Damien Saez est un auteur, compositeur, chanteur, né en Savoie le 1er août 1977. Très tôt attiré par la musique, il rentre au conservatoire en jouant principalement du piano et en sort diplômé à 17 ans. Par la suite son instrument de prédilection est la guitare. Il écrit alors ces premières compositions et se rend à Paris. De fil en aiguille, il rencontre Marcus Bell et signe chez Island.

Son premier album plutôt rock s'intitule « Jours étranges », il sort en 2000 et connaît un véritable succès, il est d'ailleurs double disque d'or avec plus de 200.000 exemplaires vendus. « Jeune est con » est le premier single de cette album, le public est conquit et révèle un nouveau talent. Grâce à ce single, Damien Saez, en 2001 est nominé pour la révélation de l'année au victoire de la musique.

Ces textes sont engagés, sombres, le reflet d'une société qui ne prend pas en compte la jeunesse. Il dit notamment: « Je ne suis pas quelqu’un de pessimiste. Mélancolique peut-être, réaliste sûrement. Je ne suis pas un révolté mais j’essaie de faire bouger les choses par le témoignage. C’est la société qui ne me plaît pas, je ne me sens pas en phase »L'album donne un portrait d'une jeunesse sans repère.

La chanson:

Damien Saez parle d'une jeunesse française désabusée, en évoquant les désirs de celle-ci face à une société qui ne l'écoute pas: « Les aspirations et les désirs de ces fameux "jeunes et con" dans une société qui ne les comprends pas et qui se fiche d'eux ».

Petit extrait explicite:

« Encore une soirée où la jeunesse France

Encore elle va bien s'amuser puisqu'ici rien n'a de sens

Alors elle va danser faire semblant d'être heureux

Pour aller gentiment se coucher mais demain rien n'ira mieux »

Dans la chanson, il se qualifie lui même de jeune et con: « il y a autant de petit prince en moi que du ‘jeune et con’. Je suis jeune et con. Un peu moins con que les autres, mais con quand même ».

La volonté de Saez est avant tout d'avoir des textes sensés et une bonne musique: « Je reprendrais une phrase que Jimi Hendrix chante sur All Along the Watchtower: tout ce que j'ai c'est ma guitare rouge, trois cordes et la vérité, une bonne chanson c'est ça! (...) Ce n'est pas quelque chose que les gens veulent entendre ou savent déjà, sinon cela veut dire que tu t'es gaufré, mais une idée personnelle à laquelle certaines personnes vont adhérer ».

Instruments:

Cette chanson est devenue une sorte d'hymne pour toute une génération car au-delà d'un engagement certain, la musique qui l'accompagne est aussi révélatrice d'une envie de faire bouger les choses. Saez a travaillé en collaboration avec Marcus Bell qui est un ex-bassiste de The Opposition. Il s'est occupé du texte et de certaines parties de guitare, en particulier les guitares bruitistes et les claviers intimistes. Le tout est mixé par Ron St. Germain, célèbre producteur qui a travaillé avec de nombreux artistes. Il en ressort un son rock puissant.

« Jeune et con » a une signification particulière aussi pour son auteur: « La première chanson que j'ai composée, c'était Jeune et con. Je l'ai faite en six minutes, dans ma chambre, un soir. Elle est sortie d'un jet (...). Ce n'ai peut être pas la plus aboutie, pourtant je la trouve forte et spontanée ».

Avis Internet:

  • Portrait craché d'une jeunesse sans repère, abîmée, immolée sur l'autel de l'uniformisation.
  • Une suite infinie de questions, auxquelles les réponses se font rares, difficiles, incompréhensibles. Une musique qui crie ce monde, cette jeunesse, son futur et la façon dont on l'a pourri. La détresse de révolte, la violence d'une révolution que l'on attend encore et toujours mais qui n'arrive qu'a petites doses.
  • " ça démarre tambours battants. Un cri de rage contre la passivité forcée des jeunes, de leur illusion de liberté, de leur puérilité, de leur manque de maturité. Mais c'est aussi une chanson à l'encontre du pouvoir, les "vieux et fous". La musique est puissante, agressive, tout comme les paroles, qui s'enfoncent souvent dans le désespoir et l'impuissance. Ces paroles sont vraiment expressives, enragées, on sent bien l'esprit de révolte des années 68 qui resurgit dans un texte grave et poétique, parfois lancinant. Le message passe bien, on cerne immédiatement la personnalité de l'artiste. Sur quelques passages on prend également conscience de la puissance de sa voix ! "