Depuis son ouverture en octobre 1992, le CHRD s’est imposé comme un lieu de mémoire incontournable : en 20 ans, plus d’un million de personnes ont visité le musée.

Cependant, son exposition permanente, marquée par son époque, se devait d’être renouvelée pour répondre aux attentes d’un public toujours plus exigeant et rendre compte des avancées de la recherche historique.

Histoire d’un lieu où Klaus Barbie a sévi

Le Centre d’Histoire de la résistance et de la déportation s’attache à être plus qu’un un lieu fort et symbolique. Aménagé dans l’ancienne École du service de santé militaire, les bâtiments ont été le siège de la gestapo, dirigée par le lieutenant Klaus Barbie, durant l’année 1943.

C’était alors le centre d’interrogatoire des Juifs arrêtés par la police allemande.et des résistants.

En juillet 1987. Klaus Barbie est jugé coupable de crimes contre l'humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Rhône. Cette décision concernant le génocide et les crimes perpétrés par le régime nazi est à l’origine de la création d'un établissement municipal dédié à l'histoire de la Résistance et de la Déportation.

Le musée inaugure le 16 novembre 2012 une nouvelle scénographie et un nouveau parcours

Alors que l’ancienne scénographie jouait volontairement d’un univers théâtralisé, le nouveau parcours muséographique se construit dans une ambiance résolument différente, plus claire et aérée, redonnant toute sa place au bâtiment.

L’objectif est de rendre compte des dernières avancées historiques et répondre au mieux aux attentes d’un public toujours plus curieux et exigeant. Le cheminement dans l’exposition s’articule autour de quatre thèmes :

Une introduction revenant sur l’histoire du lieu, notamment son occupation par la Gestapo et Klaus Barbie en 1943, ainsi qu’un espace dédié à Marc Bloch, résistant à Lyon, pour mieux appréhender le métier d’historien.

Le cœur de l’exposition, articulé autour de six parties chrono?thématiques :

  1. Une ville en guerre
  2. Vers l’unification
  3. La lutte armée
  4. Le danger
  5. La persécution et la déportation des Juifs
  6. La déportation des résistants
Un espace de reconstitution : la "maison du résistant" et son imprimerie clandestine construites à l’échelle 1 comme un décor de théâtre, espace de médiation incomparable pour appréhender de manière concrète la vie quotidienne sous l’occupation.

Un diaporama, en fin de parcours, consacré à la Libération de Lyon.

Les trois axes forts de la nouvelle exposition

  • Des objets de collection inédits
Absentes du précédent parcours et rarement dévoilées à l’occasion d’expositions temporaires, les collections du CHRD occuperont une place centrale dans la nouvelle exposition. Objets du quotidien, armes, journaux, uniformes, parachute de Jean Moulin, etc. Pas moins d’une centaine d’objets et archives viendront illustrer les textes historiques.

  • La voix des témoins
Une trentaine de témoignages d’anciens résistants et déportés ponctuera le parcours, pour donner un visage aux hommes et femmes qui ont fait l’histoire lyonnaise et délivrer une approche intime du vécu des Français durant cette période.

  • Un discours recentré sur Lyon
Grande métropole de la zone non-occupée, Lyon accueille de nombreux réfugiés et devient le creuset d’une Résistance précoce. La nouvelle exposition mettra en avant les spécificités de la ville durant la Seconde Guerre mondiale, qui lui ont valu son titre de "Capitale de la Résistance".

Renseignements pratiques