute aucun cependant.

Ce que je veux dire c'est qu'il existe tout autant de "surdoués" différents les uns des autres qu'il y a d'hommes et de femmes, référencés "normaux", qui le sont aussi. Pas littéralement évidemment mais vous situez mon propos. Les gens font l'expérience de leur capacités intellectuelles au regard de leur vécu, de leur environnement, de leurs outils etc... et par conséquent j'imagine qu'à la lumière de la multitude des histoires et des destins particuliers, les réactions et ressentis de chacun d'entre vous ne peuvent êtres anticipées et coucher sur papier comme un agrégat d'états de son fort intérieur.

Le surdoué audacieux, orateur, sociable et extraverti existe, le timide, craintif et casanier aussi pas moins que le paresseux qui ne sait même pas qu'il est surdoué et qui ne s'en rendra peut être jamais compte.
Je pense qu'on fait tous l'expérience d'un monde dans lequel notre place d'observateur nous oblige à nous y trouver seul et sans référence comparable.

Rien de triste la dedans je cherche simplement à dire, et je rejoins certains propos déjà exprimés par ce biais, qu'il n'est pas bon de crier au surdoué en s'appuyant sur de mauvaises bases et préconçus.
Pour exemple et pour apporter un peu de faits avec mon expérience personnelle sur l'affaire, et je terminerais la dessus, étant petit (2-15ans) mes parents m'ont bien fait comprendre que j'étais "différent etc etc.." alors oui je lisais avant mes camarades, oui je calculais bien plus rapidement, oui je comprenais sans qu'on m’explique n'empêche que ça ne me rendait pas service (ni socialement, ni scolairement) c'est seulement lorsqu’on a arrêté de me le rabâcher que j'ai pris conscience de l'importance de choses telles que l'effort ou encore le travail.

Au final aujourd’hui je ne me sens pas à l'écart du tout et après tout qu'est ce qu'un zèbre au milieu d'une assemblée de chevaux ? Un mammifère de plus :)
18 oct. 2012 15:54
Anonyme :
Bonjour

quelle différence faites-vous entre un individu qui fonctionne majoritairement (60-70% et plus) avec l'hémisphère droit et un surdoué?...

Merci
20 oct. 2012 10:57
Anonyme :
Bonjour,
et bien,le trou béant de mon cerveau ne cesse d'expulser des miasmes de fécondité inextingibles.
L'électricité de mes tympans aflluent et refluent dans le soubassement de ma rose noire.
Le sommeil pleure lorsque mon hippocampe dort.
La paranoïa me guette à chaque coin de rue.
Les voix hurlent et s'entrebrisent pour le renouveau permanent à chaque entrée de l'absurde.
Le lait qui coule dans mes veines me fait pourrir d'ennui.
...........................................................
L'improvisation dans la musique m'appaise ,les sens sont en éveil lorsque je cuisine,suis dans la nature,l'excitabilité permanente est fatiguante,j'ai vu défiler mes idées tel plusieurs bourasques de vent lors d'un repas professionnel,la hointe et la culpabilité m'habitent,le sentiment de mort était très présent lors de ma passation de test,des crises de nerf de pleurs de fou rire de colère de jenesaispluscommentlesnommer me traversent tel un moustique volant au ras d'un marée camarguais silencieux.
J'ai du mal ,un déniement presque total ,à accepter mon champ émotionnel enfoui qui me perturbe et se gausse de moi,j'ai besoin de tout contrôler,un simple regard et je me retrouve dans un aquarium pleins de puanteur et de requins mort-vivants.
Je dois être un pauvre prétentieux faisant des claquettes avec ses pieds nus....
Je sais que le tai chi chuan m'aide ,l'amour vrai et sensuel de ma compagne,les paroles et échanges non verbaux avecma chienne et mes chats (dont la plus vielle que j'ai soigné d'arthrose en aposant mes mains à multiples reprises ).
Rester dans les sens , la proprioception,dans le mouvement car même respirer est parfois pénible.
Mais l'Autre a une parcelle de vie intérieure qui résonne avec nous,avec simplicité .
Les rayures dont nous nous somme parés se meuvent à profusion mais les couleurs restent et sont bien rélles.
L'amitié réelle existe ,la famille aussi,et merci pour la joie sereine que vous m'avez procuré à la lecture de vos commentaires.
Un zébrulion triste ,mais heureux d'être parfois heureux lorsque le jour se lève.
11 nov. 2012 23:34
Anonyme :
C'est fou comme je me reconnais là dedans.. Se pourrait-il que je le sois ? Toujours est-il que tout ça me ressemble étrangement.
20 déc. 2012 21:40
Anonyme :
Merci pour tout "ça" ... Je replonge dans mes souvenirs d'enfant au moment même où ma petite dernière se dévoile être un zèbre... D'un coup tout s'éclaire, pour elle, pour moi... Et le voile se lève doucement pour mes 2 autres filles qui semblent elles aussi avoir hérité de mes rayures, chacune à sa manière. Je sais à présent avec quoi il me/nous faudra jongler au fil des jours, au fil des ans... Mais quel soulagement que de se sentir déculpabilisée quant à l'échec ressenti face à mon mini zèbre ! Et apprendre ... Apprendre à dessiner entre nos rayures... Apprendre à vivre avec ces sensibilités différentes, souvent exacerbées pour vivre mieux, pour vivre bien...
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